4 questions fréquemment posées lors d’une soutenance de thèse
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Sommaire

Introduction — Comprendre l’intention du jury en soutenance de thèse (mémoire, rédaction universitaire)

Soutenance de thèse : cet exercice de communication scientifique exige une structure claire et une rigueur méthodologique assumée. communication scientifique examen de rigueur méthodologique problématique hypothèses méthodologie résultats messages courts structure stable exemples concrets. La soutenance de thèse est un exercice de communication scientifique aussi exigeant qu’un examen de rigueur méthodologique. Le jury ne cherche pas à vous piéger. il souhaite constater votre maîtrise et valoriser votre démarche. il vérifie l’alignement entre votre problématique. Vos hypothèses, votre méthodologie et vos résultats. Il évalue aussi votre capacité à reconnaître des limites raisonnables et à proposer des perspectives crédibles. Répondre efficacement suppose des messages courts, une structure stable et des exemples concrets capables d’illustrer la valeur de vos choix.

quatre questions mini cas pratiques tableaux modèles de réponses emplacements d’illustrations Ce guide détaille les quatre questions les plus fréquentes. Puis les approfondit avec des mini cas pratiques, des tableaux de synthèse. des modèles de réponses et des emplacements d’illustrations pour nourrir vos supports de présentation. Vous y trouverez des formulations prêtes à l’emploi afin de gagner en assurance le jour J, ainsi que des repères pour ajuster votre discours selon la discipline. le temps disponible et le style de votre jury.

À retenir : toute bonne réponse tient en quatre briques : contextechoixpreuveimpact.

Étudiant en costume présentant l’introduction de sa soutenance de thèse devant un jury, tenant un ordinateur portable et expliquant un point de sa présentation projetée à l’écran intitulée « Introduction — Comprendre l’intention du jury (mémoire, rédaction universitaire)


Le jury, qui interroge quoi ?
Un jury de thèse comprend souvent des rapporteurs externes, un président et des membres internes. Les rapporteurs vérifient la rigueur scientifique ; le président veille au cadre ; les internes jugent l’adéquation au laboratoire. Anticipez leurs angles de question : cadre théorique, méthode, résultats, limites.
Calendrier express — étapes clés
  • −3 mois : demande d’autorisation de soutenance, choix des rapporteurs.
  • −1 mois : envoi du manuscrit validé aux rapporteurs.
  • −15 jours : logistique salle, convocations, vérification projection.
  • Jour J : soutenance, signature du procès‑verbal.
  • Après : corrections éventuelles, dépôt électronique et diffusion.

Comment rédiger l’introduction d’un mémoire

Rappelez-vous : le jury n’attend pas la perfection, mais une démonstration claire et honnête de votre travail.

Question 1 : Méthodologie en soutenance de thèse : justifier vos choix

La première interrogation porte presque toujours sur la méthodologie. « Pourquoi avoir choisi cette méthode ? », « Comment avez‑vous constitué l’échantillon ? », « Quels outils d’analyse avez‑vous mobilisés ? ». Votre objectif est de montrer que vos choix ne sont pas arbitraires. ils répondent à la problématique, testent vos hypothèses et. garantissent la fiabilité de vos résultats. Évitez d’énumérer des paramètres techniques incompréhensibles. préférez une logique décisionnelle qui relie besoin, option, critères et compromis.

Exemples concrets de méthodologie en thèse par discipline

  • Sciences sociales :Sciences sociales : entretiens semi‑directifs (n=24) pour comprendre les facteurs de décrochage en L1. analyse thématique itérative, double codage, contrôle d’inter‑juge.
  • Gestion / RH :Gestion / RH : méthode mixte (questionnaire n=312 + 15 entretiens) pour mesurer l’impact du télétravail sur l’engagement et expliquer les mécanismes (rituels, leadership).
  • Médecine :Médecine : étude observationnelle multicentrique. critères d’inclusion clairs, consentement éclairé, analyses multivariées pour ajuster les facteurs de confusion.
  • Droit :Droit : analyse comparative de jurisprudence. grille de lecture (norme, ratio decidendi, interprétation), triangulation avec doctrine.
  • Ingénierie :Ingénierie : expérimentation en laboratoire. protocole de tests, calibration des capteurs, répétabilité et validation croisée.

