Exemple de sujet de mémoire d’école de commerce 1
Thème : Féminisme de quatrième vague et marketing
Problématique : Quatrième vague de féminisme : Quels impacts pour le marketing 2021 ?
Intérêt du sujet :
Ainsi fredonnaient les militantes féministes en fin des années 1960 : « “Nous, qui sommes sans passé, les femmes …” » (Racine-Furlaud, 1981, p. 450). En effet, évoquer l’histoire du féminisme revient à constater un certain vide d’histoire, et cela étant que « les femmes ont toujours été présentes dans la trame de l’histoire, [mais] pas nécessairement dans son récit » (Perrot, 2011, p. 6). Ce vide est, il faut le reconnaitre, attribuable aux manières dont les historiens ont conçu leurs récits dans une perspective largement masculine : le constat est manifeste dès l’antiquité (en citant par exemple des grands historiens grecs et latins tels que Thucydide, Hérodote, Tacite, etc.) depuis laquelle ces récits ont mis les hommes au-devant de la scène, laissant derrière eux l’ombre de « l’autre sexe ». Certes, l’art a longtemps loué la femme notamment par sa beauté et sa douceur ; néanmoins, il y a comme une tendance observée, dans la célébration de la féminité de la sorte, à esquisser ce que la femme est ou doit être, et non pas à relater des faits tels qu’ils sont. Il n’est donc pas étonnant que l’histoire du féminisme n’a pas été suffisamment documentée dans les temps anciens. Autrement dit, dire que le féminisme relève uniquement des besoins ressentis avec la modernité est très réducteur ; de même, étudier le féminisme à l’aune de ses différentes « vagues », dont l’entame est généralement située au tournant de 1900, ne signifie pas que ce phénomène n’a jamais eu lieu auparavant : les historiens (ou plutôt la presque totalité de ceux-ci) ont seulement fait abstraction de son existence, que ce soit volontaire ou par inadvertance (Perrot, 2011).
Il a fallu alors attendre l’initiative de certains chercheurs, chroniqueurs et journalistes pour fouiller dans le passé. Il en est par exemple de grands noms des années 1930 comme Marguerite Durand (fondatrice du journal La Fronde) qui érigeait la bibliothèque féministe en France ou encore Marie-Louise Bouglé qui s’est chargée de recueillir toutes les productions écrites des féministes. Faut-il aussi parler de tentatives réalisées dans l’entre-deux-guerres jusqu’à l’après-guerre, en l’occurrence par des historiens du socialisme qui s’intéressaient aux femmes de la Révolution ainsi que des militantes des années 1940. C’est également dans ce mouvement que Simone de Beauvoir, à travers son ouvrage phare Le deuxième sexe (1949), propose une histoire de femmes et de féminisme en s’appuyant surtout de la collection de Marguerite Durand. Pourtant, la conclusion de l’auteure demeure que « “toute l’histoire des femmes a été faite par les hommes […] Jamais les femmes ne leur ont disputé cet empire” » (Perrot, 2011, p. 7). Une véritable extension et expansion des recherches sur le sujet a finalement accompagné les années 1970 avec de nombreux questionnements qui surgissent concernant l’identité individuelle et collective des femmes et du féminisme.
Exemple de sujet de mémoire d’école de commerce 2
Problématique : « Comment mesurer l’impact de la RSE sur la performance financière de l’entreprise ? »
Intérêt du sujet :
La question de responsabilité sociale des entreprises fait l’objet de nombreux débats depuis que les entreprises sont obligées de l’appliquer, notamment pour des soucis de protection de l’environnement et du respect des liens sociaux. Toutefois, bon nombre de chercheurs se questionnent sur l’impact des politiques RSE sur la performance financière de l’entreprise. Pour certains, les impacts sont négatifs en raison de l’existence de différentes restrictions, pour d’autres les impacts sont positifs car les politiques RSE permettent de mener les activités selon les normes et par conséquent renforce la confiance des clients et de toutes les parties prenantes. Ces différents constats, nous amènent à nous interroger sur l’impact réel des politiques RSE sur la performance financière des entreprises
Exemple de sujet de mémoire d’école de commerce 3
Problématique : « Comment la nouvelle technologie et les applications mobiles impactent-elles le marché du vin à Bordeaux? Quelle pourrait être la ‘contre-attaque’ des négociants de la place de Bordeaux envers cet énorme concurrent, le digital ? ».
