
Le plan de mémoire constitue l’ossature de tout travail universitaire et de toute production académique.
Il structure la réflexion, organise la rédaction académique et permet au lecteur – enseignant, jury ou directeur de recherche – de comprendre immédiatement la logique du raisonnement scientifique adoptée dans un travail de recherche.
Un bon plan n’est jamais improvisé. Il répond à des critères précis, partagés par les universités et les écoles, notamment dans le cadre d’un mémoire de recherche ou plus largement d’un projet de recherche académique.
Dans cet article, nous détaillons les 5 caractéristiques essentielles d’un bon plan de mémoire, avec des exemples concrets pour t’aider à les appliquer efficacement dans ton travail académique.

Pourquoi un mauvais plan peut faire chuter la note d’un mémoire ?
Avant même de lire l’introduction, le correcteur évalue le niveau académique à travers le plan.
Dans un contexte d’évaluation académique, un plan mal construit donne immédiatement une impression de flou méthodologique.
À l’inverse, un plan clair et structuré rassure et valorise le travail fourni.
- Il montre que la problématique est maîtrisée
- Il prouve la capacité à organiser une réflexion scientifique
- Il facilite la compréhension globale du mémoire
- Il sert de guide tout au long de la rédaction
C’est pourquoi la construction du plan constitue une étape stratégique de la rédaction universitaire.
Un étudiant soumet un plan de mémoire structuré de la manière suivante :
- Présentation du terrain d’étude
- Revue de littérature
- Analyse des résultats
Dès la lecture du plan, le correcteur peine à comprendre la logique du raisonnement.
La méthodologie est abordée avant le cadre théorique, ce qui crée une impression de désordre méthodologique.
En réorganisant le plan selon une progression logique
(cadre théorique → méthodologie → analyse),
le mémoire gagne immédiatement en clarté et en crédibilité académique.
1. Comment construire un plan de mémoire logique et crédible aux yeux du jury
La première caractéristique d’un plan de mémoire réussi est la cohérence logique.
Chaque partie doit s’enchaîner naturellement avec la précédente.
Il ne s’agit pas d’aligner des idées, mais de construire un raisonnement progressif.
Pourquoi une progression intellectuelle claire est essentielle dans un plan de mémoire
Un plan académique cohérent suit généralement une logique descendante :
- Du général vers le particulier
- Du cadre théorique vers l’analyse empirique
- Du constat vers l’interprétation, puis vers les résultats
Cette progression est attendue dans tout mémoire de recherche, quel que soit le champ disciplinaire.
Dans un mémoire en sciences de gestion, le plan commence généralement par une partie théorique
(consacrée aux concepts et modèles), se poursuit par une partie méthodologique
(présentation du terrain et des outils), puis s’achève par une analyse des résultats.
Cette structure permet au lecteur de comprendre la logique globale du travail académique.
Comment éviter les ruptures logiques dans un plan de mémoire
Un plan incohérent se reconnaît facilement.
Certaines erreurs sont fréquentes en rédaction universitaire :
- Une sous-partie sans lien avec le titre de la partie principale
- Un concept analysé avant d’être défini
- Une conclusion partielle introduite trop tôt
Chaque titre doit répondre à une question précise et préparer la suite du raisonnement.
2. Plan de mémoire : comment répondre clairement à la problématique dès la structure
La problématique constitue le cœur du mémoire.
Un bon plan ne s’en éloigne jamais.
Chaque partie, chaque sous-partie doit contribuer à y répondre, de manière directe ou indirecte.
Le plan comme réponse structurée à la question de recherche
On peut considérer le plan comme une réponse développée à la problématique.
Si une partie n’apporte aucune valeur à cette réponse, elle doit être supprimée ou reformulée.
Problématique : « Comment le télétravail influence-t-il la performance des salariés ? »
Un plan pertinent intégrera :
- Une définition claire de la performance et du télétravail
- Les effets positifs et négatifs identifiés dans la littérature
- Une analyse empirique fondée sur des données de terrain
Toute partie traitant d’un sujet éloigné de cette question serait considérée comme hors sujet.
Une méthode simple pour vérifier la pertinence du plan
Pour tester la qualité d’un plan, une question simple peut être posée :
En lisant uniquement les titres, la réponse à la problématique est-elle perceptible ?
Si la réponse est négative, le plan doit être retravaillé avant de poursuivre la rédaction du mémoire.
3. Plan de mémoire : comment équilibrer les parties pour éviter une mauvaise évaluation
Un plan de mémoire efficace repose sur un équilibre rigoureux entre les parties.
Chaque grande partie doit avoir un poids similaire dans le raisonnement.
Un déséquilibre excessif donne l’impression d’un travail mal maîtrisé.
Pourquoi l’équilibre est-il essentiel en rédaction universitaire ?
Dans un mémoire de recherche, le plan reflète la hiérarchisation des idées.
Si une partie est surdéveloppée et une autre à peine esquissée, le lecteur peut douter de la cohérence globale du travail académique.
- Des parties trop longues déséquilibrent la lecture
- Des sous-parties trop courtes manquent de profondeur analytique
- Une structure inégale fragilise l’argumentation
Un mémoire composé de trois parties de 20 pages, 8 pages et 25 pages manque d’équilibre.
Il est préférable de viser une répartition harmonieuse (par exemple 18 / 20 / 22 pages),
en fonction de l’importance réelle de chaque axe de recherche.
Tableau de repères pour un plan équilibré
| Élément du plan | Bonne pratique | Erreur fréquente |
|---|---|---|
| Parties | Volumes similaires | Une partie dominante |
| Sous-parties | 2 à 4 par partie | Accumulation excessive |
| Longueur | Argumentation développée | Paragraphes trop courts |
4. Rendre son plan de mémoire clair et lisible dès la première lecture
La clarté est une exigence fondamentale en rédaction académique.