Tableau comparatif — Choisir la bonne méthode en recherche doctorale

MéthodeQuand l’utiliserAtoutsLimites
Quantitative (enquête, expérimentation)Tester des hypothèses à grande échelleGénéralisable, statistiques robustesNécessite des items valides, moins de profondeur
Qualitative (entretiens, observation)Explorer des mécanismes, comprendre les « pourquoi »Richesse, contextualisationMoins généralisable, analyse plus longue
MixteBesoin d’ampleur + profondeurTriangulation des donnéesExigeant en temps/compétences
Phrase d’alignement : « Cette méthode répond directement à la problématique car elle permet de […] tout en contrôlant […] ».
Erreurs fréquentes : réciter des détails techniques incompréhensibles ; ne pas justifier l’échantillon ; ignorer les biais ou l’éthique.

Exemple concret — « Pourquoi pas une étude longitudinale ? »

Exemple concret. design mixte Exemple concret. « La contrainte temporelle (6 mois) ne permettait pas un suivi longitudinal robuste. Nous avons privilégié un design mixte. une mesure transversale pour quantifier les effets et des entretiens pour en éclairer les mécanismes. ce qui répond à la problématique tout en maîtrisant les biais. »

Schéma de la démarche méthodologique : problématique -> hypothèses -> collecte -> analyse
Exemple concret (éducation) : pour étudier l’impact d’un tutorat pair‑à‑pair, l’équipe a d’abord construit un questionnaire de motivation académique validé (pré‑test n=42), puis réalisé 12 entretiens pour comprendre les stratégies d’autorégulation. La convergence des deux approches a alimenté des recommandations ciblées.

Méthodologie de mémoire : le guide pas-à-pas

👉 Gardez en tête : justifier vos choix méthodologiques avec simplicité inspire davantage confiance qu’une avalanche de détails techniques.

Approfondissement : Quali vs Quanti vs Mixte : quelle méthode choisir en soutenance ?

Quel couple question-méthode critères de choix Le débat « quali vs quanti » est souvent un faux problème. La bonne question est de savoir quel couple question-méthode maximise la validité interne et externe dans vos contraintes réelles (accès au terrain. temps, compétences, budget). Clarifiez les critères de choix : nature de l’hypothèse, granularité attendue, niveau de preuve justifiable, faisabilité d’un échantillon suffisant.

Tableau — Critères de décision

CritèreQualiQuantiMixte
QuestionExploratoire (comment/pourquoi)Confirmatoire (combien, effet)Exploration + test
Preuve attendueCrédibilité contextuelleEffet statistiqueTriangulation
RessourcesTemps d’analyse élevéTaille d’échantillonCompétences mixtes
LivrablesTypologies, modèlesChiffres, testsLes deux

Conseil : annoncez le chemin du doute (ce que vous aviez envisagé mais écarté et pourquoi). Cela crédibilise la méthode choisie.

Exemple : Une équipe étudie l’adoption d’un logiciel hospitalier.
Phase 1 (quanti) : questionnaire (n=486) pour estimer l’effet de l’ergonomie perçue sur l’intention d’usage (modèle TAM, R²=0,41).
Phase 2 (quali) : 14 entretiens pour comprendre pourquoi certains services résistent malgré une bonne ergonomie (contexte, routines, leadership).
Décision méthodologique : le mixte s’impose car la mesure statistique identifie l’effet, et les entretiens révèlent les mécanismes et conditions de transfert.

Exemple
(autorisation & calendrier) : Une doctorante prépare sa soutenance.
Étape 1 : elle obtient l’autorisation de soutenance auprès de l’école doctorale (formulaire + avis directeur).
Étape 2 : choix de deux rapporteurs externes (sans conflits d’intérêts).
Étape 3 : manuscrit envoyé un mois avant.
Étape 4 : convocation officielle et ordre du jour.
Résultat : un jury bien préparé, des questions ciblées et un déroulé fluide.

Présenter clairement l’originalité facilite l’adhésion du jury durant la soutenance de thèse.

