Le mémoire de Science Politique occupe une place à part parmi les travaux de fin d’études : ce n’est ni un exercice purement théorique, ni une synthèse de cours, mais une démonstration scientifique qui doit articuler un cadre conceptuel exigeant (réalisme, institutionnalisme, constructivisme, sociologie de l’action publique…) à un terrain politique, médiatique ou institutionnel réel. Chez Expertmemoire, nous accompagnons depuis 2010 des étudiants inscrits en IEP, en Master Science Politique, en Relations Internationales ou en double cursus Droit / Science Po, dans la construction d’un mémoire qui tient la route sur le fond, la méthode et la forme.
Nos rédacteurs spécialisés ne livrent pas un cours de plus sur les grandes théories : ils vous aident à choisir le paradigme qui correspond réellement à votre objet de recherche, à construire des outils d’analyse originaux (grilles de discours, guides d’entretien, corpus comparés) et à préparer une soutenance où vous saurez défendre chaque choix méthodologique devant votre jury.
Sommaire
- Pourquoi un mémoire de science politique ne s’écrit pas comme les autres
- Notre protocole d’accompagnement en 5 étapes
- Étude de cas : un mémoire accompagné sur les médias et le discours politique
- La boîte à outils du mémoriste en science politique
- Hiérarchiser ses sources en science politique
- Réussir sa soutenance devant un jury de science politique
- Nos garanties
- Exemples de sujets par sous-domaine
- Comment se déroule un accompagnement Expertmemoire
- Questions fréquentes
Pourquoi un mémoire de science politique ne s’écrit pas comme les autres
La science politique ne propose pas un paradigme unique et obligatoire : réalisme, institutionnalisme, constructivisme ou sociologie de l’action publique coexistent et s’affrontent parfois sur un même objet. C’est justement ce pluralisme théorique qui déstabilise le plus les étudiants : il faut choisir une grille de lecture, l’assumer, et surtout être capable d’expliquer pourquoi les autres grilles ont été écartées. À cela s’ajoute une exigence propre à la discipline héritée de Max Weber : la neutralité axiologique, c’est-à-dire la capacité à analyser un fait politique sans militer pour une cause, même quand le sujet est personnellement engageant.
Cette exigence se double d’une grande diversité de sous-champs (relations internationales, politiques publiques, sociologie politique, communication politique, théorie politique, études européennes), chacun mobilisant ses propres auteurs de référence et ses propres méthodes de terrain.
| Cadre théorique | Ce qu’il permet d’expliquer | Auteurs de référence | Terrain adapté |
|---|---|---|---|
| Réalisme / néoréalisme | Rapports de puissance entre États, sécurité, anarchie internationale | Morgenthau, Waltz, Mearsheimer | Relations internationales, géopolitique |
| Institutionnalisme (rationnel, historique, sociologique) | Rôle des règles et des organisations dans les choix politiques | Hall & Taylor, North, March & Olsen | Politiques publiques, Union européenne |
| Constructivisme | Construction sociale des intérêts, des normes et des identités politiques | Wendt, Finnemore, Katzenstein | Relations internationales, identités nationales |
| Sociologie de l’action publique | Fabrique concrète des politiques publiques par les acteurs de terrain | Lascoumes, Muller, Hassenteufel | Politiques publiques, administration |
| Analyse du discours et de la communication politique | Construction du sens et mise en scène de la parole politique dans les médias | Charaudeau, Neveu, Esquenazi | Communication politique, médias |
💡 Ce que regarde vraiment un jury : un mémoire noté au-dessus de la moyenne ne « récite » jamais un cadre théorique. Il le choisit parce qu’il est le seul à pouvoir expliquer le terrain retenu, et il assume les limites de ce choix face aux autres grilles de lecture possibles.
Notre protocole d’accompagnement en 5 étapes
Contrairement à un plan-type reproduit sujet après sujet, nous construisons chaque mémoire de science politique autour du terrain réel de l’étudiant : un stage en collectivité, un poste d’assistant parlementaire, un engagement associatif ou simplement un corpus de discours ou de contenus médiatiques accessibles. Voici les 5 étapes de notre protocole.
①
Sujet & paradigme
②
Méthodologie & corpus
③
Outils d’analyse
④
Recherche documentaire
⑤
Rédaction & soutenance
Étape 1 — Cadrage du sujet, de la problématique et du paradigme théorique
Un bon sujet de mémoire en science politique tient en un équilibre entre quatre critères que nous passons systématiquement en revue avec l’étudiant : l’actualité politique ou institutionnelle du sujet, l’accessibilité réelle du terrain (acteurs joignables, archives disponibles, corpus exploitable), l’ancrage disciplinaire clair dans un sous-champ précis, et la tenue d’une neutralité axiologique crédible sur la durée du mémoire.
