Comment éviter le Plagiat au sein de votre Mémoire ?
YouTube video

Sommaire

La question du taux de plagiat acceptable dans un mémoire revient très fréquemment chez les étudiants engagés dans un travail académique ou un travail universitaire évalué, qu’il s’agisse d’un mémoire de licence, de master ou d’un mémoire de recherche.
Entre la généralisation des outils de détection automatique, les exigences parfois imprécises des établissements d’enseignement supérieur et les informations contradictoires disponibles en ligne, une confusion persistante entoure les notions de plagiat, de similarité et de conformité académique.

Cet article vise à clarifier la notion de plagiat dans la rédaction universitaire et plus largement dans l’écriture scientifique, à expliquer pourquoi il n’existe pas réellement de seuil toléré dans une production académique, et à fournir des repères concrets pour rédiger un mémoire conforme aux normes universitaires, aux exigences institutionnelles et aux principes fondamentaux de l’intégrité scientifique.

Étudiante concentrée travaillant sur son ordinateur portable à un bureau, entourée de livres et de feuilles annotées, dans un environnement de bibliothèque symbolisant le travail universitaire, la recherche académique et la prévention du plagiat.

Qu’est-ce qu’un mémoire universitaire et pourquoi il est strictement encadré

Selon le Dictionnaire de l’Académie française, un mémoire est une
« dissertation d’une certaine ampleur portant sur une question précise dans les domaines scientifique, littéraire, etc. ».
Cette définition met en évidence deux éléments fondamentaux : l’ampleur du travail et la précision du sujet traité.

Constant et Lévy (2015), dans leur ouvrage Réussir mémoire, thèse et HDR, précisent qu’un mémoire constitue un
travail personnel de recherche et d’expression écrite, puis orale.
Il ne s’agit donc pas d’une simple compilation de sources, mais d’une production intellectuelle originale fondée sur une réflexion autonome.

Mini cas pratique :
Un étudiant en sciences de gestion rédige un mémoire sur la motivation au travail.
S’il se limite à reformuler des articles existants sans analyse personnelle, son mémoire sera jugé insuffisant.
En revanche, s’il compare les approches théoriques, discute leurs limites et propose une interprétation argumentée, son travail répond pleinement aux attentes universitaires.

Le mémoire représente également une épreuve certificative majeure.
Il permet d’évaluer la capacité de l’étudiant à conduire une recherche, à structurer une argumentation et à respecter les normes de la rédaction académique.

Plagiat dans un mémoire : définition claire et exemples concrets

D’après le Dictionnaire de l’Académie française, plagier signifie
« emprunter à d’autres auteurs des passages de leurs œuvres en les donnant pour siens ».
Dans le cadre d’un mémoire universitaire, cette pratique constitue une infraction grave aux règles académiques.

Un mémoire contenant du plagiat est donc un travail académique non intègre, dans lequel des idées, des formulations ou des structures argumentatives sont reprises sans attribution correcte.
Le plagiat peut être intentionnel, mais aussi involontaire, notamment lorsque les règles de citation sont mal maîtrisées.

Exemple concret :
Reprendre une définition trouvée dans un article scientifique et la reformuler légèrement sans citer l’auteur constitue du plagiat.
Même reformulée, une idée doit toujours être associée à sa source.

Les principales formes de plagiat dans un mémoire

Type de plagiatDescription
Plagiat intégralCopie mot à mot d’un texte sans aucune citation
Plagiat partielReprise d’idées ou de passages sans référence explicite
Auto-plagiatRéutilisation de travaux personnels antérieurs sans signalement

Ces différentes formes montrent que le plagiat ne se limite pas à la copie brute.
Il concerne également la structure du raisonnement et la logique argumentative d’un mémoire de recherche.

Existe-t-il vraiment un taux de plagiat toléré dans un mémoire universitaire ?

Cette question est centrale dans la rédaction universitaire.
Selon Kalika, Mouricou et Garreau (2023), dans Le mémoire de master,
le plagiat est totalement interdit dans les productions académiques et scientifiques.
Il est même qualifié de fraude vis-à-vis du système d’enseignement supérieur.