Intérêt du sujet
En France, le vin est une boisson traditionnelle qui fait partie intégrante de la culture. Pour un français, il est indispensable d’avoir une bouteille de cru sur la table au moment du diner. Il va contribuer à apporter une ambiance conviviale et chaleureuse. Ces habitudes de consommation ont eu un impact sur le marché du vin, qu’il s’agisse de vente ou de valeur. Devant cette évolution, les producteurs ont développé des stratégies qui consistent à élargir leur offre en proposant divers apéritifs. Depuis, les vins ont été réorganisé en fonction des couleurs (blanc, rouge, etc.) des contenances (bag in box, bouteille, etc.) et de la famille des produits (boisson aromatisée, effervescente, etc.).
Le réseau viti-vinicole rassemble une multitude d’activités, de la culture de la vigne en passant par la production jusqu’à la vente des produits. La Nouvelle Aquitaine couvre deux bassins viticoles, celui du bassin Val de Loire-Centre et celui du bassin du Sud-ouest, ces bassins se situent respectivement en Charente Cognac et en Bordeaux-Aquitaine. Cette filière est particulièrement vulnérable, c’est pourquoi elle constitue un enjeu en matière de réputation territoriale et d’images dans la région de la Nouvelle-Aquitaine. En effet, il faut savoir que la région est réputée pour la qualité de ses vins et ses boissons alcoolisées. Par ailleurs, cette production constitue également un enjeu économique. En tant que première région producteur viticole, la Nouvelle Aquitaine est celle qui contribue le plus à l’équilibre de la balance commerciale en France dans le cadre du Vin et Spiritueux. À cela s’ajoute l’enjeu social, puisque de nombreux emplois sont fournis, allant des simples ouvriers agricoles au cadre. Enfin, la filière représente aussi un enjeu d’avenir vu que la région doit constamment faire face à des perspectives de renouvellement par rapport à ses salariats et à ses chefs d’exploitation.
La filière viticole est constituée de plusieurs acteurs, dont les distributeurs, les consommateurs, et d’autres intermédiaires (fournisseurs, négociants et marchands). Comme bien des coopératives, plusieurs producteurs prennent en charge la vinification, l’embouteillage et la mise sur le marché. À l’inverse des grands producteurs qui collaborent directement avec les distributeurs, les petits producteurs sont obligés de traiter avec eux afin de trouver une entente, ou se contentent de vente spécialisée ou directe. La filière viticole est un marché très prometteur. Dans les grandes surfaces (65%), les commerces de détail, le hard discount (20%), la distribution accapare une grande partie de la distribution alimentaire avec 85 % des achats du client. Les circuits de distribution ont réalisé 15 % des chiffres d’affaires et sont répartis dans les magasins spécialisés, la vente directe et la vente online. En 2008, le courrier et le téléphone ont recueilli 75 % des ventes, tandis que les sites Internet ont recueilli 25%. En 2009, ces chiffres étaient respectivement entre 61 % et 39 %.
L’horizon 2015 a marqué la croissance de la filière viticole. Le bassin du Bordeaux Aquitaine a enregistré un chiffre de 3,5 % des établissements. Sur les 34 600 emplois, 28 700 sont salariés. Il faut savoir que l’exploitation viticole de la région différencie de la viticulture française. En effet, une grande partie se charge en même temps de la production, de la vinification, de l’embouteillage et enfin de la commercialisation des produits. Donc, environ deux tiers de la main d’œuvre sont rassemblés dans le secteur de l’agriculture. Dans le bassin, ce sont les industries de vinification qui arrivent en tête des premiers employeurs de la filière, après le commerce intra-filière. Dans ces industries, les coopératives viticoles occupent une place importante. En général, chaque année, les revenus des mains-d’œuvre, qui sont pour la plupart masculines, sont semblables à l’économie du bassin. Elle renferme de petites et moyennes unités. Les groupes plus importants sont rares. Cependant, ils regroupent la moitié des salariées du viticole et génèrent un chiffre d’affaires de 40 %, seulement à l’exportation. D’ailleurs, c’est le seul relais de croissance de la filière en Bordeaux-Aquitaine.
Depuis l’année 2007, la vente de vin en ligne est en perpétuelle évolution. En effet, depuis 2014, une progression de 36 % a été constatée. Sur la toile, la concurrence devient de plus en plus rude, c’est pourquoi les entreprises multiplient les offres dont la plupart sont démesurées. En France, 9 % des achats de vins sont faits en ligne auprès de 300 sites. Ces derniers, qu’ils soient spécialisés ou non, ont généré un chiffre d’affaires de près de 1 milliard d’euros1.