💡 Astuce de rédacteur : évitez un sujet trop large (« la démocratie et les médias ») au profit d’un angle précis (« l’influence des formats conversationnels télévisés sur le discours des député·e·s en période de session parlementaire »). C’est cet angle qui rendra votre problématique réellement discutable en soutenance.
Étape 2 — Choix méthodologique et construction du corpus
Le choix méthodologique conditionne la crédibilité scientifique de votre partie empirique. Nous vous aidons à choisir l’approche la plus cohérente avec votre problématique, plutôt que d’appliquer un modèle par défaut.
| Approche | Principe | Adaptée si… | Limite principale |
|---|---|---|---|
| Qualitative | Entretiens semi-directifs, analyse de discours, observation de terrain | Le sujet porte sur une stratégie, une perception ou une construction de sens | Faible généralisation statistique |
| Quantitative | Analyse de contenu codée, données électorales, sondages | Le sujet porte sur une tendance, une corrélation ou une évolution chiffrée | Risque de survoler le sens politique des données |
| Mixte | Corpus comparé suivi d’entretiens de restitution | La problématique appelle à la fois une mesure et une explication | Plus chronophage à calibrer |
Étape 3 — Construction des outils d’analyse à forte valeur ajoutée
C’est l’étape qui distingue un mémoire « qui récite » d’un mémoire « qui démontre ». Nous concevons avec vous des outils originaux, adaptés à votre sous-champ, que vous pourrez présenter en soutenance comme une véritable production scientifique.
🗂️ Grille d’analyse de discours politique
Code un corpus (discours, interventions, publications) selon le registre, les figures énonciatives et le cadrage, plutôt que de le commenter au fil du texte.
🎙️ Guide d’entretien semi-directif
Structuré en 4 temps auprès d’élus, d’agents publics ou d’experts : perception, pratiques réelles, contraintes rencontrées, marge de manœuvre.
📊 Grille comparative de corpus
Compare plusieurs émissions, textes de loi ou mandats selon des critères objectivés et pondérés, pour transformer une impression en score argumenté.
Nous illustrons concrètement ce travail d’outillage dans l’étude de cas ci-dessous, issue d’un mémoire que nous avons accompagné de bout en bout.
Étape 4 — Recherche documentaire et hiérarchisation des sources
Un mémoire en science politique gagne en crédibilité lorsqu’il croise plusieurs types de sources, hiérarchisées selon leur fiabilité. Nous détaillons cette grille de lecture plus bas, dans la section Hiérarchiser ses sources en science politique.
Étape 5 — Rédaction, partie empirique et préparation de la soutenance
La partie empirique est souvent ce qui distingue un mémoire moyen d’un mémoire remarqué par le jury.
| Mémoire théorique seul | Mémoire avec partie empirique | |
|---|---|---|
| Nature de la contribution | Synthèse critique de la littérature existante | Analyse originale sur un terrain propre à l’étudiant |
| Perception typique du jury | « Bien documenté, mais qu’apporte l’étudiant de nouveau ? » | « L’étudiant a produit une analyse qui n’existait pas avant son mémoire » |
| Risque principal | Plafonnement de la note par manque d’originalité | Nécessite un cadrage méthodologique rigoureux dès l’étape 1 |
Étude de cas : un mémoire accompagné sur les médias et le discours politique
Parmi les mémoires que nous avons accompagnés jusqu’à la soutenance figure un mémoire de Master consacré à un sujet de communication politique : comment les codes des émissions conversationnelles (talk-shows) transforment-ils le discours des hommes et femmes politiques, par comparaison avec les émissions politiques dites « classiques » ? L’étudiant partait d’un constat d’actualité (une altercation très médiatisée entre un élu et un animateur) pour construire une problématique scientifique, sans jamais tomber dans le commentaire d’actualité pure.
