Le mémoire "Communication"

SUJET : LES STRATÉGIES DE COMMUNICATION DES ASSOCIATIONS DE PROTECTION ANIMALE

Problématique : 
Quelle est l’efficacité des stratégies de communication des associations françaises de protection animale pour interdire l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques.

Cacahuètes et pop-corn, acrobates et éléphants, clowns et foules. Les cirques ont toujours exité dans diverses formes et tailles depuis l’époque des anciens Romains. A l’époque romaine justement, le cirque Maximus (le plus important de l’époque) présentait déjà des cirques de formes et de tailles variées, avec des courses de chars, des acrobaties, des spectacles d’équitation et des compétitions entre les hommes et les animaux sauvages. 

Le cirque moderne est quant à lui « né » en Angleterre avec un certain Philip Astley, ancien militaire[1]. Ses spectacles étaient alors essentiellement équestres[2], Astley ayant été un cavalier et un dresseur hors pair[3]. La cirque-ménagerie impliquant la « participation » d’animaux « exotiques » fera son apparition au 19e siècle avec l’introduction de numéros de dompteurs et dresseurs d’animaux sauvages.  « Ils ramenaient des bêtes sauvages et dangereuses pour montrer à quel point ils avaient voyagé. Ces animaux étaient présentés au public pour démontrer qu’on pouvait les mater et les contrôler »[4]. L’importation de ces animaux sauvage «  est étroitement liée à la colonisation de l’Afrique et du Moyen-Orient »[5]. Ces numéros deviennent rapidement populaires. 

De nos jours, l’éthique de l’utilisation des animaux sauvages pour le divertissement public suscite de plus en plus d’inquiétudes : le public, les associations pour la protection des animaux et  même les officiels appelant de plus en plus à y mettre un terme. En Europe, cela se reflète dans la législation nationale de 19 États membres, qui ont adopté des restrictions sur l’utilisation de tous les animaux ou des seuls animaux sauvages dans les cirques.  

La préoccupation sur le sort de ces animaux dont on se sert pour divertir un petit nombre de personne se fait en effet de plus en plus forte : est-il possible d’accepter encore aujourd’hui et en toute conscience que des êtres vivants soit ainsi exploités et ridiculisés pour notre plaisir ? 

Aujourd’hui, la majorité du public allant encore au cirque avec ménagerie est constitué de parents qui veulent satisfaire leurs enfants qui aiment les animaux. Et l’argument principal du public pour le maintien de l’exhibition des animaux sauvage dans les cirques est que cela donne aux enfants l’occasion de voir les animaux. 

Le problème c’est que ces préoccupations des parents ne prennent pas en considération les conditions de vie difficiles, souvent déplorables, les conditions de dressage intenses que ces animaux doivent subir pour pouvoir produire quelques heures de divertissements. 

Dans le cadre de ce travail, le terme «animal sauvage» comprend les espèces dont les populations existent encore à l’état sauvage, dans le pays d’origine, c’est-à-dire une espèce dont le comportement collectif, le cycle de vie ou la physiologie reste inchangée. Il comprend donc les espèces sauvages analogues même si leurs conditions de reproduction et de vie sont sous contrôle humain depuis plusieurs générations. Cette définition a été élaborée à la suite d’une révision des lois nationales sur le bien-être et la protection des animaux, notamment la loi italienne 157/92[6], le décret royal néerlandais de 2014[7] et le projet de loi écossais 2017[8], le document de Dorning et al. (2016)[9] et le rapport de Radford (2007)[10]

Le terme cirque quant à lui désigne une installation extérieure temporaire ou une tente où les animaux sont détenus et jouent pour le plaisir du public pour lequel ils sont stimulés et / ou entraînés par un entraîneur pendant le spectacle et derrière la scène, à l’exception des parcs zoologiques. Dans ce travail, nous utilisons souvent le mot «cirque » pour désigner ceux qui utilisent des animaux sauvages. 

Les cirques font donc aujourd’hui l’objet de questionnements : concernant le bien-être des animaux sauvages qui y sont utilisé, concernant également la sécurité du public. Concernant le bien-être des animaux car pour pouvoir être facilement apprivoisés[11], certains animaux sont retirés de leur milieu naturel et de leur groupe familial très jeunes. Ils peuvent ainsi être élevés par des humains pour faciliter le contact avec d’autres humains plus tard. Cela ne présente pas seulement des problèmes de bien-être pour le bébé, qui devrait naturellement rester avec sa mère pendant les premières années de sa vie, mais aussi pour la mère, qui souffre de la perte de sa progéniture. La recherche a montré que les espèces d’animaux sauvages les plus utilisées dans les cirques sont les moins adaptées à une telle vie[12].

Préoccupation pour la sécurité publique dans le sens où les animaux sauvages tels que les lions, les tigres, les cétacés et les éléphants sont imprévisibles et très dangereux pour les humains. 

Certains ne posent pas seulement la menace de blessure aux personnes, mais également un potentiel important de transmission de la maladie entre les animaux et les personnes (maladies zoonotiques). 

La combinaison de la nature temporaire du logement pendant le voyage (ou sur des sites temporaires dans le cas des cirques itinérants), la proximité des animaux lors des représentations et la pratique de «parader» les animaux tels que les éléphants dans les villes où les cirques réalisent leur performance ou dans le cadre d’autres types d’événements en direct, conduit à un risque sérieux d’accident ou d’évasion. Ceci, à son tour, conduit à un risque sérieux pour la santé publique et la sécurité. 

Il existe de nombreux cas documentés d’évasion ou de blessures causées par des animaux sauvages en Europe. Depuis 2005, il y a eu au moins huit accidents ou évasions de grands félins documentés, douze accidents ou évasions d’éléphants ainsi que des évasions d’ours et de crocodiles dans l’industrie du cirque. Certains incidents ont entraîné des blessures graves, voire mortelles, pour les personnes ou les animaux eux-mêmes.

Les sondages d’opinion menés dans différents pays de l’UE ont mis en évidence un désir de mettre fin à l’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques. Par exemple, un sondage réalisé en Irlande en 2014 a montré que seulement 28% des personnes pensaient qu’il était acceptable d’utiliser des animaux sauvages dans les spectacles de cirque. Une consultation publique menée en 2010 au Royaume-Uni a montré que 95% des personnes interrogées soutenaient une interdiction de l’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques. De même, 64,4% des citoyens allemands souhaiteraient une interdiction de l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques[13] et 57% des citoyens français sont contre la présence d’animaux dans les cirques[14].

En octobre 2015, 23 pays avaient mis en place des interdictions nationales complètes d’utilisation des animaux sauvages dans les cirques, certains de ces pays, comme la Bolivie et Malte, ayant interdit l’utilisation de tous les animaux dans les cirques. En outre, 22 autres pays ont des interdictions régionales en place ou des interdictions sur certaines espèces ou classes d’animaux. Au sein de l’UE, six pays ont mis en place des interdictions absolues sur l’utilisation de tous les animaux ou de tous les animaux sauvages dans les cirques. Un pays (Danemark) a une interdiction totale, mais avec la possibilité pour les cirques d’obtenir des exemptions complètes ; et douze autres pays ont des interdictions partielles en place.

Un certain nombre de pays, y compris tous les pays du Royaume-Uni, de la République d’Irlande et d’Estonie, sont en train d’examiner leur position sur la question. L’Angleterre a promis une interdiction des animaux sauvages dans les cirques itinérants et le Pays de Galles a suggéré qu’elle prendra les mêmes mesures.

Pour ce qui est de la France, il est toujours possible aujourd’hui de détenir des animaux sauvage, sous réserve d’obtention d’une autorisation administrative dénommée « Certificat de capacité ». « Le certificat de capacité est une décision administrative individuelle reconnaissant la compétence propre d’une personne à assurer la responsabilité de l’entretien d’animaux d’espèces non domestiques. Cette décision est donc personnelle et incessible. 

Elle est valable dans tous les départements, territoires d’outre-mer et collectivités territoriales où s’applique le titre Ier du livre IV du code de l’environnement. »[15] 

Pour lutter contre l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques, et aujourd’hui, afin que la France suive l’exemple de dizaines de pays européens déjà engagés dans l’interdiction, les associations de protection animale sont sur le pied de guerre. Le rôle des associations de défense de la cause animale ont toujours joué un rôle important dans la recherche de l’interdiction de l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques. Ainsi, de nombreuses associations sont derrières l’adoptions de lois interdisant l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques dans d’autres pays européens. Comme en  Italie où l’association Animal Defenders International (ADI) a mené un long combat finalement victorieux. 

Ou encore  La Société de Protection des Animaux Capturés (CAPS) et la Société Irlandaise de la Prévention de la Cruauté sur les Animaux (ISPCA) en Irlande. Ainsi que les associations Federation of Veterinarians of Europe (FEV) ou Eurogroup for Animals aux Royaume-Unis.

En France, les associations de défense de la cause animale sont aussi à pieds d’œuvre mais n’ont pas encore eu le même succès que dans les autres pays.  Se pose alors la question de savoir si les associations française peuvent réellement créer l’impact nécessaire pour mener à l’interdiction totale de l’utilisation des animaux de cirque sur l’ensemble du territoire et non plus  seulement dans certaines communes française ? Quelle est l’efficacité des stratégies de communication des associations françaises de protection animale pour interdire l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques ?

C’est ce que nous allons découvrir tout au long de ce travail. En réalisant dans une première partie une revue de la littérature déjà existant sur le sujet afin d’ancrer nos recherches dans les acquis déjà existants. Il nous faudra ensuite explique  sur la méthodologie que nous avons utilisé dans le cadre de ce recherche qui nous ont permis de récolter les données scientifiques nécessaires. Et qui nous ont également permis d’analyser les résultats obtenus.  

La question du statut de l’animal est devenue un vrai sujet de débat dans la société française parce que depuis peu, on s’est rendu compte que les animaux ne sont plus si éloignés de nous. C’est ainsi que le 28 janvier 2015, il a été officiellement reconnu (sur le point de vue juridique donc) que les animaux sont des « êtres vivants doués de sensibilité »[16].  

Depuis quelques années, l’animal est l’objet d’une préoccupation collective intense, destinée à en réviser le statut – notamment dans le rapport avec l’homme. Il est difficile d’évoquer en quelques mots cette présence massive, que ce soit dans les revues ou les ouvrages, français et surtout étrangers. Mais nous allons quand même essayer, afin de trouver des ancrages théoriques à notre travail.  

Les Anglo-Saxons ont été très loin, sur le terrain de la philosophie morale, pour revaloriser la considération due à l’animal. La branche philosophique contemporaine du mouvement des droits des animaux ou de la libération avait commencé en 1975 pour les anglo-saxons, avec Peter Singer et sa « libération animale »[17]

Dans ce travail, et dans le développement ultérieur de ses idées[18], Singer soutient que la théorie morale connue sous le nom d’utilitarisme peut être utilisée et défendre les revendications morales des animaux non-humains. Selon l’utilitarisme, une action moralement bonne est celle qui favorise ou produit la plus grande quantité de plaisir, de bonheur ou de satisfaction des désirs, et Singer soutient, de manière assez forcée, qu’une telle promotion nécessite l’abandon de pratiques telles que l’élevage et l’expérimentation animale à des fins scientifiques ou commerciales. L’idée de Singer pour la libération des animaux est donc ancrée dans l’adoption d’une théorie morale utilitariste. 

En 1983, Tom Regan a publié son important travail « l’argument en faveur des droits des animaux »[19]. Rejetant l’utilitarisme de Singer, Regan a soutenu que de nombreuses espèces d’animaux non humains possèdent des droits moraux parce qu’elles possèdent ce qu’il appelle la valeur inhérente. En fait, selon Regan, nous sommes moralement obligés de les traiter de manière à respecter cette valeur. Et, pour Regan comme pour Singer, cela nous oblige à abandonner des pratiques telles que l’élevage, la vivisection, l’utilisation des animaux dans les cirques, etc. 

La valeur inhérente à Regan est une propriété objective, et le fait que l’individu la possède ou non ne dépend en aucune façon de sa valeur ou de celle d’autrui. Le fait qu’une personne possède ou non une valeur intrinsèque dépend uniquement de sa nature en tant que type de chose. Et cela place Regan dans la tradition constituée par la doctrine des droits naturels. Ou, du moins, cela fait de lui un important héritier intellectuel de cette doctrine.

Force est aujourd’hui de constater que l’œuvre de Singer et de Regan constituent des ouvrages phare dans le domaine de la défense des animaux. L’analyse philosophique des problèmes moraux soulevés par les animaux non humains est un domaine en plein essor, et certaines des contributions dans ce domaine ont été plutôt excellentes[20] , mais en terme de diffusion et de reconnaissance, ce sont les travaux de Singer et de Regan qui ont eu le plus d’influence, aussi bien chez les philosophes que chez les non-philosophes, tant pour les amis de la libération animale que par ses ennemis. Cette influence a aujourd’hui porté ses fruits en matière d’interdiction d’utilisation des animaux sauvages dans les cirques[21]

Cette influence a également atteint la France, même si elle peine à réellement convaincre, et où la  considération de l’animal véhiculée par des penseurs comme Peter Singer[22] a longtemps été considérée comme « radicale » dans la société française : « Sur le plan conceptuel, l’effort passe tout à la fois par une « dévalorisation » de l’homme – dont le propre serait de moins en moins discernable, de sorte que la césure avec l’animal irait en s’estompant[23]-, et par une insistance marquée sur la dignité bafouée de l’animal, qui ne pourrait être restaurée qu’en améliorant ses conditions d’existence. Ce qui aboutit à un intense mouvement de promotion, fort intéressant par les prises de conscience qu’il provoque, qui s’étendent d’ailleurs au-delà de ce seul objet selon les sensibilités : à l’ensemble du vivant, à la nature en général, au climat… »[24].

Les efforts fournis par les associations des animaux sont perçus avec méfiance, surtout auprès des professionnels du droit. Ainsi, en parlant des pétitionnaires qui ont conduit à la reconnaissance de l’animal comme un être sensible, certains auteurs leur reprochent leur quantitativisme[25] : « On éprouve le sentiment qu’ils entendent livrer à la société civile une guérilla permanente, le corps social étant régulièrement sommé de reprendre l’examen des mêmes questions, tant que les avancées souhaitées ne sont pas accomplies. Ce qui s’accompagne d’ailleurs d’une intensification polémique, destinée à stigmatiser le maintien des résistances, forcément attachées à un fond archaïque et animées par des sentiments haïssables »[26]

Et de justifier leur position en assurant que « ceux qui renâclent à l’idée de conférer un statut juridique à l’animal ne sont animés d’aucune volonté discriminatoire : c’est d’abord qu’ils considèrent que la société et son droit sont faits pour les hommes, de sorte qu’il y a une incongruité à y faire entrer l’animal autrement que comme objet – quitte à ce qu’il soit protégé contre les entreprises humaines. Il n’y a là guère de mépris ; peut-être de l’indifférence. Et alors ? La mise en cause constante de l’attitude morale des individus derrière leur position juridique ou politique n’est pas innocente : ce que rejoue chaque débat, c’est la lutte du bien contre le mal de sorte que le harcèlement ne puisse cesser sans que l’objectif soit réalisé. Ne faut-il pas que le bien triomphe – mais dans l’intérêt de la société elle-même, à qui il faut maintenir les yeux ouverts jusqu’à ce qu’elle en vienne à penser correctement ? »[27]

Même si des percées se font dans cette cuirasse bien française, il faut faire le constat que le retard de la France en la matière est flagrante : 18 pays membres de l’Union Européenne ont désormais interdit l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques, et la France n’en fait pas partie. 

Et pourtant, tout comme en Angleterre, ou dans les autres pays ayant déjà opté pour l’interdiction, les associations de défense des animaux sont très actives. Est-ce à dire que la communication de ces associations ne fonctionne pas comme il devrait ?

Depuis les années 80, on assiste à une professionnalisation des secteurs d’activités au sein des associations, la communication en fait partie. Pendant longtemps, la communication des associations a été considérée comme devant être une matière à part, sans lien avec les stratégies mises en place dans le domaine commercial. Et pourtant, force est de constater qu’elle se situe au niveau des actions visant à toucher les attitudes et les comportements des publics.  