Sur le plan éthique et académique, il n’existe donc aucun taux de plagiat acceptable dans un mémoire.
Toute présence de contenu non attribué constitue une violation des règles universitaires.

À retenir :
Le pourcentage affiché par un logiciel anti-plagiat est un indicateur technique, jamais une autorisation implicite.

Certaines universités communiquent néanmoins des seuils techniques (5 %, 10 %, parfois jusqu’à 20 %).
Ces chiffres correspondent principalement aux limites des outils de détection, qui incluent automatiquement :

  • les citations correctement référencées,
  • les expressions académiques standardisées,
  • les titres, annexes et bibliographies.

Ces pourcentages ne doivent donc jamais être interprétés comme une tolérance réelle au plagiat.

Intégrité scientifique : le critère clé pour valider un mémoire universitaire

La question du plagiat ne peut être dissociée de celle de l’intégrité scientifique.
Dans un mémoire universitaire, cette notion constitue un principe fondamental qui encadre l’ensemble de la démarche de recherche et de rédaction académique.

Igalens rappelle que « l’intégrité scientifique repose sur l’éthique, l’intégrité et la déontologie ».
Elle doit guider le chercheur, qu’il soit étudiant ou confirmé, à chaque étape de son travail académique, depuis la collecte des données jusqu’à la rédaction finale du mémoire.

Coutellec (2019) précise que l’intégrité scientifique est une démarche normative visant à encadrer les bonnes pratiques d’une communauté académique en établissant des règles, des normes et des principes partagés.
Elle ne se limite donc pas à l’absence de fraude, mais concerne également la rigueur méthodologique et la transparence intellectuelle.

Mini cas pratique :
Un étudiant cite correctement toutes ses sources, mais déforme volontairement les résultats d’une étude pour renforcer son argumentation.
Même sans plagiat textuel, cette pratique viole les principes de l’intégrité scientifique.

Noucher (2020) souligne que l’intégrité scientifique garantit la fiabilité des résultats et assure que chaque production académique est établie selon les meilleurs standards de la démarche scientifique.
Un mémoire respectant ces principes gagne en crédibilité et en légitimité auprès des jurys universitaires.

Pourquoi les logiciels anti-plagiat affichent un pourcentage (et pourquoi il peut induire en erreur)

Les logiciels anti-plagiat constituent aujourd’hui des outils institutionnels de contrôle académique largement utilisés dans les universités et les établissements d’enseignement supérieur.
Ils s’inscrivent dans une procédure de vérification universitaire destinée à accompagner l’évaluation des mémoires, des travaux de fin d’études et, plus largement, des productions académiques.
Ces outils comparent le texte du mémoire à de vastes bases de données comprenant des publications scientifiques, des contenus web et des travaux universitaires antérieurs.

Le pourcentage affiché correspond à un taux de similarité, et non à un taux de plagiat au sens juridique ou académique.
Il s’agit d’un indicateur technique qui met en évidence des rapprochements textuels, sans porter de jugement direct sur l’intégrité du travail universitaire.
Ce taux inclut fréquemment les citations correctement référencées, les expressions académiques courantes, la bibliographie ou les annexes, ce qui explique pourquoi il ne peut jamais être interprété comme une tolérance officielle au plagiat ni comme une validation automatique par l’institution ou le jury.

Élément détectéImpact sur le taux
Citations entre guillemetsComptabilisées comme similarité
Expressions académiques courantesSouvent détectées automatiquement
Bibliographie et annexesParfois incluses dans le calcul

Ainsi, un mémoire affichant un taux de similarité de 8 % peut être parfaitement conforme, tandis qu’un autre à 2 % peut contenir un plagiat avéré s’il s’agit de passages non cités.

À retenir :
Les logiciels anti-plagiat sont des outils d’aide à la décision.
L’évaluation finale repose toujours sur l’analyse humaine du jury ou de l’encadrant.

Comment éviter le plagiat dans un mémoire : bonnes pratiques essentielles

Éviter le plagiat dans un mémoire de recherche repose avant tout sur l’adoption de bonnes pratiques méthodologiques.
Ces règles doivent être intégrées dès le début du travail académique, et non au moment de la rédaction finale.

