Comment présenter les limites d’un mémoire ?

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Quelles peuvent être les limites d'un mémoire ?

Les limites d’un mémoire c’est une partie absolument fondamentale allant figurer à la fin de votre partie empirique et également dans la partie discussion ou interprétation de vos résultats. Le fait de préciser vos limites sera quelque chose de valorisant pour votre mémoire, anticipera les éventuelles critiques du jury, démontrera une forme d’humilité au niveau de l’approche de vos résultats, montrera que vous  êtes conscient que les résultats d’une étude ne sont pas absolus, que le risque d’erreurs ou de biais existe, et que vous en êtes conscient. La pire des approches en matière intellectuelle est de considérer que vous avez compris l’alpha et l’oméga, que vous possédez toutes les clés du savoir et que l’on n’a plus rien à vous apprendre. Cette arrogance se retournera systématiquement contre vous. En matière d’approche intellectuelle, Il faut faire preuve de modestie, prendre conscience des éventuels risques de biais, montrer que l’on cherche à faire avancer les choses au niveau du savoir, que les résultats ne sont pas absolus, qu’il n’ont pas de portée universelle et qu’ils ne sont absolument pas discutables. 

Ceci étant dit, quelles peuvent-être les limites au niveau d’un mémoire ? 

Les limites sont surtout méthodologiques. Au niveau de la partie empirique, dans la présentation de la méthodologie, vous allez présenter les risques éventuels de votre mémoire, ce qui va montrer qu’il y a des limites sur la portée des résultats de votre étude. Par exemple, si vous avez fait un questionnaire vous vous êtes basé sur un échantillon. Cet échantillon n’est pas la totalité de la population-cible étant donné que vous allez faire des extrapolations, des généralisations sur la base d’un échantillon, bien évidemment suffisamment important qu’on considère significatif d’un point de vue statistique. 

Ceci étant dit, si on peut analyser les données de manière correcte, d’un point de vue statistique ou mathématique, on va considérer qu’il y a une marge d’erreur et cette marge d’erreur représente une limite. En règle générale en matière de statistiques vous avez un risque d’erreur acceptable de 5 à 10 %. Ce pourcentage signifie que vous avez en tous les cas, 5 à 10 % de chances de vous tromper, 5 à 10% de chance que les résultats que vous allez mettre en avant soient faux, et que les conclusions soient fausses. il est très important de le préciser. Il y a toujours le risque qui est inhérent à toute conclusion et à toute approche au niveau intellectuel, par conséquent il faut l’indiquer. Bien évidemment l’on ne va pas se jeter la pierre. Il s’agit simplement d’indiquer que ces risques sans faibles, bien qu’ils existent, qu’on les a éventuellement mesurés à travers les chiffres, qu’on a un pourcentage de niveau de risque. L’idée est de prendre l’initiative de l’indiquer, ce qui est absolument fondamental pour le chercheur. Si l’on prend par exemple la méthodologie de l’étude de cas, il est une limite qui est celle du contexte de l’étude. Si l’on change le contexte de l’étude, l’on peut changer complètement les résultats d’une étude de cas. Et si vous choisissez cette méthodologie, alors il faut le préciser. Il faut préciser que ce sont des conclusions qui sont valables avec un contexte donné. Si vous changez les variables du contexte, vos recommandations, vos conclusions, vos interprétations ne seront peut-être pas ou probablement plus valables. 

Pour une étude en recherche qualitative, si vous faites des entretiens il y a toujours un risque qu’on appelle de non exhaustivité c’est à dire que vous n’avez pas exploré toute l’information, que vous n’avez pas obtenu tous les verbatim existantes, ni obtenu toutes les informations possibles. Vous vous êtes toujours basé sur un certain nombre d’interviewés, non pas l’exhaustivité ni la totalité des personnes que vous auriez pu interviewer, mais une certaine partie. Vous avez effectivement ce risque de non exhaustivité qu’il faut impérativement préciser. 

Pour une recherche quantitative comme indiqué plus haut dans cet article, vous avez toujours une marge d’erreur possible au niveau statistique. Si vous avez administré 50 questionnaires, la marge d’erreur ne sera pas la même que pour 500 questionnaires, pour une population mère de 1000 personnes et encore moins avec 50 millions de personnes. Par conséquent, vous voyez bien qu’il y a toujours un ratio, une comparaison échantillon/population mère. Le fait d’avoir travaillé sur un échantillon sous tend toujours une marge d’erreur au niveau de vos résultats, de vos interprétations et de vos conclusions, que vous allez rédiger au sein du mémoire.

La pire des erreurs encore une fois est de ne pas les préciser, ou de considérer que vous avez tout compris, d’affirmer que les conclusions sont telles, et qu’elles ont une portée universelle. Vous serez dans le faux. Anticipez les critiques des lecteurs, du jury, précisez vos limites et vous marquerez des points pour votre mémoire.

Nous espérons que cette vidéo vous apportera quelques éclairages intéressants sur ce sujet. Nous vous souhaitons bon courage pour la rédaction de votre mémoire.

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