Le marketing se définit comme « l’ensemble des méthodes dont dispose une organisation pour encourager des attitudes et des comportements favorables à la réalisation de ses objectifs auprès de ses publics cibles. Il s’agit d’une part de connaître ses publics pour mieux s’y adapter, et d’autre part de savoir comment les influencer»[28]. Cette définition suppose donc que le marketing doit s’appuyer sur « des problématiques de connaissance (étude de publics), d’analyse (segmentation, ciblage, positionnement), d’action (définition de la communication, de la distribution, du prix et du mode de distribution) et de contrôle »[29]

Le marketing prend donc essentiellement en compte les comportements résultant de l’attitude des personnes cibles : l’attitude de la cible va alors dépendre de ce qu’elle a mémorisé sur un produit, une marque, une image ou une association, cette attitude va alors déterminer son comportement vis-à-vis de ce produit, de cette marque, de cette association. Les associations ont donc tout intérêt à avoir un impact positif dans le mémoire de la cible pour la faire adhérer à ses idées, par exemple. En effet, le succès des associations va dépendre de l’outil de vente mis en place, et en cela, elles ne diffèrent pas beaucoup des organisations à but lucratif. 

Ainsi, quand une association défend une cause, elle doit faire en sorte de toucher les attitudes : informer les cibles de l’existence de la cause, séduire les cibles afin de leur donner envie d’adhérer à la cause. Une fois les attitudes touchées, l’association doit ensuite faire en sorte d’influencer le comportement des cibles notamment en se rendant accessible, en facilitant l’adhésion ou la participation des cibles aux actions de l’association. Le but final de cette stratégie de marketing est de faire connaître l’association, d’inciter les cibles à participer à nouveaux aux actions ou à adhérer sur le long terme à la cause défendue par l’association. 

L’idée d’appliquer le marketing à des organisations à but non lucratif trouve sa «naissance» dans une série d’articles de Kotler et Levy, Kotler et Zaltman, et Shapiro entre 1969 et 1973. Kolter explique alors que « les principes formels du marketing sont également intéressants pour les organisations à but non lucratif, parce qu’ils sont des outils qui aident l’organisation, à réaliser leurs objectifs d’une façon plus efficace »[30]. Selon lui, « le devoir principal du marketing est de trouver assez de moyen financier pour l’organisation, c’est à dire de répondre avec succès à la concurrence des autres organisations d’aides qui elles aussi essayent de gagner l’attention et le soutien des donateurs potentiels. »[31]

L’idée du marketing applicable aux associations a mis du temps pour être parfaitement intégrée par les associations elle-même, en effet, il y a eu un temps où le marketing a été considéré avec une forme de mépris dans le milieu[32]. Aujourd’hui, il n’est plus question de savoir si les associations devraient appliquer les principes du marketing, mais bien plutôt de savoir qui l’utilisera mieux que son concurrent ou que lui-même dans le passé. Aujourd’hui, il est principalement question de connaître les outils et les concepts les plus sophistiqués et les plus avancés que le domaine a à offrir et pouvoir les utiliser au jour le jour[33].

« Les associations sont face à des nouveaux défis : montée de l’individualisme, baisse constante des subventions, stagnation du militantisme… Dans ce contexte les associations doivent rationaliser leur fonctionnement sans pour autant renier leurs spécificités, en mettant au service de leurs valeurs des méthodes efficaces au rang desquelles se trouve le marketing. »[34]

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De nombreuses personnes continuent de penser aujourd’hui que les animaux sont des biens meubles qui peuvent ainsi constituer une ressource dont on peut se servir et parfois même en abuser. De nombreuses associations dénoncent ce comportement aujourd’hui, elles militent pour le bien-être des animaux : pour elles, exposer des animaux sauvages dans les cirques n’a d’autre but que d’en tirer profit, ce qui ne devrait plus être admissible dans la société française aujourd’hui. Pour attirer l’attention sur la situation misérable de ces animaux, ces association communiquent, mais comment le font-elles ? Comment arrivent-elles à éveiller l’attention de leurs cibles ? Nous l’avons souligné, les associations ont aujourd’hui à faire face à un certain nombre de défis, surtout dans leur façon de communiquer.

De manière générale, les associations et organisations sans but lucratifs ont pour objectif de sensibiliser population, entreprises et gouvernement sur une cause ; de les informer sur la cause et d’engendrer une réaction relative à cette cause. Il est donc normal que les associations se servent de méthodes à même de répondre efficacement à ces objectifs. 

Pour être efficace, une association a tout intérêt à éveiller l’intérêt du public, attirer autant de sympathisants et adhérents que possible, bref, se faire connaître. La sensibilisation est donc une méthode qui coule de source en matière de communication, il s’agit d’une nécessité à laquelle aucune association ne peut se soustraire si elle veut être efficace dans son domaine. 

La sensibilisation est le moyen le plus rapide et le plus efficace de marquer les esprits, de se faire connaître et ainsi avoir la possibilité de donner une voix à une cause, que ce soit auprès du public, ou auprès d’entités politiques et d’organisation gouvernementales ou non. 

Il est généralement admis que pour sensibiliser le public à un sujet ou à une question, il faut essayer d’informer les attitudes, les comportements et les croyances d’une communauté. Il est donc possible d’influencer positivement ces attitudes, comportements et croyances dans la poursuite de la réalisation d’un objectif ou d’un but défini par l’information : par exemple faire interdire l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques.

La théorie et la pratique de la sensibilisation du public ont toujours été fortement inspirées par la littérature de la communication de masse et du marketing social ou du «changement social». Le marketing du changement social fait référence à la pratique consistant à communiquer ou vendre une «bonne idée» avec l’objectif déclaré de changer les attitudes et les actions de la communauté. 

Le plaidoyer est une technique de sensibilisation bien connue dans le monde des associations, il s’agit en effet de la manière la plus simple et la plus directe pour ces dernières de défendre leurs revendications et leurs causes et cela en parlant tout simplement de leur mission et des personnes, ou dans notre cas des animaux, qu’ils entendent défendre. Le plaidoyer consiste tout simplement à soutenir de manière active une cause, à se lever et faire entendre sa voix pour défendre la cause de ces animaux sauvages utilisés dans les cirques. 

Le lobbying, quant à lui, est la suite logique du plaidoyer : se faire entendre à un plus haut niveau par le fait de contacter ou d’exhorter le public à contacter un corps législatif afin de soutenir l’adoption ou le rejet d’une législation. En effet, le lobbying est une forme particulière d’action collective dont l’objectif déclaré est d’influencer le processus de décision politique, le plus souvent par le biais de contacts directs entre les représentants des groupes d’intérêt mobilisés et les acteurs politico-administratifs concernés. Le terme vient du mot anglais « lobby », qui se traduit ordinairement par « couloir ». Il désignait à l’origine les couloirs des différentes institutions, en particulier les parlements, où des rencontres informelles pouvaient avoir lieu entre les représentants des groupes d’intérêt et les élus[35]. Par extension, le lobbying est ainsi devenu un terme générique qui recouvre toutes les formes d’interactions plus ou moins formelles entre des acteurs publics et privés à l’occasion d’un processus de décision. Les associations sont de ce fait les acteurs privés par excellence. 

Pendant longtemps, le lobbying a été perçu de manière assez négative en France : il continue d’ailleurs de véhiculer une forme de suspicion, comme si elle charriait un cortège de manœuvres peu avouables, qui sentent la corruption ou de trafic d’influence. Mais les choses ont commencé à changer avec l’adoption de la loi Sapin II[36]. Aujourd’hui le lobby est donc devenu un outil qui peut être d’une importance non négligeable pour les associations françaises de protection animale pour parvenir enfin à faire interdire les animaux sauvages dans les cirques : en effet, elles ont les informations nécessaires qui permettraient aux parlementaires par exemple d’inspirer leurs réformes et d’évaluer le bien-fondé de leur choix. 

Le partenariat est un outil non négligeable dans la stratégie de communication que devrait adopter une association de défense des droits des animaux. Chaque association doit se souvenir qu’elles peuvent travailler de concert pour optimiser le travail dans la poursuite de leur but finale: l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques. Comme on dit “Do what you do best and partner for the rest.”[37] Il est toujours important de reconnaître qu’il y a des limites à ce que nous pouvons accomplir par nous-mêmes et de s’ouvrir aux perspectives positives et expansives essentielles à une collaboration réussie. 

Chaque organisation à but non lucratif a sa propre «sphère d’influence», cela signifie que toute organisation à but non lucratif, aussi réussie soit-elle, ne peut communiquer qu’avec un nombre limité de personnes, elle a un canal de communication et d’information à la portée limitée donc. Une collaboration avec une autre entité lui permettra d’utiliser leurs deux sphères d’influence combinées, ce qui les aidera à étendre leur capacité à faire progresser leurs objectifs communs et leurs missions individuelles. 

En effet, un partenariat, une coalition efficace permettra aux organisations qui y seront parties de faire partie d’un groupe bien plus important et qui aura une crédibilité plus importante. Un partenariat efficace aura bien plus d’impact auprès du public d’abord et du gouvernement et des législateurs ensuite. 

Les partenariats entre organisation de défense du droit des animaux sont utiles pour de nombreuses raisons et notamment le partage d’information, la coordination des services. Le partenariat peut aussi se manifester dans une politique commune d’éducation de la communauté, ou encore dans un plaidoyer commun pour des changements rapides et durables. 

Pour les associations locales, il peut être intéressant de lier un partenariat avec des associations d’envergure internationale pour une meilleure visibilité, tant au niveau de la qualité que la portée. 

C’est une stratégie déjà éprouvée que de former un partenariat avec d’autres associations de défense de la cause animale pour faire interdire les pratiques contraires au bien-être des animaux. Ainsi au Royaume-Unis, l’influente British Veterinary Association militait depuis plusieurs années pour une interdiction des animaux sauvages dans les cirques, en 2015, elle a formé un partenariat avec la Fédération des vétérinaires pour l’Europe, représentant 46 organisations vétérinaires dans 38 pays, afin de demander à ce que les représentations d’animaux sauvages soient interdites. Elle avait également formé un partenariat avec l’association  Born Free Foundation, l’Animal Defender International. Les actions menées dans le cadre de ce partenariat ont ainsi conduit à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques en Angleterre. 

The British Veterinary Association:  “The welfare needs of non-domesticated, wild animals cannot be met within a travelling circus – in terms of housing or being able to express normal behaviour.”[38]

Jan Creamer, President of Animal Defenders International: “This Government promised to outlaw this archaic practice, already banned in dozens of other countries, it is time to keep that promise. 

“Moving from place to place for months on end, it is simply not possible to provide for the needs of wild animals in temporary accommodation in travelling circuses. Animal Defenders International has also repeatedly exposed the physical abuse of circus animals in the UK.” 

La publicité a toujours été un moyen efficace pour susciter l’attention du public. Déjà largement utilisée par les entreprises pour atteindre des  clients potentiels afin de les informer des produits ou services fournis, cette méthode de communication peuvent également, et l’ont d’ailleurs été, reprise par les associations pour la défense de la cause des animaux.  

Les associations de défenses des droits des animaux ont ici un outil incontournable, pour peu qu’elles sachent s’en servir à bon escient. En effet pour être pleinement efficace, la publicité doit être concise mais claire, elle doit refléter de manière cohérente le positionnement de l’association. 

Une publicité efficace est une publicité qui est interruptive, crédible, unique et mémorable. Une publicité efficace arriverait à informer, éduquer, persuader et rappeler au public la cause pour laquelle l’association se bat. Même si cela ne mène pas à une action immédiate, le public aura la cause et l’association à l’esprit et pourrait modifier son comportement au fur et à mesure où il verra la publicité.

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Le développement rapide des technologies de l’information et de la communication (TIC), au cours des dernières années a révolutionné l’ensemble des systèmes de communication, et plus particulièrement l’avènement d’internet. Internet est une ressource fréquemment utilisée par des millions de personnes par jour, il peut être utilisé pour à peu près n’importe quoi: la communication, les conseils, les taxes, les potins, la médecine, l’éducation, la défense de la cause animale… 

On parle également de médias sociaux. Les médias sociaux sont un terme générique utilisé pour décrire l’utilisation des technologies Web ou mobiles pour interagir avec vos publics cibles. Les médias sociaux connectent les individus via un contenu généré par l’utilisateur plutôt que contrôlé par un contenu éditorial. En termes simples, les médias sociaux sont le site Web de l’association, communauté en ligne privée, blog, Twitter, LinkedIn, Facebook, YouTube, podcasts, vidéos en ligne, des sites où elles peuvent partager des photos telles que Flickr, sondages en ligne, etc.

Panorama des médias sociaux

Source: Enquête « La communication des associations et le Web 2.0 » (2011)[39]

Les médias sociaux permettent de faire plusieurs tâches à la fois, rapidement et facilement. En conséquence, les médias sociaux sont une ressource pour les organisations de protection des animaux qui cherchent à atteindre des millions de personnes intéressées par une cause commune, avec peu d’efforts, et avec peu d’argent pour faire tourner leurs sites Web et leurs campagnes Internet. Les médias sociaux offrent une forme de communication de masse qui relève généralement du modèle asymétrique bidirectionnel, principalement parce qu’il crée une forme de communication bidirectionnelle entre le public et l’organisation. L’auditoire fournit des informations à l’organisation, et l’organisation fournit des informations, des ressources et des connaissances sur la campagne ou la cause de la pétition. Grâce aux médias sociaux, les organisations de protection des animaux peuvent former une «relation» avec leurs partisans et créer un système de soutien respectueux entre les deux parties. 

Les médias sociaux sont partout

Source: Enquête « La communication des associations et le Web 2.0 » (2011)[40]

Depuis quelques années maintenant, les organisations de défense des droits de l’homme ou encore les organisations de protection de l’environnement ont recours à un genre nouveau de communication pour attirer l’attention du public: solliciter l’engagement des célébrités pour défendre la même cause. 

Habituellement, les principaux acteurs qui cherchent à définir les enjeux du changement climatique, du respect des droits de l’homme ou encore du bien-être des animaux sont les scientifiques, les industries et les ONG environnementales. Cependant, au cours des dernières années, la pénétration croissante des «nouveaux médias» et des réseaux de communication plus interactifs et la «tabloïdisation» des médias ont permis à un plus grand nombre d’acteurs de se faire entendre et de devenir des «définisseurs autorisés». Ainsi, sur la base d’une analyse de la couverture de la presse britannique sur les questions environnementales à la fin des années 1980, Anderson avait déjà prédit qu’une approche de type show-business viendrait de plus en plus dominer les médias d’information[41]

Alors que l’action des célébrités en faveur des grandes causes n’est plus vraiment un fait nouveau, un certain nombre d’auteurs ont noté un changement significatif dans la relation entre la politique, les nouvelles et les célébrités au cours des dernières années[42]. Bien qu’il il y ait un grand nombre de documents sur les interactions entre les mouvements sociaux et les médias, l’intervention des célébrités est sous-étudié. Par exemple, Boykoff et Goodman ont examiné la couverture médiatique des célébrités et du changement climatique entre 1987 et 2006 en Australie, aux États-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne et constaté une augmentation substantielle de la participation des célébrités en 2005 et 2006[43]. En outre, une étude récente du rôle du visuel dans la couverture médiatique nationale britannique du changement climatique, entreprise entre janvier 2000 et fin décembre 2006, a révélé que les célébrités étaient de plus en plus présentes comme des défenseurs de l’environnement dans les images de journaux[44]

Comme Boykoff et al. Ont observé que de plus en plus d’acteurs / actrices, de sportifs, de musiciens et d’artistes participent à des campagnes sur le changement climatique. Brockington affirme que l’augmentation de l’activité des célébrités liée à l’environnement reflète la taille et l’influence croissantes des ONG environnementales et des organisations philanthropiques, ainsi que l’importance croissante accordée à la responsabilité sociale des entreprises[45].

Comme les groupes environnementaux sont à l’affût des agendas médiatiques et politiques en constante évolution, les célébrités fournissent souvent un moyen utile pour accéder à l’information et en même temps, la célébrité peut améliorer leur image publique – même s’il y a un certain nombre de pièges potentiels. Néanmoins, il existe des preuves suggérant que la participation de célébrités peut jouer un rôle dans l’attention soutenue des médias à un problème. Par exemple, Anderson et al. Ont trouvé que l’intervention du prince Charles a amélioré la perception de la pertinence de la nanotechnologie dans la presse nationale britannique en 2003 et a aidé le passage du message contenu dans les reportages du spécialiste vers les correspondants généraux ou politiques[46]. Pourtant, même si de telles informations peuvent entraîner une augmentation du nombre de colonnes, la question clé est la mesure dans laquelle elles sont présentées comme des sources d’information légitimes et crédibles. Dans le cas de l’intervention du prince Charles, la crédibilité et l’exactitude de ses allégations de vérité ont souvent été mises en question. Et c’est là que les associations doivent être très prudentes.