Notre accompagnement a porté sur trois points précis : la reformulation d’une problématique testable à partir d’un fait divers médiatique, la construction d’une grille de comparaison entre deux émissions conversationnelles et deux émissions politiques classiques, et la préparation d’un guide d’entretien semi-directif destiné à une dizaine d’élus, dans un souci de parité. Cette articulation entre un cadre théorique (sociologie des médias, analyse du discours politique) et un terrain outillé est précisément ce qui a permis au mémoire de dépasser la simple revue de littérature.
| Critère observé | Émissions conversationnelles | Émissions politiques classiques |
|---|---|---|
| Temps de parole de l’invité politique | Fragmenté, coupé par les chroniqueurs | Continu, structuré par l’animateur |
| Sujets abordés | Actualité, société, vie personnelle | Recentrés sur les dossiers politiques |
| Registre attendu de l’invité | Réactivité, humour, formule choc | Argumentation, maîtrise technique |
| Risque principal pour l’invité | Polémique, déstabilisation, buzz | Débat contradictoire mais cadré |
Cette grille, construite spécifiquement pour ce mémoire, a ensuite été mobilisée en partie empirique pour discuter les hypothèses de départ et nuancer une intuition de sens commun. C’est cette méthode, plus que la seule accumulation de références théoriques, que nous cherchons à reproduire avec chaque étudiant que nous accompagnons : partir d’un terrain observable, construire un outil qui permette de l’objectiver, puis revenir à la théorie pour discuter les résultats.
La boîte à outils du mémoriste en science politique
Au-delà des trois outils déjà présentés, voici un calendrier type que nous utilisons pour cadrer un accompagnement sur environ sept mois, entre le cadrage du sujet et la remise finale.
| Période | Étape | Livrable attendu |
|---|---|---|
| Mois 1 | Cadrage du sujet et lecture exploratoire | Note de cadrage et bibliographie provisoire |
| Mois 2-3 | Revue de littérature et choix méthodologique | Plan détaillé validé |
| Mois 4-5 | Collecte de terrain (entretiens, corpus) | Corpus complet et grilles remplies |
| Mois 6 | Rédaction et analyse des résultats | Premier jet complet |
| Mois 7 | Relecture, mise en forme, préparation orale | Mémoire finalisé et support de soutenance |
Hiérarchiser ses sources en science politique
Toutes les sources ne se valent pas, et c’est un point sur lequel les jurys de science politique sont particulièrement attentifs : citer une tribune militante au même niveau qu’un article évalué par les pairs affaiblit immédiatement la crédibilité du mémoire.
| Niveau | Type de source | Exemples | Usage recommandé |
|---|---|---|---|
| 1 | Revues académiques et presses universitaires | Revue française de science politique, International Organization, Presses de Sciences Po, Cairn | Cadre théorique |
| 2 | Centres de recherche et think tanks reconnus | CERI, IFRI, OFCE, Fondation Jean-Jaurès, rapports parlementaires | Contextualisation et données |
| 3 | Données publiques officielles | INSEE, DARES, Eurostat, data.gouv.fr | Données chiffrées |
| 4 | Presse spécialisée | Le Monde, Contexte, Politico Europe | Actualité et illustration ponctuelle |
| À utiliser avec prudence | Blogs, tribunes militantes, réseaux sociaux non vérifiés | — | Recoupement obligatoire avant citation |
Réussir sa soutenance devant un jury de science politique
La soutenance se prépare comme un entretien scientifique : structure, respiration, anticipation des questions. Un mémoire solide peut perdre plusieurs points sur une soutenance mal anticipée.
| Question typique du jury | Ce qui est réellement évalué | Notre conseil |
|---|---|---|
| « Pourquoi ce cadre théorique plutôt qu’un autre ? » | Cohérence et sincérité du positionnement théorique | Assumez le choix, citez une alternative écartée et expliquez pourquoi |
| « Comment garantissez-vous votre neutralité axiologique ? » | Posture scientifique héritée de Weber | Distinguez clairement jugement de valeur et jugement de fait |
| « Votre corpus ou votre échantillon est-il représentatif ? » | Rigueur de la démarche méthodologique | Assumez les limites sans vous justifier excessivement |
| « En quoi votre travail se distingue-t-il de la littérature existante ? » | Apport réel, au-delà de la synthèse | Revenez sur l’outil ou le terrain original mobilisé |
- Support de présentation limité à l’essentiel, sans relecture de l’écrit à l’oral
- Chronométrage réel de la présentation, au moins deux fois, dans les conditions imposées
- Liste des 2 à 3 limites du mémoire assumées à l’avance, avec justification
- Une phrase de synthèse par partie, prête pour toute question de recentrage du jury
Nos garanties
🎯 Sur-mesure
Aucun plan-type imposé : chaque mémoire est construit autour du terrain et du sous-champ choisi par l’étudiant.