  • Identifier systématiquement l’origine des idées
    Toute idée, donnée ou théorie issue d’un autre auteur doit être explicitement citée, qu’il s’agisse d’une citation directe ou indirecte.
  • Distinguer citation directe et citation indirecte
    Les citations mot à mot doivent apparaître entre guillemets et être référencées selon la norme bibliographique en vigueur (APA, Chicago, ISO, etc.).
  • Reformuler avec une réelle valeur ajoutée
    La reformulation implique une compréhension approfondie du texte source et une réécriture personnelle intégrée dans une argumentation propre.
  • Anticiper le contrôle anti-plagiat
    Utiliser un logiciel de détection en amont permet d’identifier les similitudes techniques, sans chercher à atteindre un seuil chiffré arbitraire.

Citer correctement ses sources dans un mémoire universitaire

Toute idée, donnée ou théorie issue d’un autre auteur doit être explicitement citée, que la citation soit directe ou indirecte.
Les normes de citation (APA, Chicago, ISO, Vancouver, etc.) doivent être respectées avec rigueur.

Exemple :
Lorsqu’un étudiant reformule une théorie de motivation issue d’un ouvrage scientifique, il doit mentionner l’auteur, l’année et la source, même si aucun passage n’est cité mot pour mot.

Reformuler de manière critique pour éviter le plagiat

La reformulation ne consiste pas à remplacer quelques mots par des synonymes.
Elle implique une compréhension réelle du texte source et une réécriture personnelle intégrée dans une argumentation propre.

Un mémoire de recherche de qualité articule les apports théoriques existants avec une analyse personnelle, ce qui réduit naturellement le risque de plagiat.

Anticiper un contrôle anti-plagiat universitaire

Une autre bonne pratique consiste à utiliser soi-même un logiciel de détection avant le dépôt final du mémoire.
Cette démarche permet d’identifier d’éventuelles similitudes et d’ajuster la rédaction ou les références si nécessaire.

Toutefois, cet usage doit rester raisonné.
L’objectif n’est pas d’atteindre un chiffre arbitrairement bas, mais de s’assurer que chaque emprunt intellectuel est correctement signalé et intégré dans une réflexion personnelle.

Mini cas pratique :
Un étudiant détecte un taux de similarité de 12 %.
Après vérification, il constate que ce score provient principalement des citations et de la bibliographie.
Aucune correction n’est nécessaire, car les sources sont correctement référencées.

Plagiat et université : quel est le rôle réel des établissements ?

Au-delà de la responsabilité individuelle de l’étudiant, les institutions d’enseignement supérieur jouent un rôle central dans la prévention du plagiat.
Plutôt que de chercher à définir un hypothétique taux de plagiat acceptable, elles doivent favoriser une culture de l’intégrité scientifique.

Cette prévention passe notamment par :

  • des formations méthodologiques à la rédaction universitaire,
  • une sensibilisation précoce aux règles de citation et de référencement,
  • un accompagnement pédagogique tout au long du mémoire de recherche.

Un encadrement clair et régulier réduit considérablement les risques de plagiat involontaire et renforce la qualité globale des travaux académiques produits.

Interface numérique avec des icônes hexagonales représentant l’industrie 4.0, la technologie, l’automatisation et l’innovation, avec une main interagissant avec les éléments.

Plagiat dans un mémoire : quelles sanctions réelles à l’université ?

Les sanctions liées au plagiat peuvent être particulièrement lourdes.
Elles varient selon la gravité des faits et les règlements internes des établissements, mais restent toujours dissuasives.

Type de sanctionConséquence possible
Sanction académiqueNote éliminatoire ou invalidation du mémoire
Sanction disciplinaireBlâme, exclusion temporaire ou définitive
Impact professionnelAtteinte durable à la crédibilité académique

Ces conséquences rappellent que le plagiat n’est jamais anodin.
Il peut compromettre non seulement la validation d’un diplôme, mais aussi l’avenir académique et professionnel de l’étudiant.