Question 2 : Originalité & contribution en soutenance de thèse : ce que votre travail change

Valeur ajoutée contribution identifiable contexte population méthode jeu de données opérationnalisation nouveauté utilité. Votre jury s’attend à une valeur ajoutée pas nécessairement une « découverte révolutionnaire ». Mais une contribution identifiable à la littérature ou aux pratiques. L’originalité peut résider dans le contexte, la population, la méthode, le jeu de données ou l’opérationnalisation d’un cadre théorique.
Distinguez clairement la nouveauté (ce qui n’existait pas) et l’utilité (ce que cela permet de mieux faire).

Où se niche l’originalité dans une thèse de doctorat ?

DimensionExemplePreuve à apporter
Cadre théoriqueCombiner TAM et UTAUT pour les PME industriellesRevue de littérature montrant la lacune
ContextePopulation sous‑étudiée (zones rurales)Justifier les enjeux spécifiques
DonnéesCorpus original (journaux de bord, logs logiciels)Procédure de collecte, anonymisation
MéthodeTriangulation inédite (SNA + entretiens)Schéma clair, limites assumées
ApplicationOutils opérationnels transférablesRecommandations mesurables

Exemples d’originalité en thèse par discipline

  • Économie :Économie : appliquer un modèle de diffusion de l’innovation à l’économie informelle d’une capitale africaine, révélant des canaux non décrits par la littérature classique.
  • Lettres :Lettres : première analyse stylométrique d’un corpus d’auteurs francophones ultramarins, croisée avec une lecture critique thématique.
  • Informatique :Informatique : protocole reproductible pour évaluer la robustesse d’un algorithme de vision en environnement réel (brouillard, contre‑jour).
Phrase utile : « Notre contribution principale consiste à transposer [cadre] dans [contexte], ce qui comble la lacune [X] et ouvre [piste Y]. »

Exemple concret — « Ce n’est pas innovant »

Exemple concret (santé) : un hôpital local a adapté un score de triage pédiatrique aux contraintes d’un service d’urgences sous‑doté. La comparaison avant/après (n=1 842 cas) montre une réduction du délai de prise en charge critique de 17 %. L’originalité n’est pas l’algorithme mais son adaptation opérationnelle.

👉 Votre originalité n’a pas besoin d’être révolutionnaire. Elle doit simplement être identifiable et utile.

Prouver votre contribution : 3 leviers immédiats

Une contribution convaincante se prouve par des éléments vérifiables : repères bibliographiques, protocoles transparents, indicateurs d’effet et possibilités de réplication. Voici trois leviers simples pour armer votre réponse.

  1. Tracer la lacune : une revue de littérature structurée (critères d’inclusion/exclusion, bases interrogées, mots‑clés) qui démontre l’absence d’étude équivalente dans votre contexte.
  2. Quantifier l’apport : un résultat chiffré (effet, précision, gain) et un indicateur que d’autres pourront mesurer.
  3. Transférer : un livrable simple (grille, guide, script) prêt à l’emploi pour un praticien ou un chercheur.
Formule : « Lacune démontrée → effet mesuré → outil transférable ».
En 15 secondes, vous ancrez nouveauté, utilité et diffusion.
Exemple (prouver la contribution) : Lacune : revue PRISMA (4 bases, 2014–2025) montrant l’absence d’études sur les PME agro‑alimentaires rurales.
Effet : protocole A/B sur 62 ateliers de formation : +18 % d’adoption d’un outil numérique à 3 mois (IC95 % [10;26]).
Transfert : publication d’une grille de diagnostic et d’un script d’onboarding open‑source pour réplication par d’autres structures.

Question 3 : Limites & biais en soutenance de thèse : reconnaître sans fragiliser

Admettre des limites est un signe de maturité scientifique et renforce la crédibilité de votre travail. L’enjeu est de les présenter sans invalider vos résultats, afin de montrer une réflexion solide et constructive. Pour chaque limite, indiquez une mesure d’atténuation et l’impact sur l’interprétation. Évitez les formulations fatalistes. privilégiez les formulations opératoires qui montrent que vous avez anticipé les risques et mis en place des parades pragmatiques.