Un plan clair permet au lecteur d’anticiper le contenu de chaque partie sans effort.
Des titres explicites et informatifs
Les titres de parties et de sous-parties doivent être précis.
Ils doivent indiquer le contenu réel, sans rester vagues ou trop généraux.
- Privilégier des titres informatifs plutôt que décoratifs
- Éviter les formulations ambiguës
- Employer le vocabulaire académique approprié
Titre peu clair : « Généralités sur le sujet »
Titre amélioré : « Les fondements théoriques de la motivation au travail »
Le second titre annonce clairement le contenu et le cadre conceptuel abordé.
Une numérotation logique et hiérarchisée
La numérotation participe directement à la lisibilité du plan.
Elle permet de visualiser la structure du travail universitaire en un coup d’œil.
- I. / II. / III. pour les grandes parties
- A. / B. pour les sous-parties
- 1. / 2. pour les subdivisions
Cette hiérarchisation facilite la navigation dans le mémoire et renforce la rigueur académique.
5. Plan de mémoire : respecter les normes académiques attendues par l’université
Un plan de mémoire, aussi pertinent soit-il sur le fond, doit impérativement respecter les normes académiques.
Ces règles varient légèrement selon les établissements, mais certaines exigences sont communes à toute rédaction universitaire.
Se conformer aux attentes institutionnelles
Les universités et écoles fournissent généralement des guides méthodologiques précisant les règles à suivre.
Le non-respect de ces consignes peut entraîner des remarques négatives, voire une pénalisation de la note.
- Respect de la structure attendue (introduction, parties, conclusion)
- Hiérarchisation claire des titres
- Utilisation d’une terminologie académique appropriée
Dans certaines institutions, un plan en deux parties est déconseillé pour un mémoire de recherche.
Un plan en trois parties est souvent privilégié, car il permet une analyse plus approfondie et mieux structurée du sujet.
Respecter la logique scientifique
Au-delà des normes formelles, le plan doit refléter une véritable démarche scientifique.
Chaque partie doit s’appuyer sur des sources fiables et s’inscrire dans une progression argumentative rigoureuse.
- Définir les concepts avant de les analyser
- Justifier les choix méthodologiques
- Éviter les jugements subjectifs non étayés
Synthèse des 5 caractéristiques d’un bon plan de mémoire
| Caractéristique | Objectif principal | Impact sur le mémoire |
|---|---|---|
| Logique et cohérent | Structurer la réflexion | Lecture fluide et convaincante |
| Aligné à la problématique | Répondre à la question de recherche | Pertinence scientifique accrue |
| Équilibré | Valoriser chaque partie | Crédibilité académique |
| Clair et lisible | Faciliter la compréhension | Lecture efficace |
| Conforme aux normes | Respecter les exigences académiques | Validation institutionnelle |
Conclusion
Le plan de mémoire ne doit jamais être considéré comme une formalité.
Il constitue la colonne vertébrale de tout mémoire de recherche ou, plus largement, de tout travail de recherche académique, et conditionne la qualité de la rédaction universitaire.
Un plan logique, équilibré, clair et conforme aux normes académiques permet non seulement de structurer efficacement le travail, mais aussi de rassurer le lecteur sur la rigueur scientifique adoptée dans l’écrit académique.
Prendre le temps de concevoir un plan solide, avant même de commencer la rédaction, est l’une des meilleures stratégies pour réussir son mémoire et mener à bien un projet de recherche universitaire avec méthode et sérénité.
Sources académiques de référence
Ces ressources institutionnelles constituent des références méthodologiques reconnues dans le cadre de la rédaction universitaire.
Guide « Préparer et rédiger un mémoire de recherche » – Sciences Po Lille (PDF)
Guide méthodologique du mémoire (Master) – Conservatoire national des arts et métiers (PDF)
Normes de présentation d’un mémoire – Université Paul-Valéry Montpellier 3 (PDF)
Guide de rédaction des mémoires – Bibliothèque universitaire de Montpellier (PDF)
FAQ – Le plan de mémoire
❓ Qu’est-ce qu’un bon plan de mémoire ?
Un bon plan de mémoire est une structure logique et cohérente qui organise les idées de manière progressive.
Il permet de répondre clairement à la problématique de recherche tout en respectant les normes académiques attendues par l’université ou l’école.
❓ Combien de parties doit comporter un plan de mémoire ?
En règle générale, un plan de mémoire comporte trois grandes parties : un cadre théorique, une méthodologie de recherche et une analyse des résultats. Cette structure est la plus couramment attendue dans un mémoire de recherche académique.
❓ Comment vérifier si un plan de mémoire est cohérent ?
Un plan est cohérent lorsque chaque partie s’enchaîne logiquement et contribue directement à la réponse à la problématique. Une méthode simple consiste à lire uniquement les titres : si la logique du raisonnement apparaît clairement, le plan est pertinent.
❓ Quelles sont les erreurs fréquentes dans un plan de mémoire ?
Les erreurs les plus courantes sont le déséquilibre entre les parties, les titres trop vagues, les ruptures logiques et les éléments hors sujet par rapport à la problématique. Ces défauts nuisent à la crédibilité académique du mémoire.
❓ Le plan de mémoire influence-t-il la note finale ?
Oui. Le plan est souvent évalué dès la première lecture par le correcteur. Un plan clair, structuré et conforme aux normes académiques valorise immédiatement le travail et peut avoir un impact direct sur l’évaluation finale du mémoire.