Les associations de défenses de la cause animale devraient donc aussi adopter cette forme de communication, par le biais de personnalité célèbres donc, tout en veillant à bien choisir la personnalité à qui elles confient la voix des animaux, car cela influera directement sur la crédibilité du message que l’association voudra véhiculer. 

Une fois que l’organisation s’est faite connaître, elle doit maintenant faire en sorte que le public adhère à sa cause: en fournissant des informations plus détaillées sur les problèmes, les actions, les résultats attendus, les résultats effectifs des actions au public, l’association acquiert la confiance des gens et peut les pousser à s’engager de manière pérenne pour défendre la cause.  De façon générale, les français ont une assez grande confiance en les associations et les organismes caritatifs. En effet, 83% des français considèrent que les associations et fondations faisant appel au don sont les “derniers garants des valeurs de solidarité et de proximité”[47]

Cela implique également que les associations doivent faire en sorte que leur public soit diverti par le contenu qu’elles diffusent: un public qui s’ennuie est un public déjà perdu pour l’association.

Tout comme il est un moyen très pertinent pour susciter l’attention sur une cause, internet est aussi un excellent outil pour communiquer avec ses adhérents et sympathisants et pour informer le public. Et plus particulièrement pour construire une relation étroite entre les associations et les adhérents et sympathisants. 

Cet outil a la particularité de permettre aux associations et leurs membres et sympathisants d’avoir des échanges en temps réel sur le droit des animal, ce qui particulièrement intéressant pour les associations car leur cause repose sur la communauté et avoir une conversation avec cette communauté est la base même pour la défense de la cause. 

Les membres et sympathisants, grâce à internet, ont en effet une plus grande emprise sur le déroulement des actions, ils participent réellement, en temps réel. 

Négliger internet, surtout aujourd’hui où les technologies de l’information sont au centre de toutes les communications et des échanges humains serait une erreur grave de stratégie, car ce serait écarter d’énormes opportunités pour communiquer et informer le public. 

Ce serait une erreur de stratégie d’autant plus impardonnable que cet outil ne nécessite pas beaucoup de ressources et c’est un moyen facile de communiquer avec la cible et un plus grand public. Un outil qu’il est également toujours possible d’améliorer au fur et à mesure des besoins de l’association. 

On parle aujourd’hui de plus en plus de ePhilanthropy, c’est-à-dire l’utilisation d’Internet à des fins philanthropiques, sachant que la philanthropie peut être définie comme une «contribution (argent, temps, biens, expertise), volontairement accordée au bien public, servant principalement le bien public»[48]. En général, il traite des engagements pris par les gens dans la société pour promouvoir le bien-être d’une variété de causes, qui peuvent inclure les droits des animaux, les droits de l’homme, la durabilité environnementale et ainsi de suite.

Selon Vargas, «la philanthropie et l’engagement civique suscitent un intérêt croissant et toutes les personnes de tous âges sont en ligne, ce qui représente une énorme opportunité»[49].

Il faut cependant noter que les associations doivent faire attention à de nombreux détails pour garder l’attention du public. Car la présence sur internet ne suffit pas, pour réussir et atteindre ses objectifs, l’association doit s’engager. Les intentions de la charité seront interprétées par les internautes. Comme le dit Brian Solis dans un article, “Les médias sociaux parlent de la sociologie et de la psychologie plus que de la technologie”[50]. L’organisme de bienfaisance devrait analyser le marché et répondre aux besoins de ses partisans. Le défi est d’être au bon endroit au bon moment pour trouver la cible. Selon Ben Martin, consultant pour de nombreuses associations, la première étape est de connaître votre marché. Bien sûr “Si votre marché ne tweete pas, Facebook, Foursquare ou quoi que ce soit, votre association ne devrait probablement pas mettre trop de temps et d’énergie à communiquer via les médias sociaux[51]. «Internet permet aux organismes de bienfaisance d’atteindre un public qu’ils ne pourraient pas atteindre autrement. Par exemple, ils peuvent atteindre une génération plus jeune, une audience difficile à atteindre auparavant pour le secteur caritatif.

Il est également possible d’utiliser Internet pour gagner des sympathisants au-delà des frontières. Si l’organisme de bienfaisance est local, il peut organiser un concours et atteindre les gens dans tout le pays. Cela augmente la vitesse de communication. Les courriels et les appels téléphoniques ne peuvent pas diffuser un message à un large public aussi rapidement que les organismes de bienfaisance doivent le faire. Cependant, l’envoi d’une mise à jour Twitter ou d’un statut Facebook avant qu’une action soit nécessaire permet d’atteindre un grand public sans frais. Certains coûts de gestion d’un organisme de bienfaisance (employés, pétitions, appels téléphoniques, etc.) peuvent être évités en utilisant des courriels ou des SMS. Cependant, Internet ne devrait pas être utilisé seul et devrait venir en appui aux médias imprimés et traditionnels. Voici les moyens qu’un organisme de bienfaisance peut utiliser pour communiquer avec sa cible: 

L’association devrait envisager d’avoir un site web pour avoir une vraie personnalité et une vraie place sur le net. Ce n’est pas toujours obligatoire: une page Facebook peut parfois contenir toutes les informations nécessaires et éviter de nombreux coûts. Un site web est utile lorsque l’organisation souhaite personnaliser sa page, contrôler son image et communiquer avec un large public. 

L’organisme de bienfaisance peut choisir le contenu nécessaire dans le site peut augmenter les dons en ligne. Les gens trouveront plus facile de faire un don via Internet, par un simple clic.

Pour construire une relation avec les supporters sur le long terme, il est essentiel de donner un retour. Il est important de signaler quand les objectifs sont atteints, comment l’argent est dépensé, y compris les réussites. Par exemple, l’ASPCA comprend des histoires de réussite de leurs membres sur son site Web et la HSUS (The Humane Society des États-Unis) publie des infographies sur ses fans Facebook[52]. Outre le site Web, en tant qu’ambassadeur de la charité, devrait inciter plus facilement le visiteur à agir en faveur de la cause. Ainsi par exemple, le  FLAC a une section «agissant» pour devenir membre, faire un don ou militer[53]

Les e-mails sont largement utilisés par les associations pour communiquer avec leurs membres. De nombreuses associations comme le FLAC et le HSU (Humane Society University) utilisent de manière fréquente les e-mails et les e-newsletter qu’elles considèrent d’ailleurs comme l’un des outils les plus importants parmi les outils les plus utilisés par les associations. Ils peuvent être utilisés pour donner des nouvelles hebdomadaires ou des nouvelles importantes. Ils devraient être utilisés à bon escient; en effet, une utilisation intempestive de ces outils pourrait braquer très rapidement le public. Comme les courriels, les bulletins d’information sont largement utilisés dans le secteur sans but lucratif. C’est un moyen de communication régulière avec les membres actuels et futurs. Ils peuvent inclure de brefs articles sur des sujets spécifiques ou des nouvelles avec des liens vers des articles sur le site Web, un blog ou un magazine numérique par exemple. 

Il s’agit d’un journal en ligne avec des commentaires sur un ou plusieurs sujets. Les blogs peuvent donner une image non professionnelle de l’ONG mais ils peuvent aussi apporter un ton chaleureux et permettre d’exprimer un point de vue fort qui correspond parfaitement au secteur sans but lucratif. Il peut être une alternative à un site Web et diffère d’une image “commerciale”. Le contenu mis à jour et lié facilement trouvé par les moteurs de recherche devrait être publié. Le public peut être inclus et des experts peuvent être invités en tant qu’invités pour discuter de questions spécifiques. Par exemple, dans le cas de l’association Oceana[54] comprend des rapports de biologistes marins internationaux et les lecteurs sont invités à participer à la discussion.

C’est un site dédié avec des vidéos sur différents sujets ou des séries de vidéos sur un sujet. Le HSUS dispose d’un blog vidéo relié à son site Internet[55] sur différents sujets (Sauvetage, Fourrure, Abus de la faune, Moulins à chiots …). diffuser des vidéos  qui traitent des messages avec humour peut être un bon moyen de diffuser des informations et d’attirer les utilisateurs. Il doit être bien planifié, car il s’agit d’un engagement à long terme. La combinaison des mots, du son et des images donne une véritable opportunité à l’association de construire sa propre personnalité. Les vidéos peuvent être utilisées pour différents objectifs: c’est ainsi que la Fondation 30 Millions d’Amis a créé, en 2011, une vidéo sur l’urgence d’arrêter d’abandonner les animaux domestique dans la campagne les « coupables » et ASPCA montre pourquoi les gens devraient boycotter les animaleries pour arrêter les usines à chiots[56].

Il permet aux gens d’échanger des idées sur la cause et la charité et crée un lieu de rassemblement autour de la cause qui positionne l’association en tant que participant dans le secteur. C’est un bon moyen de savoir ce que le public pense de ses commentaires et d’ajuster certains éléments. 30 Millions d’Amis a un forum de discussion sur leur site web pour discuter de sujets variés[57]

Modèle hypothétique du comportement d’une communauté en ligne

Source : nous-mêmes

*WOM : bouche-à-oreille 

Les gens ont généralement moins confiance dans les ONG moins transparentes utilisant des moyens de communication coûteux. Pourtant, les Français ressentent le besoin de recevoir des preuves sur la transparence financière et les résultats des actions (principalement les jeunes, à 71%[58] ). Voici quelques exemples de méthodes qu’un organisme de bienfaisance peut utiliser lorsqu’il dispose de ressources:

C’est un magazine sponsorisé produit et publié par une association. L’avantage est que l’ONG peut parler des sujets qu’elle veut. Cependant, le public ne devrait pas avoir le sentiment d’être trop concentré sur un sujet. La charité devrait être assez large pour traiter des sujets divers. Si c’est une anti-corrida, ce n’est peut-être pas une bonne idée de publier un magazine uniquement sur ce sujet. Il devrait y avoir une vraie raison pour éditer un magazine parce que c’est une méthode consommatrice de temps et d’argent. HSUS est une ONG mondiale sur la protection des animaux et a un magazine All Animal qui parle de divers sujets. 

Un magazine numérique peut être une alternative ou une sauvegarde, et intègre le contenu imprimé avec une touche Web en ajoutant des vidéos, des podcasts … Le public consultera souvent le site de l’organisme de bienfaisance pour rechercher le magazine.

Les bulletins d’information imprimés offrent un contenu attrayant destiné à une consommation rapide. Il rappelle aux membres tous les mois que l’association existe, quels sont les principaux enjeux de la cause et peut-être pousser à faire un don. La Fondation 30 Millions d’Amis envoie un bulletin trimestriel avec des questions importantes et de nouveaux progrès à ses membres et un rappel pour faire un don.

Les organisations peuvent également créer une application mobile pour diffuser des informations et attirer des personnes sur d’autres plateformes (site web, Facebook …). Une application efficace doit avoir une raison régulière d’utilisation, surtout compte tenu du coût de lancement. L’organisation devrait intégrer tout type de contenu (vidéos, images …) Pour le secteur animal, il pourrait par exemple indiquer le refuge le plus proche et où vous pouvez adopter un animal, comme l’application[59] de 30 Millions d’Amis ou des vidéos, ou des jeux.

Pour transmettre des informations sur sa cause, les petites ONG devront soutenir leur communication numérique avec différentes méthodes:

Les relations publiques sont souvent utilisées à l’appui d’une campagne. Plus qu’une simple prise de conscience, la publication d’un article dans un magazine est une véritable opportunité de parler de sujets et de préoccupations spécifiques sans dépenser beaucoup. Il est préférable d’envoyer des communiqués de presse à divers médias (dans la presse écrite et le Web) pour avoir la meilleure couverture. Selon le CMI, «une campagne de publication d’articles en cours, complétée par une liste de conférences, a été l’outil traditionnel pour établir un leadership éclairé dans de nombreuses industries[60].» Elle peut également relayer des informations sur un événement pour en apprendre davantage sur l’événement et la cause en même temps. 

Le mode de donation doit être expliqué afin de le rendre plus facile. La RP peut remplacer d’autres moyens de communication et limiter les coûts (annonces dans un journal local, bannière …). De plus, un article peut donner plus de crédibilité qu’une communication directe de l’organisme de bienfaisance.

Une fois que le public connaît la cause, l’organisme de bienfaisance devrait leur donner des éléments qui les feront réagir de façon positive. Même s’ils se sentent concernés, ils peuvent encore hésiter et ne pas oser faire le premier pas. Une «action» consiste à devenir membre, à faire un don, à participer au combat ou à être spécifique à la campagne comme le boycott des animaleries ou l’adoption d’animaux domestiques … L’avantage est que ces méthodes sont adaptables avec peu de ressources d’amplitude différente il est encore possible de créer une réaction à son propre niveau.

Les événements sont souvent utilisés par les organisations caritatives afin de pousser les supporters à prendre part au combat. Ils incluent des soirées de collecte de fonds, des conférences, et ne sont pas toujours sans controverses (événements directs, manifestations …). L’événement est souvent le “gros” moyen qui sera au centre de la campagne et sera entouré de médias pour relayer le message ensuite.

Les événements directs incluent toutes les actions qui permettront aux activistes de rencontrer le public et de relayer le message directement à un public externe (personnes qui ne sont pas présentes intentionnellement pour la cause). Cela peut inclure des manifestations pacifiques ou la distribution de tract. Des brochures peuvent être distribuées sur l’événement pour transmettre des informations sur un sujet spécifique et venir en soutien à une campagne entière. Cela peut également concerner d’autres événements en contact direct avec des personnes. Par exemple, le FLAC organise des actions à l’école pour sensibiliser les enfants aux aspects négatifs de la corrida. Les manifestations seront discutées plus en profondeur dans le troisième chapitre car ces types d’événements sont souvent controversés.

Les événements passifs comprennent la présence sur les foires, avec des stands d’information, l’organisation de conférences ou une soirée de collecte de fonds. Il permet de faire passer un message à un public intéressé venu exprès pour être informé et voir comment aider. Par exemple, la HSUS organise la conférence TAFA avec des ateliers et des conférenciers[61]. Des militants et des personnes nouvelles dans le monde de la protection des animaux sont réunis et peuvent discuter ensemble.

Les conférences permettent d’informer sur la cause, de faire réagir les gens et de faire face à certains problèmes. Les personnes présentes à l’événement feront un don, deviendront peut-être membres, prendront la décision de prendre part au combat ou deviendront des activistes. 

Les moyens discutés précédemment pour informer sur la cause doivent être utilisés pour informer les gens sur l’événement (relations publiques, newsletter, médias sociaux …).

  • efficacité déjà prouvée

Certains moyens ont été utilisés depuis longtemps pour créer une réaction des supporters:

Les affiches sont l’un des outils promotionnels les plus anciens et les plus efficaces disponibles. Il peut être un moyen très efficace d’atteindre un public ciblé s’il est bien placé. Si l’affiche est placée là où les membres potentiels passent, cela suscitera de l’intérêt dans leur esprit et les convaincra d’agir à long terme. L’efficacité d’une campagne d’affichage dépend de son emplacement. Le HSUS, dans sa campagne «Adoptez un animal de compagnie d’abri», a inclus des panneaux d’affichage pour inviter à agir et à adopter plus d’animaux de compagnie de refuge et prendre part à l’action.

Un spot radio, sur une radio locale ou au niveau national peut facilement attirer l’attention et faire réagir les gens. Selon le NY Times, il est de plus en plus utilisé par les organismes sans but lucratif[62]. Il peut être utilisé pour sensibiliser la Fondation 30 Millions d’Amis qui a utilisé un spot radio pour leur campagne de sensibilisation sur abandons[63] mais qui est surtout utilisé pour faire réagir les gens face à une situation compliquée. Le HSUS a utilisé un spot radio pour inciter les gens à adopter des animaux de compagnie plutôt que d’autres chiens[64]. Avoir un spot radio peut être assez cher mais les coûts peuvent être modifiés en choisissant une radio locale ou en ayant des prix adaptés à la charité.