Tableau — Limites de recherche doctorale, atténuation et impact

LimiteAtténuationImpact
Échantillon modesteVariation maximale des profils, quotasPrudence sur la généralisation
Biais de désirabilitéAnonymat, questions projectivesRéduction de l’auto‑censure
Temporalité courteRecommandation de réplication à 12 moisRésultats pertinents à T0, à confirmer
Biais d’observateurCodage à deux juges, consensusObjectivation de l’analyse
À éviter : « Nous n’avions pas le choix » ; lister des limites sans dire ce que ça change.
Bonne pratique : reliez chaque limite à la question de recherche et explicitez l’effet sur l’interprétation (« Ces résultats valent pour [contexte], ils appellent une vérification sur [autre contexte] »).

Exemple concrets

1) Échantillon volontaire : « Le volontariat peut créer un biais d’auto‑sélection. Nous l’avons réduit via un appel large, des plages variées et la comparaison des caractéristiques des répondants avec celles de la population cible. »

2) Mesure auto‑rapportée : « Nous avons combiné des items inversés, un pré‑test et une mesure objective (logs d’utilisation) sur un sous‑échantillon. »

Exemple (industrie) : pour évaluer la performance d’un nouveau capteur embarqué, l’équipe a reproduit trois conditions difficiles (vibrations, chaleur, poussière).
Les essais ont révélé un taux d’erreur résiduel de 2,1 % — assumé comme limite, compensé par un filtrage logiciel et une calibration mensuelle.

👉 Astuce : reconnaître vos limites ne fragilise pas votre travail, au contraire, cela renforce votre crédibilité scientifique.

Éthique & reproductibilité : rassurer le jury en 30s

Deux angles rassurent immédiatement un jury. le respect de l’éthique et la reproductibilité. Détaillez vos procédures. consentements, anonymisation, stockage des données, versionnage du code, journal des décisions. Mentionnez les références de checklists reconnues (STROBE, CONSORT, PRISMA) si elles s’appliquent.

  • Consentements éclairés collectés et archivés. procédure d’anonymisation documentée.
  • Plan de gestion des données (PGD) : formats ouverts, droits d’accès, durée de conservation.
  • readme Scripts d’analyse versionnés. read me explicatif. paramètres clés consignés.
  • Pré‑enregistrement ou protocole daté lorsque pertinent.
Phrase courte : « Nous avons garanti la confidentialité par [procédure], la traçabilité par [outil] et la réplicabilité par [dépôt/script]. »

Exemple concret (éthique & reproductibilité) : Collecte d’entretiens sensibles : consentements signés stockés séparément, noms pseudonymisés via un dictionnaire chiffré. Scripts d’analyse déposés sur un dépôt privé avec versionnage ; readme détaillant les librairies et paramètres. Un protocole de reproduction pas‑à‑pas est fourni (jeu de données synthétique), ce qui permet à un autre master 2 de reproduire 93 % des résultats.

Exemple concret (confidentialité & huis clos) : La thèse porte sur des données brevetables. La soutenance se tient en huis clos ; le manuscrit public est expurgé des informations sensibles et un embargo de 18 mois est appliqué avant diffusion. Mesures : clauses de confidentialité signées, contrôle des supports projetés, version « publique » dédiée.

Impact : respect de l’intégrité scientifique et de la protection des innovations.

Assumer des limites bien traitées rassure immédiatement en soutenance de thèse.

Question 4 — Perspectives & recommandations après une soutenance de thèse : relier la science à l’action

Une bonne soutenance se termine par des recommandations claires et actionnables et des pistes de recherche concrètes. Montrez ce que vos résultats changent pour les décideurs, les praticiens ou la communauté scientifique. Pour convaincre, reliez chaque recommandation à un résultat et proposez un indicateur de suivi.

Exemples de recommandations pratiques issues d’une thèse

  • Gestion :Gestion : instaurer un rituel d’équipe hybride. indicateurs eNPS trimestriels. formation aux outils collaboratifs.
  • Éducation :Éducation : tutorat pair‑à‑pair. ateliers « méthodes de travail ». diagnostic d’entrée en L1.
  • Santé :Santé : délégation des tâches non cliniques. portail patient. mesure du temps soignant/patient.
  • Ingénierie :Ingénierie : protocole de tests en environnement réel. monitoring des défaillances. boucle d’amélioration continue.