Conclusion : pourquoi aucun taux de plagiat n’est acceptable dans un mémoire

La rédaction d’un mémoire constitue une étape déterminante du parcours universitaire.
Comme le soulignent Marty et Caparros-Mencacci, le mémoire possède une dimension identitaire : en l’écrivant, l’étudiant construit une partie de son parcours et de sa mémoire académique.

Dans ce contexte, il ne peut exister de taux de plagiat acceptable.
Le mémoire doit être le fruit d’un travail personnel, intégrant les recherches antérieures de manière rigoureuse, critique et explicitement référencée.

En résumé :
  • Il n’existe aucun taux de plagiat acceptable dans un mémoire universitaire.
  • Le pourcentage indiqué par un logiciel correspond à un taux de similarité technique, non à une autorisation.
  • La qualité d’un mémoire repose sur la rigueur méthodologique, la citation des sources et l’intégrité scientifique.

Le respect des règles de citation, associé à une véritable intégrité scientifique, garantit la qualité, la crédibilité et la valeur du travail académique produit.
Plutôt que de chercher un seuil chiffré rassurant, l’étudiant doit s’inscrire dans une démarche de rigueur et de transparence intellectuelle.

C’est cette culture de l’intégrité, partagée entre étudiants, encadrants et institutions, qui permet de préserver la valeur des diplômes et la confiance accordée à la recherche universitaire.

Sources scientifiques et institutionnelles

  • Office français de l’intégrité scientifique (OFIS – HCERES),
    Recommandations relatives à l’intégrité scientifique,
    PDF officiel.
  • HCERES,
    Recommandations de l’OFIS relatives aux modalités de déport du référent intégrité scientifique,
    PDF officiel.
  • Université de Strasbourg,
    Le plagiat : définition, enjeux et prévention,
    PDF pédagogique.

FAQ – Taux de plagiat et mémoire universitaire

1. Existe-t-il un taux de plagiat autorisé dans un mémoire universitaire ?

Non. Sur le plan académique et éthique, aucun taux de plagiat n’est autorisé dans un mémoire.
Toute reprise de contenu sans citation correcte constitue une infraction aux règles universitaires,
même si le pourcentage de similarité affiché est faible.

2. À quoi correspond le pourcentage de similarité indiqué dans un mémoire universitaire ?

Le pourcentage correspond à un taux de similarité, et non à un taux de plagiat.
Il inclut notamment les citations correctement référencées, les expressions académiques courantes,
la bibliographie ou les annexes, ce qui explique pourquoi il ne peut pas être interprété
comme une tolérance officielle au plagiat.

3. Un mémoire avec 10 % de similarité est-il automatiquement refusé ?

Non. Un mémoire peut afficher 10 % de similarité tout en étant conforme,
si les passages détectés correspondent à des citations correctement référencées
ou à des éléments techniques.
À l’inverse, un taux plus faible peut dissimuler un plagiat réel si les sources ne sont pas citées.

4. La reformulation suffit-elle pour éviter le plagiat ?

Non. Reformuler sans citer la source reste du plagiat.
Même reformulée, une idée appartient à son auteur d’origine et doit être explicitement
référencée selon les normes académiques en vigueur.

5. Qu’est-ce que l’auto-plagiat dans un mémoire ?

L’auto-plagiat consiste à réutiliser un travail personnel antérieur
(rapport, devoir, article) sans le signaler.
Cette pratique est également sanctionnée, car chaque mémoire doit constituer
une production originale.

6. Comment éviter efficacement le plagiat dans un mémoire ?

Pour éviter le plagiat, il est essentiel de citer systématiquement ses sources,
de distinguer citations directes et indirectes, de reformuler avec une réelle valeur ajoutée
personnelle et d’anticiper le contrôle anti-plagiat sans chercher à atteindre
un seuil chiffré arbitraire.

besoin d’aide pour votre mémoire ? Contactez-nous!

Contact Form-home
expertmemoire
expertmemoire
0
rédacteur spécialisé
0 %
Plagiat
1 %
confidentiel
0
frais cachés
0 %
paiement sécurisé