En bref donc, pour atteindre les buts et réaliser les missions qu’elles se sont fixées, les associations doivent mettre les moyens pour une communication pertinente. Le but étant de bénéficier d’une bouche-à-oreille favorable qui ferait rapidement connaître l’association et qui lui permettrait de faire partie intégrante de la vie du public. En effet la bouche-à- oreille peut être décrit comme les activités qui «encouragent les consommateurs à parler d’un produit ou d’une entreprise à leurs amis et voisins, mettant en branle une chaîne de communication qui pourrait se propager sur l’ensemble du marché»[65]. La bouche à oreille est un type de communication informelle entre les personnes qui aide à créer des images de marque fortes et des perceptions qui peuvent être positives ou négatives. Depuis l’avènement des technologies de communication comme internet, ce mode de communication a aussi envahi le cyber-espace : la bouche à oreille sur Internet, parfois appelé «mot de la souris» (Helm 2000), permet aux commentaires d’atteindre rapidement les consommateurs, un outil qui est aujourd’hui devenue le moyen de communication par excellence. 

Les personnes qui sont intéressés par la cause des animaux sont plus susceptibles d’adhérer à la cause des associations de défense des droits des animaux si ces dernières sont plus visibles sur l’espace public. En d’autres termes, si les associations veulent impliquer les  personnes à la cause de l’organisation à un certain niveau (cela peut varier d’un peu impliqué à extrêmement impliqué), il lui faudra leur faire prendre conscience soit qu’ils se soucient des animaux, veulent aider à faire la différence, veulent parler aux autres des droits des animaux ou simplement aider à soutenir la mission de l’organisation, ce qui les rendraient plus susceptibles de franchir une nouvelle étape et de rejoindre la communauté (Wang et Fesenmaier 2003). Cette idée découle du sentiment que les individus ont quand ils sont impliqués dans une communauté à but non lucratif, peu importe le niveau. Rejoindre une communauté spécifiquement ciblée sur leur désir d’aider les animaux aidera à répondre à un besoin moral et social, renforçant leur capacité à faire la différence. Avoir une chance de s’impliquer directement avec d’autres qui soutiennent la même mission permet un sens de la communauté organisé, qui ne peut que renforcer le désir d’être impliqué. Plus formellement,

H1: plus l’association est visible sur la scène publique, plus le niveau de participation à la cause et donc l’implication à la communauté est élevé

La bouche à oreille est aussi un moyen de communication important dans la vulgarisation des efforts d’une association, elle constitue un comportement qui amène les individus à rejoindre les rend des associations et à soutenir leur cause. Plus la bouche à oreille à laquelle un individu est exposé est élevée, plus il est probable qu’il rejoigne la communauté. Naturellement, si une personne ignore la présence d’une communauté qui répond à son désir d’aider les animaux, elle ne peut pas et ne veut pas rejoindre la communauté. De même, si une personne découvre la cause par le biais de sa famille, de ses amis ou de ses collègues, elle sera plus susceptible de le vérifier et ainsi, de se joindre à la communauté. Spécifiquement indiqué,

H2: Plus l’exposition au bouche-à-oreille positif liée à l’association est élevée, plus la personne sera susceptible de rejoindre la communauté.

Mes hypothèses entourent ainsi l’idée que si les associations de défense du droit des animaux parviennent à mettre en place une stratégie de communication pertinente, les personnes qui s’identifient à la cause pourront s’impliquer plus avant dans la mission de ces associations afin d’atteindre plus rapidement leur but. En effet, une bonne communication peut entraîner une idée de de cohésion, où une intégration des personnes favorise un sentiment de bien-être pour la société en général. Plus de soutien à la cause signifie plus de soutien pour l’organisation, menant à une sensibilisation accrue et d’autres dons à la cause, et une plus grande visibilité auprès des politiques et des élus.  Et c’est ce que nous allons Nous allons essayer de confirmer ou d’infirmer dans notre étude empirique. 

Les analyses empiriques ont été basées sur des données primaires obtenues par le biais de questionnaires auprès des associations d’abord, et auprès du public ensuite. Pour ce qui concernait le public, nous avons approché autant le public assistant à des spectacles de cirque, et le public en général afin de récupérer le plus de données possible. 

La méthode de mise en œuvre a donc commencé par la production et l’envoie de questionnaires aux associations (suite à des demandes d’entretien téléphonique infructueuses), puis à la diffusion de questionnaires auprès du public à l’entrée du cirque Zavatta. Et enfin par l’envoie d’un message général à « ma communauté » sur facebook. Ce message demandait aux membres du groupe de participer à un questionnaire à des fins de recherche, spécifié comme projet de recherche de mémoire de fin d’études. Un bref aperçu de mon sujet de recherche, de l’objectif et des catégories de questions a été fourni, après quoi tous les membres ont reçu un lien vers un questionnaire en ligne. Ce questionnaire en ligne, créé via Google Forms (un site de développement de questionnaires en ligne) a ensuite été envoyé aux répondant afin de connaitre le degré d’engagement des répondant sur la cause du bien-être des animaux de cirque ; sur les associations de défense des animaux dont ils connaissent l’existence. 

Le cirque, un spectacle consistant généralement en des actes d’animaux entraînés et des expositions d’habileté humaine et d’audace. Le cirque est d’origine relativement récente, mais certains éléments remontent à la Rome antique. Les grands amphithéâtres romains – appelés cirques après le mot latin «cercle» – étaient le plus souvent consacrés aux combats de gladiateurs, aux courses de chars, au massacre des animaux, aux simulacres de batailles et à d’autres sports de sang. La plus spectaculaire de ces arènes, le Circus Maximus, a fonctionné pendant plus de 1000 ans.

Le cirque moderne a vu le jour en Angleterre en 1768 lorsque Philip Astley, un ancien sergent-major devenu cavalier, a découvert que, s’il galopait en cercle sur le dos de son cheval, les forces centrifuges et centripètes l’aidaient à garder son équilibre. C’est peut-être à cause de cette découverte qu’il est souvent crédité d’avoir inventé l’anneau de cirque, mais c’était en fait un dispositif qui avait été utilisé pendant un certain temps par les cavaliers de tour. Il a, cependant, expérimenté avec l’anneau afin de déterminer sa taille optimale pour la sécurité du pilote et les lignes de vue du public. Les spectacles d’Astley consistaient seulement en des expositions d’équitation de ruse jusqu’en 1770, quand il a embauché un clown («M. Merryman»), des musiciens et d’autres artistes pour son spectacle afin d’offrir aux spectateurs un divertissement diversifié. En raison de ces innovations, il est crédité d’avoir développé le cirque moderne. Il a finalement construit un toit sur son anneau et a ajouté une scène pour les représentations dramatiques.

C’est sur ce modèle que le cirque moderne a fonctionné pendant tout le 18è et une partie du 19è siècle, la principale attraction étant l’acte d’équitation. C’est à partir du 19è siècle que les animaux sauvages sont introduits dans les cirques. L’introduction des animaux sauvages au cirque date d’environ 1831, date à laquelle l’entraîneur français Henri Martin, qui se produisait en Allemagne, entra sans doute dans une cage avec un tigre. Il a été bientôt suivi par l’entraîneur américain Isaac A. Van Amburgh, réputé le premier homme à se mettre la tête dans la gueule, qui en 1838 a pris son acte en Angleterre et a tellement fasciné la jeune reine Victoria qu’elle a commandé l’artiste Sir Edwin Landseer pour peindre un portrait de l’Américain musclé avec ses «grands félins». En plus d’exposer aux cirques, Martin et Van Amburgh foulaient souvent les planches des théâtres ordinaires, où eux et leurs animaux étaient présentés dans des mélodrames avec des titres tels que Hyder Ali (également connu sous le nom de Lions of Mysore) et The Brute Tamer de Pompéi. D’autres drames exécutés dans les théâtres et les cirques à cette époque présentaient des éléphants, des ours, des singes et des chevaux dans des rôles principaux.

Aux États-Unis, les éléphants ont longtemps été considérés par beaucoup comme la marque distinctive du cirque. Comme Barnum l’a déjà dit, «les éléphants et les clowns sont des piquets sur lesquels accrocher un cirque». À partir des spécimens exposés à Astley au début du XIXe siècle, le nombre d’éléphants performants, surtout dans les cirques américains à trois anneaux, élevé que 40 ou plus au tournant du 20ème siècle.

D’innombrables autres espèces d’animaux sauvages ont été entraînées à se produire dans le cirque au cours de cette période, notamment des ours polaires, des girafes, des hippopotames et des rhinocéros. Au milieu du XIXe siècle, les membres de la famille Knie en Suisse et la famille Togni en Italie ont été célébrés pour leur expertise dans la manipulation de ces animaux exotiques.

Au moment où les cirques américains ont atteint leur apogée dans les années 1870, la ménagerie en était devenue une caractéristique majeure, et il est resté ainsi à travers les années 1940. Les ménageries du cirque aux États-Unis étaient exposées dans des tentes séparées et le public les traversait avant d’entrer dans la représentation principale du «chapiteau». Les wagons magnifiquement sculptés qui contenaient les animaux étaient alignés sur le pourtour de la tente ou groupés au centre de la tente. Les éléphants formaient une ligne autour d’une extrémité de la tente, suivie par d’autres animaux non-montés tels que les chameaux, les lamas, les bisons et les zèbres. Beaucoup de grands cirques avaient des collections étendues qui incluaient des animaux exotiques tels que les rhinocéros et les girafes, dans leurs propres corrals portatifs. Un certain nombre d’organisations européennes, telles que les cirques Knie, Krone et Orfei, maintiendraient encore des ménageries animales de ce genre au tournant du XXIe siècle.

Si les principales caractéristiques du cirque traditionnel comprennent des performances dans des bagues et des tentes, des spectacles d’animaux et un maître de cérémonie, le concept du cirque moderne ou contemporain est beaucoup plus spécifique et assez difficile à cerner. 

La première documentation du cirque contemporain date des années soixante-dix. Selon de nombreuses sources, le cirque contemporain a commencé en France, bien qu’il soit rapidement devenu un mouvement mondial. Bientôt, le cirque contemporain est devenu aussi populaire, sinon plus, que les styles plus traditionnels. La principale différence avec le cirque traditionnel est que les cirques contemporains n’ont généralement que des artistes humains et aucun animal. Le nouveau cirque s’enracine dans la culture de rue où il est nécessaire d’attirer l’attention du spectateur et de le retenir. Dans la rue il n’y a pas de place pour le jeu et l’entretien des animaux est impossible. 

L’artiste doit s’adapter aux lois de l’environnement urbain, mais il a la capacité de bouger, de choisir un lieu et il a la possibilité de déterminer comment le point de vue du public se forme.

Le nouveau cirque conserve de nombreuses disciplines du cirque traditionnel – acrobatie, manipulation d’objets, etc. – et leur donne une nature plus théâtrale, et met en valeur le contact de tout artiste avec le public. Puisque le spectacle se développe comme une histoire entière, il a tendance à s’adresser aux spectateurs avec un certain sujet ou problème, plutôt que d’afficher simplement des capacités inhabituelles. Le cirque contemporain est beaucoup plus basé sur l’histoire et les personnages que le cirque traditionnel. Le cirque contemporain aime également intégrer des compétences de cirque non traditionnelles telles que divers styles de danse, une variété musicale et un thème central.

Les artistes de cirque reçoivent une éducation spéciale. Même si la nouvelle compagnie de cirque coopère avec des familles de cirque, la plupart des artistes sont formés professionnellement dans des écoles de cirque ou sont d’anciens professionnels spécialisés dans d’autres secteurs (sport, danse, etc.). Le cirque implique et combine les arts et les sports les plus fantastiques. Le canon de la performance disparaît – tout le monde peut impliquer de plus en plus de nouveaux spectacles dans leurs présentations. La musique, les lumières et les costumes sont choisis avec application pour chaque spectacle et créent l’atmosphère du spectacle. Mais le plus important est que le cirque ne se contente pas de démontrer et de faire admirer les capacités humaines, mais qu’il crée un monde alternatif. L’approche esthétique a changé et il est important non seulement de surprendre ou d’effrayer, mais aussi de fournir une expérience esthétique et émotionnelle. Si le cirque traditionnel permettait exceptionnellement d’impliquer une sorte de sujet ou des costumes spécialement conçus etc., il s’agissait surtout de montrer la maîtrise des artistes. Mais le but du nouveau cirque est d’utiliser l’habileté de l’artiste pour révéler le concept artistique et idéologique de la performance de la manière la plus efficace.

L’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques pose plusieurs problèmes: entraînement cruel, long voyage et confinement constant. 

Les animaux ne peuvent pas effectuer des tours de cirque en simulant, comme des acteurs, ce qui fait que pour eux chaque spectacle est souvent physiquement exténuant parce qu’ils le veulent : ils effectuent les tours parce qu’ils ont peur, non pas de ne pas le réussir, mais de ne pas le faire. En effet, les entraîneurs utilisent souvent des méthodes d’entraînement violentes, y compris les coups et les chocs électriques, pour forcer les animaux à effectuer sur commande des tours difficiles et parfois effrayants. Par exemple, les tigres ne sauteraient jamais volontairement dans un cerceau enflammé et les éléphants ne se tiendraient pas volontiers sur la tête ou les pattes de derrière. Ils sont conditionnés par des séances d’entraînement cruelles en coulisses pour effectuer ces manœuvres ou en subir les conséquences douloureuses. Les artifices non naturels exercent également une grande pression sur les muscles et les articulations des animaux, entraînant des blessures paralysantes et des affections douloureuses comme l’arthrite.

Pour les animaux dans les cirques, il n’y a pas de «renforcement positif» – seulement des degrés variables de punition et de privation. Les outils du commerce comprennent des hameçons, des dispositifs électriques de choc, des fouets, des bâtons, des chaînes, des muselières et des cordes. Les cirques s’en tirent facilement avec les abus de routine, car aucune agence gouvernementale ne surveille les sessions de formation. 

Le bullhook est conçu dans un but, et un seul but, à infliger douleur et punition.

Au fil des ans, la disponibilité et l’utilisation généralisée de caméras vidéo par le public, les enquêtes secrètes, les documents gouvernementaux et les rapports sur les dénonciateurs ont fourni une documentation abondante et des preuves irréfutables que les animaux souffrants sont réels et systémiques dans toute l’industrie.

L’un des premiers incidents captés en vidéo par un amateur de cirque a été les violences commises sur un éléphanteau d’à peine 15 mois, pour avoir échoué un tour lors d’une représentation dans l’Oregon (Etat-Unis) en 1994. L’éléphanteau s’est effondré, hurlant et saignant alors que son entraîneur le frappait à plusieurs reprises avec un bullhook. Un spectateur a déclaré: «Je n’ai jamais entendu un cri dans ma vie comme le cri qui est sorti de cet éléphanteau.» L’entraîneur a sorti l’éléphant de la tente et l’a «poussé au sol. Il hurlait et essayait de ramper sur ses mains et ses genoux comme un être humain. ». L’entraîneur n’a pas contesté les accusations d’abus d’animaux portées par les autorités locales. 

Un bullhook ressemble à un tisonnier de cheminée et se compose d’une longue tige, d’un crochet métallique tranchant et d’une pointe pointue, et est utilisé comme une arme pour infliger de la douleur et de la souffrance aux éléphants. Les entraîneurs utilisent l’extrémité crochetée et pointue pour frapper, lancer, tirer, aiguillonner et accrocher des points sensibles sur le corps de l’éléphant. L’utilisation de bullhooks se traduit par des traumatismes et des blessures physiques, comprenant souvent des lacérations, des plaies perforantes et des abcès. Cet appareil barbare est utilisé par tous les cirques qui utilisent des éléphants. Les scientifiques, les gardiens, les vétérinaires, les défenseurs de l’environnement et d’autres autorités sur les éléphants s’accordent pour dire que le bullhook n’a pas sa place dans la gestion et les soins modernes des éléphants. 

Les cirques cachent des blessures sanglantes avec une poudre grise appelée “Wonder Dust”.

Étant donné les abus terrifiants que subissent les éléphants lors des séances d’entraînement cachées, il n’est pas étonnant que la simple présence d’un bullhook rappelle aux éléphants que le refus d’obéir aux ordres se traduira par un crochet métallique tranchant leur chair sensible. 

« Lorsque le châtiment corporel est administré à un éléphant, il doit être assez puissant pour qu’il soit perçu par l’éléphant comme une totale punition. […] Le formateur doit intimider l’animal afin d’acquérir une position dominante[66]. » 

Les entraîneurs de grands félins utilisent également une dominance abusive et des méthodes d’entraînement et de manipulation basées sur la peur.

En 2016, un expert des grands félins a observé lors d’un spectacle de tigres des Ringling Bros des signes évidents que les animaux présentaient de la peur, de l’agressivité et des comportements liés au stress. Par exemple, pendant le spectacle, les tigres se sont assis avec les épaules voûtées et les oreilles en arrière en prévision du conflit. Quand l’entraîneur a soulevé des aiguillons et des fouets, les chats ont tressailli et ont reculé. Les cicatrices psychologiques de l’entraînement abusif peuvent rester avec les animaux longtemps après qu’ils ont quitté le cirque.