Tableau — Résultats de recherche et recommandations pour la soutenance

RésultatRecommandationIndicateur
Baisse d’engagement en télétravailStand‑up hebdomadaire + mentoratTaux de participation, eNPS
Décrochage en L1Tutorat + suivi personnaliséTaux de progression semestriel
Surcharge soignantsAutomatisation de tâches annexesTemps soignant/patient
Phrases prêtes à l’emploi : « Conformément aux travaux de [Auteur, année], nous recommandons […] ; nos résultats ajoutent que […] dans [contexte], d’où [indicateur] pour piloter la mise en œuvre. »

Exemple concret — « Vos recommandations sont‑elles généralisables ? »

Exemple concret. Exemple concret. Exemple concret. « Elles sont valables pour [contexte étudié]. Nous anticipons calmement des variations pour [autre contexte]. c’est pourquoi nous proposons sereinement une réplication à périmètre élargi et un suivi par indicateurs (e. NPS, rétention, satisfaction). »

Exemple concret (politiques publiques) : l’analyse d’un dispositif d’aide à l’emploi met en évidence un effet significatif pour les jeunes diplômés, mais faible pour les plus de 45 ans. Recommandation : différencier l’accompagnement, mesurer l’insertion à 6/12 mois, expérimenter un module spécifique seniors.

Visibilité post‑soutenance. déposez le manuscrit dans une archive ouverte (ex. HAL) selon les consignes de l’établissement. Cela accroît la diffusion de vos travaux, facilite les citations et répond aux exigences de science ouverte . Prévoyez une version conforme (PDF/A, métadonnées, mots‑clés) et vérifiez les droits liés aux figures.

👉 Message clé : vos recommandations sont précieuses si elles sont concrètes et actionnables, même si elles ne couvrent pas tous les contextes.

Bonus — Modèles de réponses & checklists pour briller en soutenance de thèse

Réponse modèle en 30 secondes pour une soutenance de thèse

  1. Contexte :Contexte : « Nous étudions […] »
  2. Méthode :Méthode : « Méthode [Q/Ql/Mixte] car […] »
  3. Résultat clé :Résultat clé : « Nous montrons que […] »
  4. Utilité :Utilité : « Cela implique […] »

Réponse structurée en 90 secondes pour convaincre le jury

  1. Problématique & hypothèses (1–2 phrases)
  2. Choix méthodologiques (outil, échantillon, analyse)
  3. Deux résultats majeurs + un chiffre
  4. Une limite reconnue + parade
  5. Une recommandation actionnable + indicateur

Tableau comparatif — Bonne vs mauvaise réponse en soutenance

ÉlémentBonne réponseMauvaise réponse
StructureContexte → Méthode → Résultats → UtilitéDigressions, détails inutiles
ClartéPhrases courtes, mots simplesJargon, phrases longues
CrédibilitéUn chiffre clé, une limiteOpinions non étayées
Checklist express (5 minutes avant d’entrer)
  • Pitch 1 minute prêt (problématique, méthode, 2 résultats, utilité)
  • 3 limites + parades
  • 1 recommandation par résultat
  • Slides lisibles (3 points max/slide, contraste)
  • Plan B sans slides (discours mémorisé)
Checklist « slides » (qualité visuelle)
  • Titres courts, 3 points par diapo, hiérarchie visuelle nette.
  • Contraste suffisant. pictogramme unique par idée. alignements réguliers.
  • Graphiques lisibles : axes nommés, unités, sources.
  • Temps par slide maîtrisé (≈ 1–2 min), transitions sobres.
Checklist « posture » (prise de parole)
  • poséePremière minute posée (regard, débit, voix).
  • Gestion des questions : reformuler, répondre, vérifier.
  • Notes d’appoint propres et numérotées, pas de lecture mot‑à‑mot.
  • Conclusion claire : « ce que cela change ».
Exemple concret (mise en pratique express) : La veille de la soutenance, un doctorant utilise la Checklist « posture » : il chronomètre son pitch 1 min, réduit ses slides à 3 points chacun, et prépare 3 limites + parades. Le lendemain, face à une question sur l’échantillon, il déroule la réponse « 90 secondes » : contexte → choix → chiffre clé → limite + parade → implication. Feedback du jury : « Réponses structurées et convaincantes ».