🔄 Suivi régulier
Points d’étape réguliers avec votre rédacteur, échanges directs et révisions incluses.
🔒 Confidentialité totale
Votre sujet, vos données et vos échanges restent strictement confidentiels.
⚖️ Cadre éthique
Un accompagnement méthodologique, jamais une fraude académique : vous restez l’auteur de votre mémoire.
Exemples de sujets de mémoire en science politique, par sous-domaine
Plutôt qu’une liste de sujets sans hiérarchie, voici une sélection organisée par sous-champ, pour vous aider à situer votre propre angle de recherche.
| Sous-domaine | Exemple de sujet |
|---|---|
| Relations internationales | Multilatéralisme climatique et blocages diplomatiques après un accord international majeur |
| Politiques publiques | Mise en œuvre locale d’une réforme nationale : jeux d’acteurs et résistances administratives |
| Sociologie politique | Recomposition de l’abstention électorale chez les jeunes primo-votants |
| Communication politique | Influence des formats conversationnels télévisés sur le discours des élus |
| Science politique comparée | Réponses comparées de deux démocraties européennes face à une même crise sanitaire |
| Théorie politique | Actualité du concept de souveraineté face aux plateformes numériques |
| Études européennes | Poids réel du Parlement européen dans la procédure de codécision |
Comment se déroule un accompagnement Expertmemoire
| Étape | Ce qui se passe concrètement |
|---|---|
| 1. Prise de contact | Vous présentez votre sujet, votre sous-champ et vos contraintes de calendrier |
| 2. Cadrage du besoin | Nous identifions ensemble la ou les étapes sur lesquelles vous avez besoin d’appui |
| 3. Mise en relation | Vous échangez avec un rédacteur spécialisé dans votre sous-champ de science politique |
| 4. Suivi de production | Points d’étape réguliers, échanges directs, ajustements en continu |
| 5. Relecture et préparation orale | Relecture méthodologique et rédactionnelle, puis préparation ciblée de la soutenance |
Questions fréquentes sur le mémoire de science politique
Quelle différence entre un mémoire de recherche et un mémoire professionnel en science politique ?
Un mémoire de recherche vise à produire une contribution théorique discutée au regard d’une littérature académique, tandis qu’un mémoire professionnel (souvent adossé à un stage) articule une problématique de terrain avec des préconisations opérationnelles pour une organisation. Les deux exigent la même rigueur méthodologique, mais la finalité et le ton diffèrent.
Qu’est-ce que la neutralité axiologique et pourquoi le jury y est-il si attentif ?
Héritée de Max Weber, la neutralité axiologique consiste à séparer le jugement de valeur (ce que l’on souhaiterait politiquement) du jugement de fait (ce que l’analyse permet réellement d’établir). Un jury de science politique est particulièrement vigilant sur ce point, surtout lorsque le sujet touche à des convictions personnelles de l’étudiant.
Combien de temps prévoir pour rédiger un mémoire de science politique ?
Comptez généralement 5 à 7 mois entre le cadrage du sujet et la remise finale, selon que le mémoire s’appuie sur un stage long, un engagement associatif ou une simple analyse de corpus documentaire. La phase de collecte de terrain est souvent celle qui demande le plus d’anticipation.
Faut-il obligatoirement une partie empirique (entretiens ou corpus) ?
Cela dépend des exigences de votre établissement, mais dans la majorité des cursus de science politique et de relations internationales, une partie empirique, même modeste, est fortement valorisée : elle démontre votre capacité à mobiliser la théorie sur un terrain réel plutôt qu’à la seule décrire.
Un rédacteur spécialisé peut-il m’aider même si mon mémoire est déjà bien avancé ?
Oui. De nombreux étudiants nous sollicitent uniquement pour une étape précise : consolidation du plan, construction d’une grille d’analyse, relecture méthodologique de la partie empirique, ou préparation ciblée de la soutenance.
Vous avez une question sur votre propre sujet de mémoire en science politique ? Nos rédacteurs spécialisés sont disponibles pour en discuter avec vous.
Pierre Paquet est le fondateur d’Expertmemoire, plateforme d’aide à la rédaction académique en ligne depuis 2010. Diplômé d’une grande université française, il a constitué au fil des années une équipe de rédacteurs docteurs spécialisés par discipline, avec un objectif simple : accompagner les étudiants jusqu’à la validation de leur mémoire ou de leur thèse.