Parmi les actes les spectacles  de cirque les plus tristes, il y a celui des ours. Les ours muselés et en laisse portant des costumes ridicules tels que les tutus sont obligés d’effectuer des tours dégradants qui incluent: bicyclettes et motocyclettes, marchant debout sur leurs pattes de derrière, marchant sur leurs pattes de devant avec leurs pattes postérieures en l’air sur une poutre, marchant sur un tonneau pendant qu’il se déplace à travers le sol, sautillant par-dessus des rails, se tenir en équilibre précaire sur des balles surdimensionnées, et sauter. Sans entraînement cruel, ces animaux n’effectueraient jamais de telles manœuvres déroutantes et artificielles. Plutôt que de mettre en valeur les comportements naturels et uniques d’un animal sauvage, les actes de cirque dégradants réduisent ces animaux majestueux à des clowns maladroits et à des objets de ridicule. 

En plus des méthodes d’entraînement inhumaines, les animaux utilisés dans les cirques passent une grande partie de leur vie sur la route, transportés à travers le pays dans des remorques et des wagons bondés et mal ventilés et soumis à des températures extrêmes. Les animaux comme les grands félins, les ours et les primates mangent, boivent et dorment dans les mêmes petites cages où ils défèquent et urinent. Les éléphants sont étroitement enchaînés et à peine capables de faire un pas. Un exercice inadéquat et un maintien prolongé dans des conditions humides et insalubres entraînent des problèmes mortels aux pieds chez les éléphants. Lorsqu’ils sont enchaînés et confinés dans de petits espaces, manipulés avec des aiguillons électriques et des hameçons et maintenus dans des conditions socialement défavorisées, les éléphants deviennent dysfonctionnels, maladifs, déprimés et agressifs. Ainsi, selon Code Animal, une association de défense des animaux « les réactions de l’animal, face à ces conditions de détention et de coercition, sont principalement :

  • la résignation dans la folie : l’animal sombre dans un état dépressif, amorphe et présente des troubles du comportement tels le léchage des parois de sa cage (primates, fauves…), le balancement d’une patte sur l’autre (éléphants, hippopotames…), les allers-retours incessants (félins), dodelinement de la tête (éléphants, ours…), les automutilations (primates, perroquets), etc.
  • la fuite : lions (Bas-Rhin, 2000 –- Lyon, 2001 – Marseille, 2002), hippopotames (Ile de France, 2000 – Somme, 2004), macaque (Bouches-du-Rhône, 1999), éléphants (Lyon, 2000), tigres (Paris, 1999 – Nantes, 2000), etc.
  • l’attaque et l’agressivité extrême à l’égard des humains : ours (Paris, 1998 – Lyon, 1998), tigres (Strasbourg, 1997 –- Toulouse, 2003), chimpanzé (Gironde, 2004), éléphants (Béziers, 1964 – Paris, 2001 – Sorgues, 2006), etc »[67].

Le cas des Ringlin Bros, l’un des cirques les plus célèbres au monde et exerçant depuis 1919, et fermé depuis mai 2017 (après 146 ans d’activité) a été la preuve la plus retentissante des conditions de dressage et de vie extrêmement difficiles des animaux sauvages dans les cirques. En 2008, le cirque a été poursuivi pour maltraitance par des associations de défense des animaux et un ancien employé pour les traitements infligés aux éléphants d’Asie,  vedettes de ses chapiteaux depuis plus d’un siècle. 

Durant le procès, les dossiers de la cour ont révélé que les éléphants étaient enchaînés dans des wagons couverts pendant plus de 26 heures consécutives en moyenne, et parfois pendant 60 à 100 heures, lorsque le cirque se déplaçait à travers le pays. La recherche démontre que même le transport à court terme peut avoir un impact négatif sur le bien-être des grands félins. Une étude a montré que les taux de cortisol, l’hormone de stress primaire, augmentaient jusqu’à 482% et restaient élevés pendant près de deux semaines après de brèves périodes de transport. D’autres facteurs tels que l’augmentation des taux de respiration et la stimulation ont également été notés dans l’étude. Un voyage constant signifie également que les animaux malades ou blessés peuvent ne pas avoir accès aux soins vétérinaires d’urgence. Par exemple, en 2004, un lion de 2 ans est mort d’un coup de chaleur apparent alors que le train Ringling Bros traversait le désert de Mojave.

Les cirques font partie de ce que l’on peut qualifier de spectacle vivant : c’est-à-dire « les spectacles « produits ou diffusés par des personnes qui, en vue de la représentation en public d’une œuvre de l’esprit, s’assurent la présence physique d’au moins un artiste du spectacle percevant une rémunération ». (Loi n° 99-198 du 18 mars 1999, art. 1er)

Pour cette raison, la communication des entreprises de cirques empruntent celle des entreprises culturelles. Au début du siècle donc, à l’image des autres spectacles vivants (les théâtres, spectacles musicaux …), les cirques avaient surtout recours à des affiches criardes et des crieurs qui les précédaient dans les villes où ils se produisaient. « Jusqu’au début des années soixante, les grands placards multicolores contribuaient à créer l’ambiance de fête propre au cirque. En quelque sorte, ils mettaient la population en condition, ils la tenaient en haleine. La perturbation joyeuse et insolite que le cirque apportait dans la grisaille urbaine ou rurale était annoncée à grands renforts de couleurs et de motifs représentant les exploits que le spectacle était censé présenter. »[68]

L’industrie culturelle a connu de profonds changements au cours des trente dernières années. Les entreprises ont grandi, elles se sont étendues dans un plus grand nombre de domaines et leurs chiffres d’affaires ont considérablement augmenté. La mondialisation implique la vente de produits culturels au-delà des frontières nationales et les progrès dans les télécommunications et la technologie informatique ont été rapides au cours de la même période. Les goûts des consommateurs sont également devenus plus complexes et l’ampleur de la promotion des produits culturels est beaucoup plus grande que jamais. 

En effet,  les communications entre les personnes ont été transformées de diverses façons ces dernières années. Peut-être le plus important de ces changements sont l’afflux de blogs, les médias sociaux, tels que Facebook et Twitter, et les sites de partage tels que YouTube et Flickr, où les gens communiquent et établissent des contacts de toutes nouvelles façons. Les changements dans les manifestations de la culture n’ont peut-être jamais été aussi importants que ces dernières années. 

Mais les recherches montrent que la communication des cirques est plutôt efficace et efficiente en France. Ainsi, « De toutes les disciplines de spectacle vivant, le cirque est celle qui enregistre le plus faible taux de non public. Seulement 22% des Français de 15 ans et plus déclarent n’être jamais allés à un spectacle cirque au cours de leur vie, tandis que 42% ne sont jamais allés au théâtre. Par rapport à l’enquête 1997, ce taux est globalement stable (78% des Français de 15 ans déclarent être allés au cirque au moins une fois dans leur vie en 2008 contre 77% en 1997), alors qu’une progression beaucoup plus sensible avait été enregistrée entre 1989 et 1997 (respectivement 72% contre 77% ) »[69]. Ce qui fait du cirque la « 3ème catégorie la plus fréquentée, derrière les spectacles de rue (34%) et le théâtre (19%) »[70]

De plus, la communication des cirques parviennent à toucher différent segment de public : « Le taux de pénétration au cours de la vie est élevé quelle que soit la classe d’âge : d’un minimum de 71% pour les 15-19 ans à un maximum de 80% pour les 35-44 ans et les 65 ans et plus. En revanche, au cours des 12 derniers mois, ce sont les tranches des 25-34 ans et des 35-44 ans qui sont les plus concernées (respectivement 21 et 22%) tandis que les 65 ans et plus le sont très peu (5%). »[71]

En France, dans la majorité des cas, les cirques adoptent l’association loi 1901 comme statut juridique : « Sur les 450 artistes et compagnies répertoriés, 356 sont des compagnies et 86 sont des artistes[72]. 94% des compagnies ont une association loi 1901 pour statut juridique, 5,5% sont des sociétés commerciales (SA, SARL) et 0,5% des sociétés coopératives (SCOP, SCIC). Sur les 86 artistes, 96,5% se déclarent « artiste individuel » et 3,5% « indépendant ». La compagnie est le premier mode d’organisation dans le secteur des arts du cirque et l’association loi 1901 se confirme comme le statut juridique le plus massivement adopté »[73].

Pour ce qui est de la règlementation, L’entretien et la présentation au public d’animaux vivants non domestiques est conditionnées par la détention d’un certificat de capacité délivré par le ministère de l’environnement selon l’article L-213-2 du code rural. Ce certificat est attribué à titre personnel et ne peut profiter qu’à celui qui y est nommément cité, il est basé sur les diplômes ou expériences particulières après vérification d’une commission spécialisée.

Ce certificat concerne également l’aménagement et le fonctionnement de l’établissement qui les accueille selon l’article R 213-2 et R-213- 4 du code rural. 

Le certificat peut également être assorti de prescriptions concernant la sécurité et la santé publique, l’identification, le contrôle sanitaire et la protection des animaux, conformément à l’article R 213-5 à l’article R 213-19 du code rural.

Quant aux atteintes à l’intégrité de l’animal, les sévices et actes de cruauté, ils sont sanctionnés par le code pénal à l’article Article 521-1, de même que « le fait de pratiquer des expériences ou recherches scientifiques ou expérimentales sur les animaux » afin, par exemple, de modifier leurs caractéristiques, selon l’article 521-2. Ces infractions sont sanctionnées par une amende conformément au décret 87–227 du 26 mars l987 relatif à l’utilisation des animaux dans les spectacles publics et les jeux. 

Il y a également des règlementations internationales qui sont en vigueur en matière de transport international des animaux, notamment la convention européenne sur la protection des animaux en transport international de 1968[74], ainsi qu’un Règlement sur relatif à la protection des animaux pendant le transport et les opérations annexes[75]

Le problème c’est que ces règles ne sont pas suffisante, en effet « la détention d’un tel certificat ne garantit en rien que l’animal sera élevé conformément à ses besoins naturels. En d’autres termes, la délivrance de ce ‘”diplôme” ne garantit ni le respect de l’équilibre physique et psychique de l’animal ni, bien évidemment, sa liberté de mouvement. »[76] 

Pour les associations de défense, «  le législateur a ainsi fait l’impasse sur cette inadéquation pourtant flagrante existante entre les conditions de détention imposées aux animaux par la vie itinérante des circassiens et les exigences comportementales de chaque espèce. Le certificat de capacité légitime cette nouvelle forme d’esclavage, mais ne l’abolit pas »[77].

Les critiques des associations de défense sont d’autant plus acerbes que de nombreux circassiens « détiennent des animaux, dont certains dangereux, sans cette autorisation administrative. Et malgré les multiples procès-verbaux dressés à leur encontre, aucun animal n’a jamais été retiré »[78]

Les associations dénoncent une règlementation vide de sens qui font passer avant tout les intérêts économiques : « cette absence de saisis confirme dès lors que, non seulement, le certificat de capacité n’a aucune utilité mais encore et de manière classique, que lorsque des intérêts économiques sont en jeux, l’État ne souhaite pas à intervenir en faveur de l’animal. Le cas de la douzaine d’hippopotames illégalement détenus en France est symbolique de l’inertie délibérée des pouvoirs publics. Possédés en fraude à la réglementation, dans des conditions considérées par des vétérinaires comme ‘”des conditions de misère physiologique” ‘ s’étant plusieurs fois évadés alors qu’ils sont considérés comme les animaux les plus meurtriers d’Afrique, ces hippopotames n’ont, à ce jour, fait l’objet d’aucun retrait »[79].

  • Les communes qui refusent l’installation des cirques avec animaux

En France, l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques n’est pas encore interdite. Mais il y a de plus en plus de commune qui refusent de voir des cirques avec une ménagerie sur leur territoire. « A l’initiative de Code animal, qui avait rédigé le premier arrêté et “décroché” la première ville française, le mouvement a pris de l’ampleur ces dernières années. Au 04 juin 2018, 101 communes françaises, (dont 24 de plus de 20 000 habitants) disent non aux cirques avec animaux »[80].

Il faut cependant remarquer que dans bien des cas, notamment celui de la ville de Paris[81], les interdictions ne sont pas toujours effectives ou ont été annulées par le Tribunal administratif, amis elles démontrent cependant une volonté bien affichée de bannir les cirques avec des animaux. 

  • Comparaison avec d’autres pays 

En comparaison aux autres pays européens, la France est bien en retard dans l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques. Voici un panorama des pays qui interdisent les animaux sauvages dans les cirques, partiellement ou non.

Les interdictions totales : Autriche,  Belgique, Bolivie, Chypre, Colombie, Costa Rica, Croatie, Estonie.

Les interdictions partielles : Grèce ; Guatemala, Inde, Iran, Irlande, Israël, Italie, Lettonie, Liban, Malte, Mexique, Pérou, Roumanie, Singapour, Slovaquie, Slovénie.

Il y a aussi ces villes qui ont proscrit les animaux sauvages dans les cirques : New-York, Madrid, Los Angeles, San Francisco, Varsovie, Buenos Aires. 

  • Les associations de défense des animaux dans les cirques en FrancePortrait des principales associations 

Code Animal :

Code Animal est une association de défense du bien-être des animaux qui a été fondé en 2001 par Franck Schrafstetter. « Nous nous sommes spécialisés dans la relation entre l’homme et l’animal, plus particulièrement au travers de la captivité, que ce soit dans les cirques, dans les zoos, les delphinariums ou chez les particuliers en ce qui concerne les nouveaux « animaux de compagnie » (NAC). L’association défend l’idée de respect de tout être vivant, humain ou non humain »[82]

Ce qui distingue cette association c’est qu’elle se consacre plus particulièrement à la protection et à la défense de la faune sauvage. Elle est ainsi engagée sur quatre campagnes : les zoos, les cirques, les delphinariums et les nouveaux animaux de compagnie (NAC). 

  • Elle désire ainsi alerter le public sur les réalités des animaux dans les zoos : « Pédagogie, éducation, protection, conservation : quel que soit le nom que donnent les zoos aux missions dont ils disent être investis, les animaux qu’ils détiennent restent des individus enfermés, exhibés à des fins commerciales, condamnés à vivre et mourir en captivité. Parce qu’une espèce hors de son espace n’est qu’une ombre, Code animal travaille à faire évoluer le regard porté sur l’animal et, dès que nous le pouvons, à agir sur le terrain pour améliorer leurs conditions de vie. »[83]

C’est ainsi que l’association a déjà porté plainte pour mauvais traitements et défaut de soins au zoo d’Ozoir-la-Ferrière. En effet, lors d’une visite sur les lieux après l’alerte donnée par plusieurs visiteurs, l’association a constaté « que les conditions de détention n’étaient pas conformes à l’arrêté du 25 mars 2004. Un rapport a donc été réalisé, dans la foulée d’une deuxième visite, menée quatre mois plus tard, identique dans ses conclusions à la précédente »[84]

Elle a également porté plainte contre le zoo de Strasbourg, pour mauvais traitement envers les animaux accueillis en son sein : « il ressort des enquêtes et des expertises de l’association que les conditions de détention des espèces présentes dans ce zoo, ne permettent pas de satisfaire leurs besoins physiologiques. A titre d’exemple, les paons sont détenus dans une arrière-cour, servant de remise de matériel et ce sans aucun espace de verdure, alors que les aras pour leur part ne peuvent même pas voler, faute d’espace.»[85]

  • Concernant les NAC, l’association dénonce également le comportement de certains particuliers : « Les animaux sauvages, même ceux provenant d’élevages et n’ayant jamais vécu à l’état sauvage, ne sont pas des animaux domestiqués. Maintenir un tel animal chez soi revient à le maintenir en captivité. Littéralement, il s’agit d’un animal qui a été fait prisonnier et qui est soumis à une contrainte. En ce qui concerne les NAC d’élevage, certains diront qu’ils ont été élevés pour un tel commerce et que sans les potentiels acheteurs de NAC, ils n’existeraient pas. Mais leur origine ne change en rien leurs sentiments et leurs besoins »[86].
  • Mais les campagnes qui nous intéressent surtout sont ceux contre les delphinariums et les cirques. « Les cétacés sont des animaux avec de grandes facultés cognitives, des relations sociales complexes et évoluant dans d’immenses espaces: les océans. Ils ont des langages et des cultures propres et ont conscience d’eux-mêmes. La captivité ne peut pas répondre aux besoins de ces animaux : la plupart des cétacés captifs présentent des troubles du comportement et meurent prématurément »[87]. Dans sa campagne contre les delphinariums, Code Animal a rejoint la coalition Dolphinaria Free Europe, qui rassemble 21 associations européennes de protection animale. Et ensemble, ils luttent pour que soient établis des sanctuaires en mer pour les cétacés détenus. Selon Code Animal, quatre delphinariums sont aujourd’hui en activité en France  (Marineland d’Antibes, parc Astérix, Planète sauvage et Moorea), détenant au total une trentaine de cétacés[88].
  • Et enfin, pour les animaux de cirques, « la détention d’animaux dans les cirques soulève un ensemble de questions liées aussi bien aux conditions de vie de ces animaux qu’à leur utilisation dans les numéros mais également à la sécurité du public. Nos actions visent à la fois à informer ce dernier de l’envers du décor, à le sensibiliser à la souffrance des animaux et à leur venir en aide en déposant plainte pour obtenir leur saisie. »[89]

L’association lutte depuis ses début pour faire reconnaître les conditions déplorables dans lesquelles sont détenus et entraînés les animaux sauvages dans les cirques. C’est ainsi que l’association a publié un rapport accablant en 2008, « Derrière les paillettes, le stress ». Rapport réactualisé dix ans plus tard, avec très peu de d’évolution : « Au-delà du non-respect de textes réglementaires de toute façon insuffisants, la détention et l’utilisation de la plupart des espèces concernées est source pour elles de grandes souffrances physiologiques et psychologiques »[90]. Dans ce rapport, l’association passe au crible les problèmes soulevés par l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques en France : la règlementation, la question de l’éthique, les conditions de détentions, la différence entre la vie libre et la vie captive pour les espèces, les conditions de dressage, la traçabilité des animaux de cirques, ainsi que mutation des cirques dans une société en évolution et les solutions pour une sortie de l’utilisation des animaux.