Transformer une limite en opportunité de recherche (méthode pas‑à‑pas)

Présenter une limite sans fragiliser votre thèse est possible si vous la reliez à une action concrète. Voici un canevas simple :

  1. Nommer la limite en une phrase claire (ex. échantillon modeste).
  2. Montrer la parade déjà mise en place (quotas, double codage, anonymisation).
  3. Qualifier l’impact sur l’interprétation (prudence sur la généralisation).
  4. Proposer une réplication future (périmètre élargi, mesure à 12 mois).
Exemple concret : « L’échantillon volontaire peut créer un biais d’auto‑sélection. Nous avons élargi l’appel et comparé le profil des répondants à la population cible. L’impact porte sur la généralisation ; une réplication multi‑sites est prévue à 12 mois. »

Réussir sa soutenance de thèse : méthode, posture & confiance

Réussir une soutenance ne tient pas au hasard. En vous préparant autour de quatre axes. méthodologie, originalité, limites, recommandations. Vous montrez la cohérence de votre démarche, votre capacité d’analyse et votre sens de l’impact. Utilisez les modèles de réponses, les cas pratiques et les tableaux de ce guide pour construire des prises de parole structurées, compréhensibles et convaincantes. Enfin, gardez un ton professionnel et serein. cette attitude inspire confiance. c’est souvent votre posture autant que votre contenu qui emporte l’adhésion du jury.

Avant le jour J. Entraînez‑vous avec un minuteur, filmez‑vous pour vérifier votre gestuelle et préparez une version sans slides de votre discours. Identifiez vos trois messages clés, anticipez les critiques plausibles et notez une phrase d’atterrissage pour clôturer chaque réponse. Vous transformerez ainsi un échange redouté en une conversation maîtrisée et constructive.

👉 Enfin, souvenez-vous : une soutenance est avant tout un dialogue scientifique. Votre sérénité et votre pédagogie marqueront autant que vos résultats.

Avec méthode et posture, vous transformez la soutenance de thèse en un moment de valorisation.

FAQ — 5 questions fréquentes en soutenance

Comment gérer le stress la veille ?

Simulez l’oral en conditions réelles, préparez une première minute mémorisée, pratiquez la respiration 4‑4‑6, efficace pour apaiser et couchez‑vous tôt. Évitez les dernières relectures anxiogènes.

Combien de slides pour 20 minutes ?

10 à 12 diapositives maximum, police large, 3 points par slide, visuels explicatifs. Supprimez tout texte superflu : vous gagnerez en clarté.

Dois‑je citer tous mes résultats ?

Non. Concentrez‑vous sur 2–3 résultats majeurs pour renforcer l’impact qui soutiennent votre problématique. Mentionnez les analyses secondaires si le jury le demande.

Que faire si je ne sais pas répondre ?

Reconnaissez calmement la limite : c’est une preuve de rigueur (« ce point dépasse notre périmètre »), expliquez pourquoi, puis proposez une piste de recherche ou un protocole possible.

Faut‑il donner des chiffres ?

Oui, mais avec parcimonie : un pourcentage clé ou un ordre de grandeur suffit et rend votre message plus convaincant. Toujours contextualiser et relier à l’hypothèse testée.

Que faire si ma thèse est confidentielle (huis clos, embargo) ?

Signalez la confidentialité tôt à l’école doctorale. Prévoyez une version publique expurgée, des clauses de confidentialité et un embargo si nécessaire. Demandez la soutenance en huis clos si des secrets protégés sont en jeu.

Où déposer ma thèse après la soutenance (HAL, archives ouvertes) ?

Déposez la version validée par le jury dans l’archive ouverte indiquée par votre établissement (souvent HAL ). Respectez le format requis (PDF/A), ajoutez un résumé FR/EN et des mots‑clés, puis vérifiez les droits d’image.

Sources scientifiques & ressources utiles

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