Dans le cadre de la campagne cirque, Code Animal mène deux sous-campagnes principales à savoir la campagne « silence complices ! » et « l’exploitation animale n’est pas mon patrimoine ». 

  • Silence complices ! dénonce l’inertie du public, des politiques et des législateurs face aux conditions de détention et d’ « exploitation » des animaux sauvages dans les cirques : « Alors que la plupart des gens, des politiques et des décideurs savent que les animaux dans les cirques sont détenus dans des conditions contraires à leurs besoins élémentaires, la société laisse faire.
    Alors que l’on sait pertinemment que cette détention, ce dressage des animaux sont fondés sur le concept contestable et contesté de toute-puissance de l’homme sur l’animal, la société laisse faire.
    Alors que des pays voisins, des villes françaises et de plus en plus de citoyens s’indignent face à cette détention d’un autre âge, les autorités politiques mettent en place des normes de détention qui ne sont pas respectées. L’administration sait, mais elle n’agit pas.

Le silence est assourdissant. La situation perdure dans une forme de complicité générale, dans un silence complice »[91].

Dans le cadre de cette campagne, l’association a initié 3 pétitions :

  • Stop ankus : « Les animaux captifs des cirques sont censés être épargnés des pratiques « susceptibles de nuire à leur état de santé ». C’est la loi. Et pourtant, s’il est un outil conçu pour blesser, c’est bien l’ankus, ce crochet acéré avec lequel les dresseurs contrôlent les éléphants »[92]. Lancé il y a un an, cette pétition a recueillie 5 000 signatures. 
  • Date limite d’exploitation expirée !: « Maya, Lechmee, Mina et Kamala, Sabbah et Delhi, Nellie et Bridget, Belinda et Pira : aux yeux de la loi, ces éléphantes ont toutes atteint la vieillesse lorsqu’elles ont dépassé leurs 45 ans. Une considération tacite sur cet âge limite, mais qui n’est pas inscrite dans la loi »[93]. Lancé il y a deux ans, cette pétition a recueilli 3 000 signatures. 
  • Lechmee, Mina et Kamala : lancée il y a deux ans, cette pétition visant à libérer 3 éléphantes aveugles a recueilli 8 000 signatures. 
  • La campagne, « l’exploitation animale n’est pas mon patrimoine » est une réaction à la demande des cirques avec animaux auprès du ministre de la Culture d’inscrire leur “art” au patrimoine culturel français en se présentant comme des  “sauveurs” des animaux[94]. Cette campagne rappelle les réalités sous le chapiteau : les dégâts de la captivité sur les animaux, les accidents dans les cirques, le non-respect de la règlementation en vigueur. 

30 Millions d’amis

La fondation 30 Millions d’amis a été créée par Jean-Pierre Hutin : ce journaliste français avait mis sur pied une émission de télévision sur le sort des animaux domestiques en 1976, en 1995, il crée la fondation et en prend la présidence. La fondation se donne pour mission de « lutter contre les abandons, contre l’expérimentation animale et les trafics d’animaux, sensibiliser l’opinion, faire évoluer les lois et le statut de l’animal. L’action de la Fondation ne se limite pas aux animaux abandonnés et au territoire français. Notre lutte s’impose partout où les animaux souffrent et ont besoin de reconnaissance[95]. »

le champ d’action de la 30 Millions d’ami est très large, en effet, sur le site officiel de la fondation, il est possible de voir l’ensemble de leur combat, à savoir aider les refuges, agir contre les abandons, combattre les maltraitances, contre l’euthanasie des chats errants, condamner la corrida, bannir les abus de la chasse, respecter les animaux de ferme, fermer les fermes a fourrure , abolir l’expérimentation animale, faire cesser les trafics d’animaux, protéger les équidés maltraites, favoriser la présence des animaux auprès des personnes fragiles, et bien sûr, proscrire l’exploitation des animaux de cirque. 

« La Fondation 30 Millions d’Amis n’a de cesse de dénoncer les conditions de détention et de présentation des animaux sauvages détenus par les cirques. Elle porte régulièrement secours à des animaux maltraités ou détenus illégalement, finance leur sauvetage et les achemine vers des structures d’accueil adaptées »[96]. Dans cette campagne pour la proscription de l’exploitation des animaux de cirque, 30 Millions d’amis martèle le fait que « il n’est pas dans la nature de l’animal de faire des numéros de clown et le public est encore loin de s’imaginer les techniques qui sont utilisées pour amener un animal à exécuter un ordre demandé. Et que dire des conditions de détention ? Non seulement les animaux de cirque sont maintenus dans des cages étroites et soumis à des déplacements perpétuels, dans le stress et l’inconfort, mais ils sont surtout privés de leurs éléments naturels. L’impossibilité de fuir, de former un groupe social équilibré et une panoplie de comportements propres à leurs espèces sont autant de facteurs de souffrance qui leur rendent l’existence pénible et douloureuse. »[97]

Dans le cadre de cette campagne, la Fondation demande la modification de l’arrêté du 18/03/2011 fixant les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants dans les établissements de spectacles itinérants, à l’instar des lois déjà en vigueur dans de nombreux pays européens, et un engagement dans la voie de l’arrêt progressif de la présence d’animaux sauvages dans les cirques. Mais dans le même temps, la Fondation participe également au sauvetage et à l’acheminement des animaux de cirque – confisqués à titre définitif par la justice – vers des structures adaptées à leurs besoins, et finance leur réhabilitation[98]

Fondation Brigitte Bardot

Une des fondations les plus actives et productrices de défense des droits des animaux en France, la Fondation Brigitte Bardot a été fondée en 1986 par l’actrice du même nom. Elle a été reconnue d’utilité publique depuis 1992. « La Fondation ce sont 75 000 donateurs et 500 délégués et enquêteurs bénévoles. Un réseau actif tout au long de l’année dans toute la France qui vient épauler et compléter le travail de près de 100 salariés, dont une quarantaine de saisonniers, répartis entre le siège de la Fondation et les refuges. Elle est administrée par un conseil d’administration qui compte trois ministères de tutelle (Intérieur, Environnement, Agriculture) garants de la bonne affectation des fonds. Les autres administrateurs, sont nommés pour leur engagement et leurs compétences professionnelles mis au service de la cause »[99]

La fondation a divisé ses action en deux catégories : celles organisées en France et celles effectuées à l’étranger.

Pour les actions en France, la fondation lutte principalement et cela depuis 30 ans contre la cruauté : « Abattoirs, animaleries, cirques : depuis 30 ans, la Fondation lutte sur tous les fronts pour le respect de l’intégrité des animaux trop souvent traités comme de vulgaires objets par l’homme »[100].

Les démarches de la Fondation dans le cadre de ces actions sont clairement affichées : 

  • « Renforcer la réglementation pour une meilleure protection de l’animal en intervenant auprès du gouvernement, de l’Assemblée nationale, du Sénat, mais aussi de la Commission et du Parlement européen
  • Venir en aide aux associations et refuges en difficulté par la prise en charge de soins vétérinaires ou le financement d’aménagements divers
  • Créer de nouveaux centres de sauvegarde de la faune sauvage ou venir en aide aux structures existantes afin d’apporter des soins aux animaux blessés et permettre leur remise en liberté
  • Organiser la logistique et le transport d’animaux sauvages et domestiques dans le cadre de sauvetages
  • Mener de vastes campagnes de stérilisation des chats libres en France métropolitaine et des chiens en Outre-mer
  • Aider les personnes les plus démunies à soigner et nourrir leur animal avec un programme d’aide spécifique en faveur des sans domicile fixe
  • Recueillir les animaux maltraités ou voués à l’abattoir
  • Informer, sensibiliser le public pour modifier sa relation à l’animal »[101].

A l’internationale, la Fondation « soutient, crée, finance des programmes pour la sauvegarde, les soins, la réintroduction d’espèces en milieu naturel des animaux sauvages ou domestiques dans plus de 70 pays en collaboration avec de nombreuses associations et structures locales »[102].

La Fondation est ainsi très engagées auprès des autres organisations de défense des droits des animaux, sans leur faire concurrence mais en apportant son soutien. Elle fait ainsi partie de plusieurs coalitions, dont l’Eurogroupe for Animals (www.eurogroupforanimals.org), depuis 1998. Cette coalition milite au niveau européen pour un renforcement légal du bien-être animal et travaille au sein des instances européennes (Conseil, Commission et Parlement)[103]. Ainsi que le GAWC (Global Anti-Whaling Campaign) (www.whalewatch.org) qui lutte contre la chasse à la baleine[104].

Source : http://www.fondationbrigittebardot.fr/la-fondation-brigitte-bardot/la-fondation-en-chiffres

La Fondation affirme utiliser seulement 12% de ses revenus aux frais d’administration générale, le reste de ses revenus, soit 79% étant directement consacrées aux animaux,  réparties pour 66 % aux actions de protection animale en France, pour 11 % à l’international et pour 2 % aux Fonds dédiés à des actions de protection animale spécifique[105].

One voice

One voice est une association « créée par Muriel Arnal en 1995 sous le nom d’Aequalis, l’association devient Talis en 1998, puis One Voice en 2000 »[106]. Cette association se distingue par « Son positionnement très radical et militant, mais aussi la non-violence, au cœur de chacune de ses actions. Opposer humains et animaux n’a pas de sens, toutes les souffrances sont liées. Il n’y a pas « des » mais une seule violence, qui s’exerce quelle que soit la victime »[107].

La présidente fondatrice parle ainsi de l’association : « Nous sommes des guerriers non violents, fiers d’être au service des animaux, cette cause est si noble et si juste. Servir, c’est d’abord penser à ceux pour qui l’on combat. Notre action doit s’inscrire dans un long terme qui permettra la prise de conscience de chacun et accompagnera l’action collective pour un monde meilleur »[108]

L’association se donne ainsi pour principal objectif de provoquer une « évolution en profondeur des modes de vie et de la relation au vivant, à l’individu et non à l’espèce. Chaque être a une valeur intrinsèque, l’envie de vivre en paix et le droit d’être protégé. Dès sa création, l’association a lutté contre l’expérimentation animale, l’esclavage des animaux dans les cirques et prôné le végétarisme, à une époque où ces domaines étaient encore ignorés par les associations « historiques » »[109].

L’association est engagée et est très active « partout où les animaux souffrent » que ce soit en France ou à l’étranger, aux côtés de ses partenaires. Elle a déjà des années d’activités derrière elle et certaines victoires, notamment la dénonciation de l’affaire de la vache folle : « C’est One Voice qui  monté le dossier de presse repris par les médias français, et travaillé à l’interdiction des farines animales »[110].

Elle a aussi milité très tôt contre l’exploitation des animaux de cirques avec ses enquêtes en démontrant la souffrance des animaux dans les cirques. Elle est aussi engagée dans la lutte contre l’expérimentation animale. 

La fondation  « fonctionne uniquement avec la générosité du public et ne reçoit aucune subvention. Sa liberté de parole et d’action est totale »[111]

Source : https://one-voice.fr/fr/one-voice/la-gouvernance.html

PETA

« PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) France est une association à but non lucratif dédiée à établir et protéger les droits de tous les animaux »[112]. PETA France fait partie d’un très vaste réseau mondial qui militent afin de sensibiliser « les responsables politiques ainsi que le public aux cruautés envers les animaux et promeuvent le droit de tous les animaux d’être traité avec respect »[113].

L’association mène campagne contre la maltraitance des animaux utilisés pour la nourriture, ceux utilisés pour les vêtements, ceux utilisés pour l’expérimentation, ainsi que ceux utilisés pour le divertissement, ainsi que toutes les victimes d’autres formes de maltraitance.

Pour les animaux utilisés pour le divertissement, PETA dénonce notamment la cruauté de la pêche, la situation des animaux de zoo condamnés à vie derrière les barreaux, l’atrocité de la corrida, ainsi que les parcs marins et les aquariums, sans oublier le spectacle cruel offert dans les cirques avec animaux. L’association souligne ainsi que « les animaux ne veulent pas conduire un vélo, tenir sur leur tête, tenir en équilibre sur des ballons ou sauter au travers des cerceaux en feu. Les éléphants, les félins, les singes et autres animaux exploités dans les cirques exécutent des numéros parce qu’ils n’ont pas le choix.  Si le public des cirques connaissait la vérité au sujet de la violence et la souffrance qui ont lieu en coulisses, ils trouveraient que ces spectacles sont tout sauf divertissants »[114].

 C’est Assez ! 

Cette association se bat pour faire interdire l’exploitation des cétacés dans les delphinariums depuis sa création en 2014. Car « cette industrie trompe les enfants et il est particulièrement  indécent et pervers de s’appuyer sur l’amour et la sympathie que ces animaux nous inspirent pour les exploiter jusqu’à la mort. Car une chose est sûr tous ceux qui payent pour ces spectacles de dauphins sont là car ils les aiment ! »[115]. « Pour ces animaux (dauphins) qui vivent toute leur vie au sein de leur famille, les capturer, les séparer des leurs et les garder ainsi en bassin est déjà une forme de maltraitance ! »[116]

L’association a ainsi rédigé un manifeste où elle explique que les «  les connaissances scientifiques nous permettent d’affirmer que les cétacés sont des êtres intelligents, conscients d’eux-mêmes, dotés de culture qui vivent au sein de structures sociales et familiales très évoluées.

Il est de plus en plus évident que ces animaux souffrent d’importants problèmes de santé et de bien-être en captivité. Le stress peut notamment engendrer perte d’appétit et de poids, ulcères stomacaux, vulnérabilité accrue aux maladies, dépression, comportements antisociaux…

Un dauphin libre peut nager jusqu’à 100 kilomètres par jour, plonger jusqu’à plusieurs centaines de mètres de profondeur et tisse des liens à vie avec ses congénères. Il est donc impossible de reconstituer son environnement en captivité et de respecter ses besoins physiologiques, psychiques et sociaux »[117]

Et l’association a réussi à mobiliser un certain nombre de personnalité dont « RICHARD « RIC » O’BARRY (ancien soigneur et dresseur des cétacés jouant le rôle du célèbre dauphin Flipper. Il milite aujourd’hui pour la protection des dauphins et la fermeture des delphinariums.) »[118]

Depuis sa création en 2014, l’association C’est Assez ! a déjà organisé de nombreux rassemblement anti-captivité, des happening pour « informer et de dénoncer les massacres se perpétuant à Taiji, au Japon »[119], organisé des stands d’information, ainsi que des opération de Opération de tractage et de sensibilisation visant à « défendre l’arrêté ministériel visant à interdire la reproduction des cétacés captifs et de faire signer la pétition »[120].

D’autres rassemblements sont encore prévus pour cette année, ainsi qu’une nuit-debout anti-captivité avec les Sans-voix de PACA en août. 

SOS Grand Bleu

Il s’agit d’une « association reconnue d’utilité publique ayant pour objet la mise en œuvre, le développement et l’encouragement de toutes actions visant à protéger la faune et la flore de Méditerranée, notamment les espèces menacées par le développement des activités humaines »[121]

Créée en 1989, l’association lutte depuis 29 ans pour « la protection de l’environnement marin et plus particulièrement des dauphins et des baleines, au sein du bassin méditerranéen. La protection à long terme et la gestion durable des écosystèmes marins méditerranéens sont des priorités absolues. L’avenir de ce merveilleux patrimoine naturel est menacé si des actions efficaces à tous les niveaux ne sont pas mises en œuvre pour le préserver »[122].

L’association se distingue par le fait que son action repose sur  « la science et le droit, avec une composante pédagogique importante (enfants et adultes) ». Sa devise est « Action + Education = Protection ». 

« Les actions que mène SOS Grand Bleu n’ont d’intérêt que parce qu’elles apportent des résultats concrets. En quelques années, grâce à un vaste mouvement de solidarité et d’efficaces actions en justice tant au niveau national qu’au niveau européen, SOS Grand Bleu a déjà remporté de nombreuses victoires : interdiction totale des filets dérivants au niveau de l’Union Européenne, interdiction de la pêche à la thonaille, empêchement de quatre projets de delphinariums, contribution à la création d’un sanctuaire international pour les mammifères marins en Méditerranée (Sanctuaire Pelagos), et participation à sa gestion »[123].

Dans la réalisation de sa mission donc, l’association SOS Grand Bleu met surtout en avant le côté éducatif avec le programme « classe des mer » qui organise des activités classées jeunesse et sport : « Véritable outil pédagogique, le voilier « Santo-Sospir » permet aux scolaires, centres de loisirs, institutions spécialisées (accès fauteuil roulant sur le voilier), d’approcher la voile latine, tout étant sensibilisé à l’environnement marin[124]. »

Elle organise également des actions de sensibilisation, notamment pour éradiquer les déchets en plastique, pour éduquer les plaisanciers à respecter la mer, et elle organise des opérations de nettoyage du fond marin.

  • Leur(s) stratégie(s) de communication 
  • Les enjeux pour les associations 

Pour les associations de défense du droit des animaux, le principal objectif est aujourd’hui d’attirer l’attention du plus grand nombre sur les conditions des animaux en général (l’abandon et la maltraitance des animaux domestiques, la cruauté envers les animaux d’élevage) et des animaux de cirque en particulier. Elles ont compris aujourd’hui qu’il fallait toucher également toutes les tranches d’âges, et cela dès le plus jeune âge, la clé du succès de leur mission est en effet, et avant tout, l’éducation. C’est pour cela qu’elles mènent des campagnes de sensibilisation assez importantes chacune.

Ainsi, pour l’association C’est Assez ! la plus  « jeune » parmi celles que nous avons étudié, ses actions consistent en grande partie en des manifestations organisées devant les lieux de captivité des cétacés. L’association SOS Grand bleu organise des   classes de mer pour les plus jeunes  ainsi que des sorties en mer qui permettent d’admirer les cétacés dans leur milieu naturel pour tous les âges. La Fondation Brigite Bardot s’adresse également aux plus jeunes avec son « Info-Journal Junior qui présente, chaque trimestre, un nouvel animal mais aussi avec son site junior dédié : jeux, quiz mais aussi informations et téléchargements des magazines junior… »[125].

  •  Leur actions :  

Campagnes presse 

Toutes les associations que nous avons étudiées ici ont recours à des campagnes de presse, mais les méthodes adoptées ne sont pas toujours pareilles.

Pour Code Animal par exemple, depuis 2009, elle rédige régulièrement des communiqués de presse, à chaque grande action menée : Février 2009 7 organisations réclament la disparition des animaux sauvages dans les cirques ; Septembre 2016 Code animal porte plainte contre le cirque La Piste d’or pour mauvais traitements.

La Fondation Brigitte Bardot procède également de cette manière en produisant des communiqués de presses mais aussi des lettres ouvertes adressées aux politiques et personnalités publiques[126].

Pour 30 Millions d’ami, ayant débuté comme étant une simple émission de télévision, la Fondation avait un lien privilégié avec la presse puisque l’émission a été diffusé sur des chaînes d’envergure nationale durant 40 ans, jusqu’à son arrêt en juin 2016. Mais cela non sans avoir gagné une solide renommée auprès des spectateurs, la Fondation 30 Millions d’amis est l’une des plus populaires en France aujourd’hui. Mais la Fondation 30 Millions d’amis c’est aussi un magazine sur support papier qui a commencé à être imprimé en 1978.

De même la Fondation Brigitte Bardot édite également « chaque trimestre un Info-Journal qui présente l’actualité de la Fondation, ses actions en France et dans plus de 70 pays »[127].

Lors d’une manifestation en 2015 en plein centre de Nantes pour dénoncer les massacres et les captures de dauphins à Taiji, au Japon, l’association C’est Assez a bénéficié d’une visibilité assez importante dans la presse française : relayée par Presse Océan, les nouvelles de la manifestation a ensuite été reprise par ouest Frnace, Oise hebdo, Courrier Picard, Le Parisien, L’OBS Le Plus, Paris Match, ainsi que dans 30 Millions d’amis, Terrafemina, Le monde. 

Campagnes publicitaires

Pour les campagnes publicitaires, les associations les plus visibles sur les espaces publicitaires sont 30 Millions d’Amis avec des vidéos chocs, la campagne 2018 de la fondation « dites non à l’abandon »  « met en scène l’histoire de la relation exceptionnelle qui s’établit entre maître et chien »[128].

Mais toutes ces associations réalisent des vidéo qu’elles diffusent sur des canaux différents, notamment leur propre site  et sur youtube :

  • One Voice a ainsi diffusé sur youtube le dressage des jeunes lions destinés au cirque filmé par ses enquêteurs.
  • L’association SOS Grand Bleu a sa propre chaîne youtube : chaîne Youtube SOS Grand Bleu
  •  

 Campagne de lobbying

Jusqu’à aujourd’hui, les campagnes de lobbying ayant réellement produit effet restent ceux de la Fondation Brigitte Bardot portés par sa fondatrice l’ancienne actrice BB. Ainsi, depuis sa création en 1986, la fondation a réussi à faire  interdire la caudectomie[129]. Et en 2003 et en 2006, à la suite de ses interventions auprès des parlementaires, la Fondation obtient l’interdiction de l’importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats en France[130]

Les actions de lobbying des associations concernant les animaux de cirques et des delphinariums peinent malheureusement aujourd’hui à atteindre les politiques au niveau nationale. Seules les communes sont aujourd’hui réceptives à leur message.

  • L’évolution de leur communication depuis l’avènement du digital

Depuis l’avènement du digital, on note un engouement très important de la part des associations de défense des animaux pour internet. La plupart d’entre elles (celles que nous avons étudiées) ont leur propre site internet. Pour la Fondation Brigitte Bardot, elle a également des sites et des  pages facebook dédiées pour chaque campagne organisée. (Adoptions ; Boutique ; Fourrure ; Hippophagie ; Abattage rituel). 

Toutes ces associations sont présentes sur les réseaux sociaux (notamment facebook, instagram, twitter, et youtube…).

  • Les prises de position des personnalités et des experts 

Comme les associations de défense de la cause animale Outre-antlantique, les associations françaises se sont également entourées de personnalités pour les aider à faire gagner la cause. La plus célèbre, autant admirée que décriée, étant l’ancienne actrice et fondatrice de la Fondation du même nom Brigite Bardot. Elle est notamment connue pour ses campagne contre a chasse aux phoques et contre la fourrure. 

On peut également citer André-Joseph Bouglione, descendant d’une célèbre famille de dompteurs et directeur de cirque français[131] qui décide d’arrêter ses activités en 2017 car « La cage, c’est leur prison à perpétuité. Certains comportements que l’on croyait normaux sont en fait des signes de stress. Par exemple, le balancement que font les éléphants à l’arrêt : je croyais que cela signifiait qu’ils étaient détendus. En fait, les éléphants libres ne le font jamais. C’est juste un trouble lié à l’enfermement. Impossible de l’ignorer une fois qu’on le sait… Il y a entre 300 et 400 cirques en France ; ils détiennent une quinzaine d’éléphants et environ 2 000 fauves. Certains dompteurs savent encore les dresser dans le calme et la douceur, mais ils sont devenus rares car le métier s’est perdu. Certains jeunes improvisent totalement, quitte à faire n’importe quoi. »[132]

  • Politique

Pour ce qui est des politiques, les grandes personnalités politiques, élues ou non, sont assez timides concernant ce sujet. A l’image de la mairesse de Paris Anne Hidalgo qui a certes manifesté sa volonté de faire cesser l’exploitation des animaux sauvages dans  les cirques, tout en se gardant de prendre les mesures règlementaires nécessaire pour que cela soit effective. Attendant que ce soit  Nicolas Hulot qui prenne la responsabilité d’une interdiction au niveau national. Or ce dernier semble privilégier les intérêts économiques au bien-être des animaux.

  • Echec/ réussite des associations

Au vue de ces développements, force est de constater que les associations françaises de défense des animaux ne sont pas encore parvenue à faire entendre de manière pertinente leur appels à rejoindre la cause et cela même si elles ont adapté leur modes de communications aux évolutions technologiques. 

Quelques associations,  que l’on pourrait qualifier de « traditionnelles » vue leur présence sur la scène publique assez étalé dans le temps, ont su tirer leur épingle du jeu certes, mais cela n’a pas encore apporté les résultats escomptés : la France semble bien loin encore de l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques. 

Sources : nous-mêmes 

Il faudrait que les autres associations soient plus visibles sur la scène publique pour diversifier les canaux par lesquels passent le message afin que la mobilisation soit plus importante et que cela aboutisse à un résultat plus concret au niveau national et même au niveau des collectivités térritoriales.

Source : nous-mêmes

Chapitre conclusion

Ainsi donc les associations de défense des droits des animaux peinent encore à faire entendre leur voix auprès des politiques français afin d’interdire l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques. Et cela même si elles occupent quand même des espaces de communication assez importants, notamment la presse traditionnelle et les outils de communication fournis par internet. 

Notre première hypothèse de recherche était que plus l’association est visible sur la scène publique, plus le niveau de participation à la cause et donc l’implication à la communauté est élevé. 

Cette hypothèse semble être vérifiée par les enquêtes réalisées sur le terrain est partiellement vérifiée, en effet si les répondants sur FB pensent à 100% qu’il est normal de protéger et défendre les animaux, seules 60% personnes interrogées à l’entrées des cirques se sentent concernées par les conditions de vie des animaux de cirques[133].   

Les très grandes majorités des répondants pense cependant que les animaux ne sont pas heureux dans les cirques et qu’ils n’y sont pas très bien traités. 

Source : nous-mêmes

Cependant, seul 62, 5% des répondants seraient d’accord pour l’interdiction des animaux dans les cirques et 25% sont indécis. 

Quoi qu’il en soit, l’adhésion aux associations est très faible, 90% des répondants ont répondu ne pas faire partie d’une association de défense des droits des animaux alors que 78.1% se sont dits prêts à soutenir les actions de défenses des animaux dans les cirques. Ces chiffres semblent s’expliquer par le fait que les associations n’arrivent pas à atteindre efficacement leur public, 75% pensent en effet que les associations de défenses ne communiquent pas assez sur les conditions des animaux de cirques. 

Notre deuxième hypothèse était que plus l’exposition à la  bouche-à-oreille positif liée à l’association est élevée, plus la personne sera susceptible de rejoindre la communauté. Cette hypothèse n’est pas vraiment vérifiée, en effet, même si 75 des répondants affirment que les associations ne communiquent pas assez sur la condition des animaux de cirques, ils ont une idée assez précise des conditions de vie des animaux et du fait que ces derniers ne sont pas toujours bien traités. 

Ce qui signifie que la bouche-à-oreille existe quand même mais cela ne semble pas inciter le public à adhérer à la cause. Ce dernier semble attendre des associations qu’elles modifient leur mode de communication.

La principale limite de la recherche pour ce travail a sans doute été l’inaccessibilité des associations que nous avons voulu interviewé, ce qui ne nous a pas permis d’avoir une appréhension au plus près des difficultés qu’elles rencontrent dans la communication et le « reaching » auprès du public. Nous avons pu résoudre partiellement le problème de l’échantillonnage du public en posant directement des questions devant un cirque, mais le nombre de répondants reste quand même assez limité.

Au vue de tous ce travail, et malgré les lacunes des associations à faire adhérer à la cause des animaux de cirques, nous nous sommes quand même posée la question de savoir s’il y avait réellement une volonté politique de faire cesser cette pratique. Etant donné le retard de la France par rapport à nombres de ses pays voisins.

Annexes

Liste bibliographique

Textes législatifs

  • Circulaire DNP/CFF no 2008-2 du 11 avril 2008 relative au certificat de capacité pour l’élevage d’animaux d’espèces non domestiques autres que celles de gibier dont la chasse est autorisée, http://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/fiches/exboenvireco/200811/eat_20080011_0100_0006.pdf
  • Italian Government, no. 157 Norme per la protezione della fauna selvatica omeoterma e per il prelievo venatorio, 1992.
  • Dutch Government Besluit van 5 juni 2014, houdende regels met betrekking tot houders van dieren (Besluit houders van dieren), 2014
  • Scottish Government Wild animals in travelling circuses (Scotland) Bill, 2017

Articles

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  • Sullivan, E. A., 2008. Delve deeper. Marketing News, 42, (7), p. 24

Webographie

Table of Contents

1.     Chapitre introduction

2.     Revue critique de littérature

2.1.     Du droit des animaux

2.2.     De la stratégie de communication pour les associations

2.2.1.      La stratégie de communication des associations de protection pour les animaux

2.2.1.1.       Les méthodes de sensibilisation

2.2.1.2.       Sensibiliser

2.2.1.2.1.     Les bases de la sensibilisation : plaidoyer et lobbying

2.2.1.2.2.     La recherche de partenaires

2.2.1.2.3.     Susciter l’attention du public au niveau local

2.2.1.2.3.1.     Utilisation des médias traditionnels

2.2.1.2.3.2.     Les outils issus des nouvelles technologies de communication et d’information

2.2.1.3.       La nécessiter de réaliser un déploiement de moyen important pour des résultats efficaces

2.2.1.3.1.     Informer sur la cause

2.2.1.3.1.1.     Par le biais d’internet

2.2.1.3.1.1.1.      Site internet: un contenu personnalisé pour l’association

2.2.1.3.1.1.2.      E-mails et e-newsletter: lettres personnalisées

2.2.1.3.1.1.3.      Blog: un endroit chaleureux pour la discussion

2.2.1.3.1.1.4.      Blog vidéo: mots, sons et visuels pour une personnalité unique

2.2.1.3.1.1.5.      Forum de discussion: un véritable lieu de conversation

2.2.1.3.1.2.     Mesures importantes pour des résultats efficaces

2.2.1.3.1.2.1.      Magasines imprimés et numériques: place la charité comme expert

2.2.1.3.1.2.2.      Print Newsletter: une information condensée dans un document

2.2.1.3.1.2.3.      Application mobile: chemin vers une grande source d’information

2.2.1.3.1.3.     Moyens traditionnels pour moins de dépenses

2.2.1.3.1.4.     Relations de presse: informer sans frais

2.2.1.3.2.     Créer une réaction

2.2.1.3.2.1.     Actions / Evénements: Meilleure façon de motiver le public

2.2.1.3.2.1.1.      Les événements directs: la distribution des manifestations et des tracts

2.2.1.3.2.1.2.      Les événements passifs: présence sur les salons, conférences et soirées de collecte de fonds

2.2.1.3.2.2.     Moyens traditionnels: prouvé leur efficacité

2.2.1.3.2.2.1.      Affiches / Panneaux d’affichage: un impact géographique important

2.2.1.3.2.2.2.      Spot radio: un appel audible à l’action

2.3.     Hypothèses

3.     Chapitre méthodologie

4.     Chapitre analyse des résultats

4.1.     État des lieux du cirque

4.1.1.      Histoire

4.1.2.      Définition : cirque traditionnel (avec animaux Vs moderne)

4.1.3.      La capture et le dressage des animaux

4.1.4.      La communication des cirques

4.1.5.      La réglementation

4.1.5.1.       Statut juridique et textes de loi

Chapitre conclusion

Annexes

Liste bibliographique

Textes législatifs

Articles

Webographie


[1] David-Gibert, G. (2006). Annexe VI. L’histoire du cirque en quelques dates. Dans Les arts du cirque: Logiques et enjeux économiques (pp. 195-197). Paris: Ministère de la Culture – DEPS.

[2] « Le cirque repose alors sur une piste conçue pour permettre à un cheval de galoper. Il y avait aussi des équilibristes qui montraient leur talent de dressage et d’acrobates ». Louis-Patrick Leroux, professeur au Département d’études françaises de l’Université de Concordia, spécialiste de l’art du cirque.

[3] http://www.circopedia.org/SHORT_HISTORY_OF_THE_CIRCUS

[4] Louis-Patrick Leroux, cité in https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1066178/une-petite-histoire-des-arts-du-cirque

[5] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1066178/une-petite-histoire-des-arts-du-cirque

[6] Italian Government, no. 157 Norme per la protezione della fauna selvatica omeoterma e per il prelievo venatorio, 1992. 

[7] Dutch Government Besluit van 5 juni 2014, houdende regels met betrekking tot houders van dieren (Besluit houders van dieren), 2014. 

[8] Scottish Government Wild animals in travelling circuses (Scotland) Bill, 2017. 

[9] J. Dorning, S. Harris and H. Pickett The welfare of wild animals in travelling circuses, 2016. https://goo.gl/LDzSH4.  

[10] M. Radford, Wild animals in travelling circuses, 2007.

[11] Un processus qui implique de modifier le comportement de l’animal, mais pas sa constitution génétique.

[12] https://www.fnovi.it/sites/default/files/fve_position_on_the_travelling_circuses_adopted.pdf

[13] https://www.peta.de/web/zwei_drittel_der.3299.html

[14] May 2012. Elsass/France in DNA. 

[15] Circulaire DNP/CFF no 2008-2 du 11 avril 2008 relative au certificat de capacité pour l’élevage d’animaux d’espèces non domestiques autres que celles de gibier dont la chasse est autorisée, http://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/fiches/exboenvireco/200811/eat_20080011_0100_0006.pdf

[16] LOI n° 2015-177 du 16 février 2015 relative à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures dans les domaines de la justice et des affaires intérieures, modifiant le code civil. Dans son article 1, la loi prévoit ainsi que «Avant le titre Ier du livre II, il est inséré un article 515-14 ainsi rédigé :

« Art. 515-14. – Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis au régime des biens. ». 

[17] Peter Singer, Animal Liberation (New York: The New York Review of Books 1975). Reprinted by Thorsons (1991). 

[18] Peter Singer, Practical Ethics (Cambridge: Cambridge University Press 1980); ‘Utilitarianism and vegetarianism’, Philosophy and Public Affairs 9, 8 (1980); ‘Animals and the value of life’, in Matters of Life and Death, ed. T. Regan (New York: Random House 1980); ‘Killing humans and killing animals’, Inquiry 22 (1979); ‘All animals are equal’, Philosophical Exchange 1, 5 (1974).

[19] Tom Regan, Th e Case for Animal Rights (Berkeley: Th e University of California Press 1984). Reprinted by Routledge (1988). 

[20] Voir notamment: Stephen Clark, The Moral Status of Animals (Oxford: Oxford University Press 1977); Mary Midgeley, Animals and Why They Matter (Harmondsworth: Penguin 1984); S. F. Sapontzis, Morals, Reasons, and Animals (Philadelphia: Temple University Press 1987); James Rachels, Created From Animals: Th e Moral Implications of Darwinism (Oxford: Oxford University Press 1990); David deGrazia, Taking Animals Seriously (Cambridge: Cambridge University Press 1996)

[21] https://www.ensemblepourlesanimaux.org/project/langleterre-bannit-les-cirques-itinerants-avec-animaux-sauvages-a-partir-de-2020/

[22] P. Singer, La libération animale, Grasset 1993. 

[23] P. Pic et Y. Coppens, Aux origines de l’humanité, t. 2. Le propre de l’homme, Fayard, 2001. 

[24] Nadège Reboul-Maupin, Nos amis, les animaux… sont désormais doués de sensibilité : un tournant et des tourments !, Recueil Dalloz 2015 p.573. 

[25] Ibid. 

[26] De ce point de vue, la loi de M. Godwin trouve ici une surprenante application : dans les débats éthiques français, le rapport au nazisme n’apparaît pas quand la discussion a trop duré, comme sur internet, mais toujours au départ de celle-ci. Les partisans luttent contre une position qui, d’une façon ou d’une autre, leur rappelle celle de l’Allemagne nazie – en général au mépris de toute considération historique ! Concernant l’animal, on est surpris de la constance de la référence à la législation du IIIe Reich (de façon emblématique, V. L. Ferry, Le nouvel ordre écologique, Grasset, 1992), comme si la préoccupation que ce régime aurait eue pour la cause animale devait ensuite éclabousser tous ses partisans (pour une critique de ces conceptions historiques, V. E. Hardouin-Fugier, La protection de l’animal sous le nazisme : un recyclage français de la propagande nazie, in E. Hardouin-Fugier, E. Rens et D. Olivier, Luc Ferry ou le rétablissement de l’ordre, Paris, 2002).

[27] Ibid. 

[28] Marketing, l’essentiel et l’expertise à l’ère digitale, Eric Vernette, EYROLLES, 4e édition

[29] Ibid. 

[30] Voir Kotler – 1978 – p. 10

[31] Kotler – 1978 – p. 32 ss. 

[32] Voir à ce sujet, Marketing & Communications in Nonprofit Organizations, David Williamson, Essays on Excellence Lessons from the Georgetown Nonprofit Management Executive Certificate Program, 2009.

[33] Kotler – 1991 – p. ix. 

[34] Mayaux/ Revat – 1994/ 1 – p. 53. 

[35] Voir à ce sujet L. Zetter, Lobbying: The Art of Political Persuasion, Harriman House Ltd; 2 édition (16 Sept. 2011), 586 pages  

[36] LOI n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique. 

[37] «Fais ce que tu fais de mieux et fais du partenariat pour le reste.» Nancy Arsenault, 2016.

[38] “End of the road for the travelling animal show? MPs pushing for circus ban”, https://www.express.co.uk/news/nature/686141/End-road-travelling-animal-show-MPs-pushing-circus-ban

[39] http://www.anis.asso.fr/Enquete-La-communication-des-associations-et-le.html

[40] http://www.anis.asso.fr/Enquete-La-communication-des-associations-et-le.html

[41] Anderson A. Source strategies and the communication of environmental affairs. Media Culture Soc 1991, 13:459– 476.

[42] Turner G, Bonner F, Marshall PD. Fame Games: The Production of Celebrity in Australia. Cambridge: Cam- bridge University Press; 2000. Lester L. Lost in the wilderness? Celebrity, protest and the news. Journal Stud 2006, 7:907– 921.

[43] Boykoff MT, Goodman M. Conspicuous redemption: promises and perils of celebrity involvement in climate change. Geoforum 2009, 40:395– 406

[44] Smith NW, Joffe H. Climate change in the British press: the role of the visual. J Risk Res 2009, 12:647– 663

[45] Brockington D. Celebrity and the Environment. Fame Wealth and Power in Conservation. London: Zed; 2009, 92.

[46] Anderson A, Petersen A, Wilkinson C, Allan S. Nan- otechnology, Risk and Communication. Houndmills: Palgrave Macmillan; 2009.

[47] http://www.donenconfiance.org/offres/doc_inline_src/759/La_confiance_des_FranE7ais_et_la_gE9nE9rositE9-Octobre2017_web.pdf

[48] Schuyt et al., 2004, p.2.

[49] Cité in Fernsler, T., 2008. A leap in online giving reported. Nonprofit World, 25 (6), p.30.

[50] Brian Solis, Social media is about social science not technology, 2012, www.briansolis.com.

[51] en Martin, Don’t speak French to me: A social media marketing lesson for associations, www.benmartincae.com

[52] ASPCA, Your stories, www.aspca.org & see appendix II.2, p.7 for the example of infographic

[53] FLAC, agir, www.flac-anticorrida.org

[54] Oceana’s blog, www.oceana.org/en/eu/blog.

[55] HUSU’s video blog, www.video.humanesociety.org

[56] 30 Millions d’Amis, Nos actions, Les Coupables, www.30millionsdamis.fr & ASPCA, www.nopetstorepuppies.com

[57] 30 Millions d’Amis, forum, www.30millionsdamis.fr/acces-special/forums.html

[58] TNS Sofres, Baromètre de confiance des Français à l’égard des associations et fondations, 2011, www.tns-sofres.com

[59] 30 Millions d’Amis, www.30millionsdamis.fr/la-fondation/appli-iphone-30-millions-damis.html

[60] Content Marketing Institute, Content Marketing Playbook, www.contentmarketinginstitute.com

[61] HSUS, Taking Action For Animals, www.humanesociety.org

[62] The New York Times, Nonprofits Are Buying More Air Time, www.nytimes.com

[63] 30 Millions d’Amis, Nos campagnes, Sensibiliser, www.30millionsdamis.fr

[64] HSUS, ads, www.theshelterpetproject.org

[65] Manson, 2008, p.207.

[66] Alan Roocroft, consultant en éléphants pour les cirques et les zoos, dans son livre Managing Elephants, cité in https://www.change.org/p/nicolas-hulot-stop-à-l-ankus-ce-crochet-qui-violente-les-éléphants

[67] http://www.cirques-de-france.fr/les-cirques-en-questions

[68] Hugues Hotier, « La communication de l’entreprise cirque », Communication et organisation [Online], 3 | 1993, Online since 26 March 2012, connection on 20 June 2018. URL : http://journals.openedition.org/communicationorganisation/1631 ; DOI : 10.4000/communicationorganisation.1631 

[69] Laurent Babé , « Les publics du cirque Exploitation de la base d’enquête du DEPS « Les pratiques culturelles des Français à l’ère du numérique – Année 2008 » https://bit.ly/2JWPKs0

[70] Ibid. 

[71] Ibid. 

[72] 8 non renseignés. HorsLesMurs répertorie principalement des collectifs et des compagnies

[73] HorsLesMurs, les chiffres clés des arts du cirque et des arts de la rue, 2010. http://horslesmurs.fr/wp-content/uploads/2014/04/memento1-web.pdf

[74] https://rm.coe.int/1680072352

[75] Règlement (CE) no 1/2005 du Conseil relatif à la protection des animaux pendant le transport et les opérations annexes

[76] http://www.cirques-de-france.fr/les-cirques-en-questions

[77] Ibid. 

[78] Ibid.

[79] Ibid. 

[80] http://cirques-de-france.fr/les-communes-qui-agissent-en-faveur-des-animaux

[81] « Les élus de la capitale ont pourtant voté à l’unanimité le vœu de la maire de Paris, Anne Hidalgo, de bannir les cirques utilisant des animaux sauvages (13/12/2017). Un vote qui n’a toutefois qu’une valeur symbolique dans la mesure où il n’était assorti d’aucune échéance, A. Hidalgo ayant renvoyé à Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, la responsabilité d’une interdiction nationale ». http://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/13378-cirques-avec-animaux-tensions-avec-les-communes-qui-les-refusent/

[82] http://www.code-animal.com

[83] http://www.code-animal.com/les-campagnes-code-animal/campagne-zoos/

[84] http://www.zoo-de-france.com/content/code-animal-porte-plainte-contre-le-zoo-dattilly

[85] http://www.zoo-de-france.com/sites/default/files/doc_a_tel/cp_plainte_zoo_strasbourg_0.pdf

[86] http://www.code-animal.com/les-campagnes-code-animal/campagne-nacs/

[87] http://www.code-animal.com/les-campagnes-code-animal/campagne-delphinariums/

[88] http://www.code-animal.com/les-campagnes-code-animal/campagne-delphinariums/le-discours-des-delphinariums-decrypte/

[89] http://www.code-animal.com/les-campagnes-code-animal/campagne-cirques/

[90] http://www.cirques-de-france.fr/ressources/derri-re-les-paillettes-le-stress-f-vrier-2018

[91] http://www.cirques-de-france.fr/silence-complice

[92] https://www.change.org/p/nicolas-hulot-stop-à-l-ankus-ce-crochet-qui-violente-les-éléphants

[93] https://www.change.org/p/le-cirque-médrano-libérez-lechmee-kamala-et-mina

[94] http://www.cirques-de-france.fr/lexploitation-animale-nest-pas-mon-patrimoine

[95] http://www.30millionsdamis.fr/la-fondation/nos-combats/

[96] http://www.30millionsdamis.fr/la-fondation/nos-combats/proscrire-lexploitation-cruelle-des-animaux-de-cirques/

[97] http://www.30millionsdamis.fr/la-fondation/nos-combats/proscrire-lexploitation-cruelle-des-animaux-de-cirques/

[98] Ibid.

[99] http://www.fondationbrigittebardot.fr/la-fondation-brigitte-bardot/organisation

[100] http://www.fondationbrigittebardot.fr/la-fondation-brigitte-bardot/actions-en-france

[101] Ibid. 

[102] http://www.fondationbrigittebardot.fr/la-fondation-brigitte-bardot/actions-a-l-international

[103] http://www.fondationbrigittebardot.fr/la-fondation-brigitte-bardot/actions-a-l-international

[104] http://www.fondationbrigittebardot.fr/la-fondation-brigitte-bardot/actions-a-l-international

[105] http://www.fondationbrigittebardot.fr/la-fondation-brigitte-bardot/la-fondation-en-chiffres

[106] https://one-voice.fr/fr/one-voice/lhistoire/lhistoire-copie.html

[107] https://one-voice.fr/fr/one-voice/lhistoire/lhistoire-copie.html

[108] Muriel Arnal, Présidente fondatrice de One Voice, https://one-voice.fr/fr/one-voice/lhistoire/lhistoire-copie.html

[109] https://one-voice.fr/fr/one-voice/lhistoire/lhistoire-copie.html

[110] https://one-voice.fr/fr/one-voice/lhistoire/lhistoire-copie.html

[111] https://one-voice.fr/fr/one-voice/la-gouvernance.html

[112] https://www.petafrance.com/a-propos-de-peta/

[113] https://www.petafrance.com/a-propos-de-peta/

[114] https://www.petafrance.com/nos-campagnes/divertissement/les-animaux-de-cirque-aux-premiere-loges-dun-spectacle-cruel/

[115] Extrait du discours de Christine GRANDJEAN (Présidente de C’est Assez!) devant les parlementaires le 14/04/2015,http://www.cestassez.fr/p/qui-sommes-nous.html  

[116] Ibid. 

[117] http://www.cestassez.fr/p/le-manifeste.html

[118] Ibid.

[119] http://www.cestassez.fr/p/action-passees.html

[120] http://www.cestassez.fr/p/action-passees.html

[121] https://www.sosgrandbleu.asso.fr

[122] Ibid. 

[123] https://www.sosgrandbleu.asso.fr

[124] https://www.sosgrandbleu.asso.fr/categorie/classes-de-mer/

[125] http://www.fondationbrigittebardot.fr/la-fondation-brigitte-bardot/communication

[126] http://www.fondationbrigittebardot.fr/espace-presse/communiques-lettres-ouvertes

[127] http://www.fondationbrigittebardot.fr/la-fondation-brigitte-bardot/communication

[128] https://www.youtube.com/watch?v=XW5-CQdmE_8

[129] Historiques et grandes étapes [archive] – fondationbrigittebardot.fr

[130]«  Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n’auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d’un commerce scandaleux, d’une cruauté inimaginable, inhumaine » Article : Fourrure de chiens et chats : grande victoire ! [archive] – fondationbrigittebardot.fr

[131] « Je suis né dans l’une des plus illustres familles circassiennes de France. Mes oncles Firmin, Emilien, Sampion et mon père Joseph représentaient la quatrième génération, mes cousins et moi appartenons à la cinquième. Quant à mon épouse Sandrine, née Suskow, elle est issue d’une célèbre lignée de dompteurs allemands. Nous avons tous les deux fait l’essentiel de notre carrière dans des numéros de domptage, que ce soit avec des tigres, des lions ou des éléphants. Nous avons été conditionnés dès l’enfance à dresser des animaux. Pour nous, c’était naturel ». http://www.liberation.fr/france/2018/04/02/andre-joseph-bouglione-pour-les-animaux-la-cage-c-est-la-prison-a-perpetuite_1640561

[132] Ibid. 

[133] Voir la réponse au questionnaire à l’entrée du cirque Zavatta en annexe.

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